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le blog lintegral

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A crise systémique, réponse systémique

Publié par medisma sur 20 Novembre 2011, 20:25pm

Catégories : #lintegral

Pour stopper une crise systémique, il faut une réponse systémique

1150570-1480264.jpgEt le nombre de réponses possibles s’élève à 3 :

1/passer à l’euro-or en revalorisant fortement le prix de ce métal, ce que l’on peut exclure étant donné l’incompréhension générale dont l’étalon-or fait hélas l’objet;

2/faire admettre à l’Allemagne et aux Etats les plus riches de la zone euro de payer les dettes passées et futures des PIIGS, ce que l’on peut exclure étant donné que cela signifierait à terme leur ruine et celle de leurs contribuables;

3/démanteler la zone euro c’est à dire organiser le défaut des PIIGS qui reviendraient à leurs monnaies nationales, l’euro n’étant conservé que par un tout petit nombre d’États (dont probablement serait exclue la France pour cause de perte imminente de son triple A consécutive à son endettement massif). Cette solution est la plus probable. Car les intervenants sur les marchés feront monter les taux d’intérêt des pays européens les plus endettés jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus se financer à des taux corrects tant que le démantèlement précité n’aura pas lieu. Surtout que l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et quelques autres n’accepteront jamais que la BCE devienne préteur en dernier ressort dans le contexte actuel. D’autant plus que, pour en arriver à ce nouveau statut de la BCE, il faudrait modifier les traités européens dans le sens de la constitution d’une Europe fédérale, de la suppression des banques nationales actuelles, de la mise en commun de toutes les réserves (y compris de l’or) et obtenir in fine le vote positif des populations (pas seulement des parlements) des 17 voire des 27 Etats de l’UE. Une telle solution nécessiterait  beaucoup de temps et l’approbation des peuples. Elle serait vouée à l’échec étant donné qu’un Super-État européen serait totalement inefficace et parce que les peuples ont compris, à l’aune du traitement anti-démocratique qu’ils subissent actuellement, qu’ils n’ont rien à espérer de la continuation du double échec de l’euro et de l’UE. A cet égard, éliminer les dirigeants politiques élus en  Grèce et en Italie pour les remplacer par des technocrates, pro-consuls de la BCE et de Berlin, choisis parmi les dirigeants de Goldman Sachs, constitue une action totalitaire inadmissible que les peuples rejetteront tôt ou tard.

A noter enfin, que mettre en place dans la zone euro un mécanisme instituant la BCE comme prêteur en dernier ressort, comme le réclament les européistes keynésiens, ne serait pas un progrès mais une nouvelle fuite en avant vers plus de chaos monétaire et d’inflation puisque les Quantitative Easing aux USA, au Japon et en Grande-Bretagne ont échoué à faire repartir l’activité économique et n’ont fait que créer des bulles artificielles inflationnistes successives de l’immobilier et des actifs financiers périodiquement destinées à s’effondrer, tout en pourrissant les bilans de leurs banques centrales et en accroissant l’endettement de leurs Etats ainsi que le chômage de masse de leurs populations. Assurément un beau résultat! Draghi ne doit pas agir comme “hélicoptère Bernanke” en jetant des milliers de milliards par les fenêtres qui ne servent qu’à maintenir un peu plus longtemps hors de l’eau les grandes banques privées en faillite qui de toutes façons n’échapperont pas pour la plupart d’entre elles à leur liquidation finale ou pire à leur nationalisation.  Ce n’est pas uniquement le système monétaire européen qui menace de s’écrouler; mais aussi l’ensemble du système monétaire international, tant que l’on n’admettra pas qu’il faut impérativement enlever aux pouvoirs publics (Etats et/ou  banques centrales) le pouvoir de création monétaire pour la gager sur (et en limiter automatiquement la production au moyen d’) un étalon dont le prix le plus stable possible serait fixé de concert par la plupart des grands Etats. Imprimer à tout-va de la fausse monnaie, sans entreprendre aucune réforme structurelle décisive ni mettre fin aux mécanismes inadaptés, n’a jamais créé de croissance ni enrichi personne. Sauf à court terme quelques manipulateurs bien informés en mesure de tirer parti des asymétries résultant du fait que les prix de la plupart des biens sont faussés par le laxisme monétaire et les interventions arbitraires constantes des pouvoirs publics avec lesquels ils sont en relation.

imagesCA5YIPTJ.jpgOn rappellera, enfin, que si beaucoup d’États sont surendettés, c’est bien sûr du fait de leur mauvaise gestion mais aussi parce qu’ils ont bêtement financé le sauvetage des grandes banques privées supposées “too big to fail” alors que, étant déjà endettés jusqu’au coup, ils n’en n’avaient pas les moyens financiers. Le moment est venu de laisser tomber en faillite les grandes banques privées non viables et les Etats surendettés sans recourir à de nouveaux artifices. Ce sera douloureux mais c’est le prix à payer pour assainir la situation.  (FMG)

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