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le blog lintegral

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De la déflation à l’inflation

Publié par medisma sur 18 Août 2012, 19:04pm

Catégories : #lintegral

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Qu’il s’agisse de la zone dollar US (avec les Quantitative Easings et les Twists pratiqués depuis plusieurs années par la Federal Reserve) comme de la zone euro (avec les LTRO et les achats directs ou indirects d’obligations d’Etat des PIIGS pratiqués plus récemment par la BCE et qui vont prochainement passer à la vitesse supérieure), les banques centrales occidentales se sont engagées dans des politiques de création monétaire ex nihilo massive à terme fortement inflationnistes pour éviter temporairement la faillite des grandes banques privées et des Etats c’est-à-dire du Système monétaire actuel dans son ensemble qui croule sous les dettes. Mais aussi pour favoriser le maintien des marchés d’actions et d’obligations aux plus hauts niveaux possibles afin d’éviter toute fuite des investisseurs hors de la monnaie fiduciaire de papier vers les actifs réels.

Pour le moment, l’inflation n’a pas encore nettement augmenté puisque les taux d’intérêt manipulés par les mêmes institutions restent en général proches de zéro voire négatifs et puisque la vitesse de circulation de la monnaie ne s’est pas encore accélérée. Mais cette reprise de l’inflation est inévitable dès que l’environnement global (à savoir la forte hausse des prix des matières premières agricoles et de l’énergie comme d’autres phénomènes connexes tel le risque de guerres ou d’explosions politico-sociales avec leurs cortèges de pénuries) la favorisera naturellement. L’évolution récente des prix des métaux précieux (en parallèle avec la chute des obligations US à long terme) qui sont enfin sortis de leur léthargie estivale et devraient nettement monter d’ici la fin de l’année 2012, démontre que la déflation touche à sa fin.

Nous restons évidemment longs ‘métaux précieux’ qui sont les actifs les plus prometteurs parce qu’actuellement les plus sous évalués. D’autant que le dollar US  devrait s’affaiblir beaucoup plus et les marchés d’obligations aussi (les investisseurs ayant tendance à demander des taux d’intérêt plus hauts pour compenser l’érosion de leur pouvoir d’achat), ce qui est favorable aux métaux. Les marchés d’actions européennes pour ce qui concerne les grandes capitalisations seulement, elles aussi bon marché du fait de la sous évaluation de l’euro, devraient progresser... ce qui explique nos achats de l’ETF Euro Stoxx 50 (en euros) qui vient de corriger sa baisse récente, en plus de l’or et de l’argent-métal (exprimés en dollars US). Pour ce qui concerne les actions américaines, nous restons sans position en l’attente de savoir si Ben Bernanke annoncera ou pas un 3éme Quantitative Easing à Jackson Hole le 31 août.

Tous nos dollars US sont maintenant arbitrés puisque Merkel ayant donné son feu vert à Mario Draghi pour que la BCE se lance dans une politique similaire à celle conduite jusqu’ici par la Federal Reserve, il n’y a plus à craindre d’explosion généralisée et non contrôlée de la zone euro pendant plusieurs mois même si plusieurs Etats disent vouloir en sortir (ce qui ne serait pas négatif puisque plus il y aura de cohérence entre les membres de ladite zone mieux elle se portera). Puisque les dirigeants européens n’ont pas voulu se lancer dans le démantèlement ordonné de l’euro ou la sortie forcée de ses États-membres en situations les plus difficiles, ce sont les tous les contribuables européens qui feront les frais du sauvetage de l’euro, des grandes banques et des PIIGS eux-mêmes, soit par l’augmentation à venir de leurs impôts, soit par l’augmentation de l’inflation, soit par la persistance d’une faible croissance pesant sur leur emploi, soit enfin par une combinaison des trois. Mais suffisamment de temps aura été gagné en repoussant l’heure de vérité à plus tard et l’euro en sortira renforcé contre le dollar US… Les effets collatéraux à redouter tiennent à la “folie monétaire” qu’il faudra mettre en œuvre pour stabiliser la zone (après les mille cent milliards des deux LTRO pour sauver les banques européennes combien de milliers de milliards faudra t’il créer pour sauver les marchés obligataires des PIIGS?)…

Au plan des marchés financiers, le signal du passage de la déflation à l’inflation c’est quand le marché obligataire (américain en l’occurrence) se retourne à la baisse traduisant ainsi un début de perte de confiance dans la monnaie (américaine en l’occurrence) et le papier émis par l’État US surendetté via la demande de taux d’intérêt à long terme plus élevés pour compenser le renchérissement et que les grands investisseurs (les Paulson, Soros et autres gérants de hedge funds) reviennent dans les métaux précieux, actifs réels par excellence, ce qui est en train de se passer.  A signaler que les obligations US chutent en entrainant la baisse du dollar US, ce qui fait monter l’or (exprimé en USD) et l’indice des 50 plus grandes actions européennes que le risque de baisse supplémentaire de l’euro maintenait sous pression tant qu’il existait. [FMG]

 

 

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