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le blog lintegral

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Des dirigeants incapables d’anticipation stratégique

Publié par medisma sur 4 Novembre 2011, 22:59pm

Catégories : #lintegral

 

L’échec monétaire, économique, politique et démocratique de l’Union européenne

logo_ok_copie.jpgUne monnaie unique européenne non viable en voie de désintégration, une montagne de dettes publiques (étatiques) et privées (bancaires) non remboursables, une croissance économique proche de zéro en voie de retomber en récession, un chômage de masse à des niveaux rarement atteints, une désunion politique sur presque tous les sujets (en particulier de politique étrangère) et, pour finir, un échec démocratique puisque l’on empêche les peuples de voter sur leur choix de rester dans la zone euro ou d’en sortir, comme la Grèce vient d’en faire la malheureuse expérience, alors qu’il faudrait organiser dans tous pays européens des referendums pour enfin donner la parole aux intéressés. Les dirigeants actuels (au premier chef desquels Merkel et Sarkozy qui font semblant chaque jour de “sauver” l’UE quand ce n’est pas le monde entier et qui sont en réalité incapables d’anticipation stratégique -tant pour leurs pays que pour l’UE- tout en traitant leurs pairs chefs de gouvernement avec un incroyable mépris) n’échapperont pas à leur désastreux bilan et seront tous balayés lors des prochaines élections nationales de 2012 et de 2013 dans presque tous les Etats européens. En attendant, les combinaisons politiciennes sans fin se poursuivront, les peuples souffriront plus encore et des situations pré-révolutionnaires quasi-insurrectionnelles se produiront. Bref, l’UE est devenue un trou noir dont à l’évidence il ne peut plus rien sortir de positif, alors que son potentiel reste grand si elle se défaisait enfin de l’euro et procédait à sa refondation démocratique (pas dans le sens du fédéralisme mais dans celui de la restauration des capacités des États-Nations, lesquels demeurent les seuls creusets de toute expression démocratique et les meilleurs acteurs de la défense de leurs peuples à la condition que leurs dirigeants aient le courage de le vouloir). L’Europe ne subsistera pas sans l’adhésion de ses peuples ni contre eux. On rappellera ici que les Français ont voté par deux fois “non” à la construction européenne actuelle (contre le traité de Maastricht et contre le traité constitutionnel européen), ce qui n’a pas empêché leurs dirigeants (Sarkozy entre autres) de ne pas tenir compte de leurs décisions.

Quant à aller “faire la manche”, pour constituer un FESF quelque peu conséquent capable de racheter une partie des dettes européennes (ce que la BCE n’a pas le droit ni les moyens de faire puisqu’elle n’est pas un préteur de dernier ressort comme peut l’être la Federal Reserve), auprès de la Chine, du Brésil, de la Russie et d’autres, comme la zone euro l’a déjà fait auprès du FMI, il n’en sortira -pour autant qu’ils acceptent ce qui est loin d’être certain- que plus d’endettement à rembourser un jour à ces Etats et au FMI tout en se mettant sous leur dépendance, ce qui exigera de nouveaux abandons politico-économiques au moment où il faudrait résister à certaines dérives de la mondialisation (comme les dévaluations compétitives qui faussent les échanges commerciaux). Cela dit, les USA, artificiellement dopés aux amphétamines monétaires, ne vont pas beaucoup mieux et Obama, qui a trahi ses électeurs, est lui aussi dépassé par les évènements. C’est tout l’Occident qui est en situation de faillite pour avoir mené et continué de le faire les politiques dirigistes et keynésiennes les plus absurdes.

Au même moment, avec le “printemps arabe” qui devient un “automne islamiste” puisque la charia est rétablie dans la Libye “libérée” et que les Islamistes ont gagné les élections tunisiennes avant d’en faire bientôt de même en Égypte, les vives tensions entre Israël et la Palestine que l’on persiste à ne pas reconnaitre internationalement, la guerre civile en Syrie, le départ des troupes US d’Irak d’ici la fin d’année qui laisseront derrière elles le chaos, les Talibans qui sont en train de vaincre en Afghanistan et maintenant le risque d’une escalade supplémentaire entre Israël et l’Iran, la situation de tension en Afrique du Nord, au Moyen et Proche Orient s’aggrave, ce qui explique en partie la hausse de l’or, de l’argent-métal et du pétrole ces jours derniers.

Au plan des marchés, il y a lieu, selon nous, de rester long or et argent-métal comme sur les principales matières premières (pétrole, cuivre, par exemple), de garder ses actifs liquides principalement comme de s’abstenir pour le moment de spéculer -que ce soit à la hausse ou à la baisse- sur les marchés d’actions, d’obligations et des monnaies puisque la visibilité est bouchée. Toutefois, nous pensons que le dollar US devrait progressivement rebaisser, pour la double raison de la récente ouverture de Bernanke à de nouveaux stimuli monétaires que la Federal Reserve pourrait mettre en place comme de l’arrivée de Draghi à la tête de la BCE -un ex Goldman Sachs, donc un manipulateur qui essayera d’aider les banques et qui sera plus laxiste que Trichet-, ce qui est globalement négatif pour la stabilité monétaire internationale et l’inflation à venir mais positif pour les marchés financiers dans leur ensemble qui n’ont de vision qu’à très court terme et veulent toujours plus de liquidité gratuite.

5817264792_7a16cc0c86_m.jpgLe G20 de Cannes a évidemment échoué à décider quoi que soit pour sortir l’économie occidentale de l’ornière. La seule proposition éculée qu’il a faite (refusée par la majorité de ses participants), consistant à faire émettre plus de DTS par le FMI -une fausse monnaie qui ne sert qu’à créer de la liquidité artificielle ex nihilo-, est contreproductive. Ce qu’il fallait décider, c’était la revalorisation au prix actuel du marché (1.760 USD l’once) des stocks d’or des banques centrales et du FMI, ce qui aurait produit une liquidité supplémentaire de qualité réelle au lieu de faire appel à la “planche à billets” du FMI. La même solution de revalorisation des stocks d’or au niveau européen, qui seraient placés par les Etats et banques centrales auprès d’une structure intergouvernementale ad hoc créée pour l’occasion, permettrait aussi de se passer du FESF en faisant acheter par ladite structure les dettes publiques puisque la BCE ne peut pas le faire. Bref, il n’y a aucune raison d’être optimiste parce que la plupart des politiciens occidentaux sont incapables de faire preuve d’imagination.

(FMG - Vendredi 04 novembre)

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