Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Guerres et Révolutions

Publié par medisma sur 28 Novembre 2012, 21:27pm

Catégories : #lintegral

I- Abby Martin pointe du doigt le comportement d'Israël

Abby Martin journaliste de Russia Today (RT) pointe du doigt le comportement d'Israël pendant l'opération "Pilier de la défense". En effet, Israël a volontairement bombardé l'immeuble des médias à Gaza. Est-ce que RT était visé ? En tout cas, en guise d'excuse, Israël a envoyé un email de menace à Moscou par rapport à la couverture partiale de RT dans ce conflit

 

  

Source : Allain Jules

 

II- Selon le chef de l’Armée, la crise de la dette de l’UE constitue la menace principale pour la Suisse

Lors d’une conférence à la Chambre de commerce belgo-suisse à Bruxelles, le commandant de corps suisse André Blattmann, chef de l’Armée, a déclaré que la crise de la dette en Europe et le chômage élevé qui l’accompagne constituaient, pour la Suisse, la plus grande menace en matière de politique de sécurité.

 blattman.png

 

Ce jugement n’a pas particulièrement attiré l’attention, jusqu’à ce que l’hebdomadaire belge, La Libre Belgique, reprenne les déclarations du chef de l’Armée suisse, ce qui a mis la puce à l’oreille de la Commission européenne. Agacée, la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde, a déclaré vendredi dernier que Bruxelles ne comprenait pas les peurs de la Suisse. Que la Commission européenne n’avait aucune intention de commenter de pareils «scénario-catastrophe». Selon elle, l’Union européenne est et demeure un projet de paix. «C’est en tant que telle qu’elle a récemment aussi été honorée du prix Nobel de la paix».

Hors caméra, le ton employé était encore plus strident: on verserait de l’huile sur le feu, on attiserait la peur de l’UE et de toute manière, de pareilles fantaisies étaient risibles. Ah bon: ces gens de Bruxelles n’ont vraiment pas beaucoup de raisons de rigoler.

Le chef de l’Armée regrette la «colère de Bruxelles», mais il affirme qu’il maintient son point de vue. Il dit que le but de n’importe quelle organisation de sécurité était de se préparer à des cas difficiles. Qu’il avait parlé des risques pour la sécurité en relation avec la crise de la dette. Si des cohortes de réfugiés débordaient sur la Suisse, l’armée devait protéger l’infrastructure nationale sensible, même s’il ne désirait pas voir ce scénario.

L’armée a exercé ce cas en septembre. Au cours de l’exercice «Stabilo Due», une pareille situation a été envisagée.

L’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt craint lui aussi une révolution en Europe

Le mercredi 7 novembre, lors du forum économique de l’hebdomadaire de Hambourg Die Zeit, l’ancien chancelier Helmut Schmidt a déclaré, devant 600 invités de l’économie et de la politique, qu’avec la crise de surendettement en arrière-plan, il n’est pas impensable qu’il y aura de profonds changements politiques et économiques. « Nous nous trouvons à la veille d’une possible révolution en Europe », prévient Schmidt. Il pressent que dans toute l’Europe la confiance dans les institutions européennes a diminué. La situation en Chine et aux Etats-Unis est également caractérisée par des incertitudes.

L’Europe, un projet pacifique ?

Il faut analyser plus en détail les raisonnements de Bruxelles. La circonstance curieuse que «l’UE a reçu un prix Nobel de la paix» (lequel a été remis au cours des dernières années à plusieurs criminels de guerre), est interprétée par la porte-parole de la Commission européenne comme s’il était impossible qu’il y ait des troubles.

Mais soyons un peu plus provocants: qu’est-ce que le projet pacifique entreprend pour combattre le chômage ? Par exemple en Grèce, en Espagne et de plus en plus dans tous les pays de la ceinture méridionale et occidentale de l’UE ? L’ancien chancelier Schmidt mentionne des révolutions qui dé­stabilisent. Dans ce domaine, André Blattmann et d’autres attendent une réponse. Au lieu d’instaurer une formation professionnelle pour la jeune génération, l’UE choisit de toutes autres solutions : il y a bien longtemps qu’on instaure de vastes appareils policiers pour combattre les révoltes. C’est pourquoi la déclaration de vendredi de la porte-parole de la Commission européenne est pleine d’hypocrisie.

Un chef de l’Armée lucide

Il y a un an et demi, au printemps 2010, le commandant de corps André Blattmann avait montré la même «carte des risques» comme celle qu’il vient de présenter à Bruxelles, et il avait désigné cinq pays comme étant «en danger»: la Grèce, l’Espagne, l’Italie, la France et le Portugal. Bien des collaborateurs des médias et d’autres personnes un peu entravées dans leur pensée par le ton dominant, des «experts en sécurité» et des parlementaires ont alors fait la moue. Avant tout en Suisse alémanique. André Blattmann a même dû entendre au Parlement: « Mais tu n’as pas le droit de dire ça ». Ces gens n’ont pas voulu reconnaître qu’une armée qui ne peut plus appeler une menace par son nom, a un assez gros problème. Comment pourra-t-elle s’exercer alors?

Comme dit l’adage: « La réalité n’est jamais polémique, elle est tout au plus désagréable. »

Source : Horizons & Débats

 

III- François Hollande veut armer des émirats islamiques

Par Thierry Meyssan

La France se présente comme l’avant-garde occidentale dans le combat pour la liberté en Syrie. En réalité, elle bafoue effrontément les principes de base du droit international pour satisfaire son rêve de recolonisation d’un pays qu’elle a occupé de 1923 à 1944. Cette ambition la conduit à soutenir la création d’Émirats islamiques au risque d’ouvrir la porte à une confrontation mondiale.

 

1-3589-8d00e.jpg© Présidence de la République - Laurent Bienvennec

 

François Hollande a reçu à l’Élysée une délégation de la Coalition nationale syrienne conduite par le cheikh Ahmad Moaz Al-Khatib  (17 novembre). Le soutien apporté à des activités armées subversives ou terroristes destinées à changer par la violence le régime d’un autre État est un crime au sens de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration des principes du droit international.

À la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 25 septembre, le président français François Hollande avait affirmé sa conviction que le changement de régime en Syrie était « certain » et par conséquent que Paris reconnaîtrait « le gouvernement provisoire, représentatif de la nouvelle Syrie, dès lors qu’il sera formé ». Il pensait pouvoir le désigner lui-même en s’appuyant sur le Conseil national, organisation fantoche créée par la DGSE et financée par le Qatar

Cependant, les États-Unis ont été rapides à reprendre les choses en main. La secrétaire d’État Hillary Clinton a stigmatisé la représentativité du Conseil national, composé de gens qui « ne sont pas allés en Syrie depuis 20, 30 ou 40 ans » et a organisé son sabordage. Lors de la réunion de Doha, tenue le 11 novembre sous les auspices de la Ligue arabe, l’ambassadeur US Robert Ford l’a absorbé dans une Coalition nationale, placée directement sous son contrôle. Cela n’a évidemment pas amélioré la connaissance de la Syrie des personnes qui n’y sont pas allées « depuis 20, 30 ou 40 ans », mais a modifié le jugement que le département d’État porte sur eux : depuis qu’ils obéissent à Washington, ils sont considérés comme légitimes.

Cependant, la France poursuit son rêve de recolonisation de la Syrie. À l’ONU, François Hollande avait demandé que le Conseil de sécurité donne un mandat pour administrer les « zones libérées par les rebelles », sur le modèle du mandat octroyé à la France par la SDN de 1923 à 1944 sur l’ensemble de la Syrie. Poursuivant cette logique, la France et le Conseil de coopération du Golfe ont reconnu la Coalition nationale syrienne comme « seul représentant légitime du peuple syrien » appelé à « constituer un gouvernement provisoire ». En outre, Paris a demandé à l’Union européenne —qui vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix– de lever l’embargo sur les armes, de manière à pouvoir approvisionner les « zones libérées ».

Il semble que les dirigeants français, emportés par leurs chimères, n’aient pas réalisé la gravité de leur propos s’ils venaient à être mise en œuvre. Il s’agit ni plus, ni moins de remettre en cause la souveraineté des États-Nations, qui forme le socle du droit international depuis les Traités de Westphalie, en 1648 ; un principe qui est devenu universel en 1945 avec la Charte des Nations unies et la décolonisation qui a suivi.

Que l’on apprécie ou pas Bachar el-Assad, force est de constater qu’il gouverne actuellement l’essentiel du territoire syrien avec l’appui de la majorité du peuple syrien. Or la France prétend s’abstraire de cette réalité et pouvoir définir arbitrairement qui constitue le gouvernement syrien. Sur cette base, elle entend se donner le droit d’administrer et d’armer les « zones libérées » sur lesquelles flotte déjà le drapeau à trois étoiles qu’elle avait imposé jadis à ce pays. Ce procédé était admis avant 1945 pour justifier certaines formes de colonisation, mais il était récusé dans les régions du monde où s’appliquait la souveraineté des États-Nations.

Il y a 73 ans, l’Allemagne imposa un Premier ministre nazi à Vienne et s’appuya sur lui pour annexer l’Autriche. Il s’ensuivit une série de conquêtes territoriales qui ne purent être stoppées que par la Seconde Guerre mondiale. Il ne fait aucun doute que si le raisonnement français était appliqué, il ouvrirait la voie à une Troisième Guerre mondiale, comme l’a souligné Bachar el-Assad dans son entretien du 8 novembre à Russia Today.

Les dirigeants français ne semblent pas non plus avoir réalisé quelle forme pratique prendrait leur projet s’ils l’appliquent. Ce qu’ils appellent « zones libérées » sont des régions aux contours mouvants et incertains contrôlées par des brigades de l’ASL. La seule fois où l’une de ses zones a été stabilisée, ce fut dans un quartier au sud-ouest de Homs, fin 2011-début 2012. La Katiba Al-Farouk y proclama l’Émirat islamique de Baba Amr. Les écoles furent détruites et la charia devint la Loi. Tous les habitants non-sunnites furent chassés et plus de 150 personnes furent condamnées par un « tribunal révolutionnaire » à être égorgées en public.

4 mois après la chute de cet Émirat islamique, le président François Hollande reçut en grande pompe à Paris certains de ses leaders en fuite. C’était le 6 juillet à l’occasion de la réunion du « Groupe des amis du peuple syrien » (sic). Aujourd’hui, la France envisage de soutenir la création de nouveaux Émirats islamiques sur le territoire d’un État souverain, membre des Nations Unies.

Dans ces conditions, la France aurait dû reconnaître l’Émirat islamique d’Afghanistan aux côtés du Pakistan et de l’Arabie saoudite plutôt que d’aller sacrifier 88 de ses soldats à combattre les Taliban. Et on ne voit pas pourquoi elle entretient encore des relations diplomatiques avec la Fédération de Russie au lieu de reconnaître le gouvernement provisoire d’Itchkérie (Tchétchènie).

Laissons de côté ce raisonnement par l’absurde. En 1970, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 2625 explicitant les principes du Droit international édictés dans la Charte. Ce texte proclame : « Tous les États doivent aussi s’abstenir d’organiser, d’aider, de fomenter, de financer, d’encourager ou de tolérer des activités armées subversives ou terroristes destinées à changer par la violence le régime d’un autre État ainsi que d’intervenir dans les luttes intestines d’un autre État ». En tant que président de la République française, il appartient à François Hollande d’être garant du respect de ces principes.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents