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le blog lintegral

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Fortes inquiétudes des français... Le moral est au plus bas !

Publié par medisma sur 26 Octobre 2012, 21:52pm

Catégories : #lintegral

Pour 62 % des Français, il est hors de question de consentir à des efforts supplémentaires pour réduire la dette et les déficits publics

Trop, c’est trop : selon un sondage réalisé par Viavoice pour BCPE, Les Echos et France Info, 62% des Français refusent de consentir à des efforts pour réduire la dette et les déficits publics.

 

FRANCE-1.JPGLes rangs des contestataires ont grossi de 5% d’octobre 2011 à octobre 2012.

Entre temps, le gouvernement Ayrault est passé par là.

Cela s’est traduit par 20 milliards d’impôts supplémentaires pour les ménages et les entreprises.

Le taux de prélèvements obligatoires est désormais à son plus haut historique : 46,5%.

 

Flambée des prélèvements déjà sous Sarkozy

Cette hausse ne date pas d’hier. Sous l’ère Sarkozy, l’arbre de la loi TEPA qui a réduit d’environ 2,5 milliards d’euros les prélèvements annuels des Français les plus aisés, cache une forêt des taxes.

Taxe sur les bonus des traders, taxe sodas, taxe sur les clefs usb et les disques durs, taxe sur les nuits d’hôtel… : près d’une trentaine de nouveaux prélèvements ont été créés sous le gouvernement Fillon.

C’est également sous le gouvernement de l’élu de la Sarthe que le niveau des prélèvements obligatoires a dépassé les 44% du PIB. Lors de son élection, Nicolas Sarkozy avait promis de le réduire de 4%.

L’augmentation des impôts angoisse les Français

Pour Viavoice, la grogne actuelle contre la fiscalité rend les plans de rigueur

gouvernementaux  de moins en moins tolérables.

C’est une donnée que le gouvernement doit prendre en considération s’il entend donner un nouveau tour de vis fiscal lors du collectif budgétaire de l’été prochain, afin de tenir l’engagement présidentiel d’un déficit ramené à – 3% en 2013.

57% des Français voient l’avenir en noir et estiment que leur pouvoir d’achat va se désagréger durant les 3 prochains mois.

Selon Viavoice, l’anxiété des ménages résulte « pour une large part de l’augmentation de la fiscalité ».

Après l’alimentation (44%), elle occupe désormais la seconde marche du podium (43%) parmi les dépenses turlupinant le plus les Français.

«(…) la France atteint un seuil d’intolérance concernant la pression en matière de prélèvements», indique  Viavoice.

L’Etat doit se serrer la ceinture

Ce rejet massif d’une fiscalité confiscatoire, est en contradiction avec le train de vie de l’Etat. Les tailles massives qu’il faudrait opérer dans la dépense publique ne sont toujours pas à l’ordre du jour.

L’Etat s’était engagé à réduire ses dépenses de 10 milliards en 2013. Il recrutera finalement 5 000 fonctionnaires supplémentaires.

Les dernières préconisations de la Cour des comptes incitant à l’Etat à se mettre à la diète ? Ignorés. Les prélèvements sur les ménages ? Augmentés.

Finalement, les seuls à bénéficier d’un petit coup de pouce en 2013, seront les candidats à l’immigration : les députés ont voté lundi un amendement socialiste, qui abaisse de 110 euros à 50 euros la part du droit de visa à la charge du demandeur lors d’une demande de titre de séjour.

 
A L'Etat  la belle vie, au peuple la m....
 (comparez le modèle français au modèle allemand) 
modelefrancaisallemand.jpg
Confirmation de la dégradation du moral des ménages par l’Insee
  du moral des ménages Cette dégradation du moral des ménages est en outre confirmée par l'indicateur d’octobre calculé par l'Insee. Il a encore perdu un point ... enchaînant ainsi son cinquième mois de repli consécutif.

504080_0202346638698_web-copie-1.jpg« Ces inquiétudes émanent en premier lieu des catégories aisées », note François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice. 58 % des cadres placent les impôts en tête de leurs préoccupations. Tout comme une majorité de commerçants et chefs d'entreprise (53 %). Le taux descend à 43 % chez les employés et à 40 % auprès des ouvriers. Les cadres sont également plus nombreux à anticiper une baisse de leur pouvoir d'achat que les employés et ouvriers (à 64 %, contre 54 % pour ces derniers).

« Cette forte inquiétude, due en grande partie à la hausse de la fiscalité, rend les plans de rigueur de moins en moins acceptables, et de moins en moins acceptés, par une opinion publique de plus en plus hostile à l'austérité », poursuit François Miquet-Marty. Pour preuve, une large majorité (62 %) des interrogés refuse de « perdre un peu de pouvoir d'achat pour réduire la dette et les déficits publics ». C'est 5 points de plus que l'an dernier à la même époque, après le premier plan Fillon. « Désormais, la France atteint un seuil d'intolérance concernant la pression en matière de prélèvements », analyse Viavoice. De quoi limiter les marges de manoeuvre de l'exécutif dans les mois à venir.

Inquiets pour leur niveau de vie, les Français n'ont jamais jugé aussi opportun d'épargner depuis le milieu des années 90.

Conséquence directe de ce manque de confiance, ils ne pensent pas faire d'achats importants dans les mois qui viennent et surtout « les ménages sont plus nombreux à considérer qu'il est opportun d'épargner » explique l'Insee.

Sources : Le cri du contribuable/ Les Echos/ L’Insee

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