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Hollande : Un Louis Capet en perdition ?

Publié par medisma sur 27 Octobre 2012, 22:37pm

Catégories : #lintegral

Préambule :

« La France connait une situation qui n'est pas sans rappeler ce qu’à connu Louis XVI quand il essayait désespérément de réformer le royaume de France. Louis "Capet" n’ignorait rien de l'ètat des finances royales mais sans pouvoir y changer quoi que ce soit, tellement les oppositions étaient fortes
Le blocage systématique des réformes est le problème politique majeur de son règne, le déficit croissant en est le problème économique principal...

imagesCAXJOXCWLa situation financière actuelle de l’Etat est assez proche de celle de la France d’alors. La situation politique aussi : un absolutisme politique impuissant à faire des réformes car soumis aux titulaires de rentes. Et le risque est bien de voir les Français complètement déçu par un probable et nouveau Louis XVI, certes conscient de voir la France courir financièrement à la banqueroute mais impuissant à venir à bout des privilèges. Un Louis Capet bis croyant conjurer les périls par une phraséologie révolutionnaire, mais entraînant le pays malgré lui vers l’effondrement.

En 1900, le leader socialiste Jean Jaurès, jugeait Louis XVI (photo ci-contre) « indécis et pesant, incertain et contradictoire » ; l'Histoire a retenu l'image d'un souverain faible et imprévoyant, prisonnier des intrigues de cour, naviguant au jugé, sans pouvoir jamais peser sur le cours des choses. » [zebuzzeo]

 

titanic

 

I- François  Hollande  est-il  un  nouveau  Louis XVI ?

Division interne, calculs partisans, manque d'autorité... François Hollande, à force de gérer la France comme un parti politique risque fort de se confronter à la dure expérience qu'a vécu Louis XVI en son temps.

De Louis XVI, les Français ont gardé le souvenir, au demeurant injuste, d’un bon Roi victime des événements, maltraité par l’Histoire, emporté par une inéluctable Révolution.

Et l’historiographie marxiste, qui conteste le rôle des hommes et croit à l’inéluctabilité des grands conflits historiques, a nourri cette perspective finalement indulgente pour le dernier des Capet. Le mythe de la révolution bourgeoise est au fond un hommage posthume rendu au monarque, comme s’il avait été le jouet de l’Histoire malgré lui.

La réalité était tout autre : Louis XVI n’avait guère de bienveillance pour son peuple, mais il avait vu juste sur un certain nombre de réformes à entreprendre : réduire les pensions versées aux nobles, réformer la fiscalité et la géographie administrative, réformer la bureaucratie. Le mouvement des physiocrates qui le talonnait en avait fait son fond politique : les sujets majeurs de l’Ancien Régime s’appelaient réforme fiscale, réforme de l’État et crise de la dette.

Ce qui manquait à Louis XVI, c’était l’esprit de décision: quand il entrevoyait une réforme nécessaire, il faisait un pas vers elle, et tout de suite la somme de difficultés à affronter pour parvenir à ses fins le faisait reculer.

Cette indécision, qui résonnait dans l’esprit des Français comme le signal de la faiblesse, eut raison de notre monarchie décadente. Ainsi, en convoquant les États Généraux le 1er mai 1789, Louis XVI eut l’intuition géniale que seule une consultation large permettrait de surmonter les résistances à une réforme fiscale, indispensable pour financer la dette. Mais, dans son souci de ne pas aller trop loin, il voulut placer ces États sous l’autorité de la noblesse qui ne représentait plus rien. Lorsque le Tiers État, lors de la fameuse séance du Jeu de Paume, refusa ce principe, Louis XVI céda.

Quelques jours plus tard, il rassembla des troupes loyalistes autour de Paris pour reprendre la situation en main. Mais le peuple prit la Bastille pour s’armer, et Louis XVI recula à nouveau. La monarchie se désagrégea peu à peu, à force d’atermoiements et d’indécision.

Comment ne pas voir que la France de François Hollande se promet aux mêmes affres ? François Hollande élu sur le principe d’une renégociation du traité budgétaire ? Quelques semaines suffisent à enterrer l’idée.

François Hollande élu sur la promesse d’une réforme fiscale majeure ? La loi de finances se limite à créer une contribution exceptionnelle pour quelques centaines de ménage, et le reste est oublié. Avait-il juré qu’une loi sur les licenciements boursiers protégerait les salariés contre des patrons voyous ? Il ne reste plus qu’Arnaud Montebourg pour défendre une forteresse fantôme où les futurs chômeurs vérifient jour après jour l’abandon dans lequel le gouvernement les laisse.

L’affaire du rapport Gallois constitue, de ce point de vue, une sorte de zénith dans la dénégation, le reniement, la velléité faite gouvernance.

Lors de la conférence sociale de juillet, le gouvernement avait annoncé un grand chantier sur la réforme du financement de la sécurité sociale. Le projet avait du sens. Dans un premier temps, les experts documentaient les différentes pistes possibles. Parallèlement, Louis Gallois devait établir la cohérence d’un transfert de cotisations vers l’impôt pour diminuer le coût du travail. Rappelons clairement que cette concomitance n’a jamais fait de doute, puisque le document de synthèse de cette conférence présentait la remise de ce rapport comme un préalable à la concertation qui devait rassembler, au premier trimestre 2013, les partenaires sociaux sur l’avenir du financement de la sécurité sociale.

Fin septembre, le bruit commence à courir d’un transfert de cotisations à hauteur d’environ 40 milliards, en une ou deux années, ce qui constituerait un choc majeur pour le coût du travail en France. Les défenseurs de cette idée jugeront qu’il s’agissait d’un choc salutaire.

Assez rapidement, tout le monde déchante. Le gouvernement évoque l’idée d’un saupoudrage tel que le choc se transformerait en mesurettes étalées sur une éternité, sans impact sur la réalité.

Il semblerait que Louis Gallois, qui fut directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement en 1981 puis en 1988, prépare dans le même temps un rapport favorable à un transfert de cotisations à hauteur de 30 milliards d’euros vers l’impôt. Précisément l’arbitrage dont nombre de députés socialistes semblent ne pas vouloir, pour des raisons tout à fait idéologiques.

Résultat ? Les petites phrases fusent, qui annoncent déjà une mise à l’écart d’un rapport dont le gouvernement avait pourtant fait grand cas. Les dégâts causés par ce reniement risquent d’être cataclysmiques : après avoir fait l’apologie d’une méthode fondée sur la concertation, présentée comme une rupture avec l’ère Sarkozy, le système Hollande n’aura pas mis six mois à reprendre des pratiques anciennes : les discussions en vase clos, et le silence arrogant opposé à toute pensée alternative.

Ces circonvolutions donnent l’impression d’être une méthode de gouvernement. Un jour, un ministre prône la dépénalisation du cannabis, le lendemain, le Premier Ministre lui cloue le bec, et une semaine plus tard, la ministre de la Santé se réjouit d’expérimentations en centres ouverts. Qui peut comprendre la ligne officielle du gouvernement?

Le petit monde socialiste imagine qu’après tout, le pays peut bien être dirigé comme le parti lui-même : dans les luttes de clan, les reniements, les coups fourrés, les calculs partisans à trois balles, et l’esprit de vengeance. Il n’est vraiment pas certain que cette conviction soit fondée, car un pays, qui plus est la France, ne se manie pas comme un parti. Il lui faut de la vision, de la grandeur, des certitudes et des valeurs respectées.

Faute d’obéir à cette règle, le gouvernement risque bien de faire la dure expérience que vécut la monarchie en son temps : celle d’une division interne, d’une incapacité à réagir faute d’autorité, d’un lent engloutissement dans la férocité de l’histoire.

Je le sais... Tout le monde constate le calme de l’opinion publique. Relisons les journaux de mars 1968, et nous y trouverons la même torpeur.  

 Éric Verhaeghe

 

II- Hollande  et  l a  théorie  du  bordel  ambiant

Entre règlements de compte et désaccords, le Parti socialiste semble s'éparpiller. Qu'en est-il de François Hollande au milieu de ce désordre ?

Au PS, ça tire de partout et dans tous les sens. Mais surtout sur lui…

L’Elysée et Matignon sont pressés de faire voter la loi sur le mariage pour tous. Le président (socialiste) de la commission des lois de l’Assemblée Nationale veut, au contraire, prendre son temps. L’Elysée et Matignon sont opposés à ce que la Procréation Médicale Assistée soit inclue dans ce texte. Bruno Le Roux, président du groupe parlementaire PS, va déposer un amendement pour qu’elle y figure. Il y a encore quelques semaines, ou quelques mois, ces frondes auraient fait les gros titres dans la presse. Aujourd’hui, on en parle à peine. Quelques lignes dans ce que les journaux appellent la rubrique des chiens écrasés. Pas plus et pas moins que pour rendre compte des voitures qui brûlent en banlieue, des vols à la tire et des chauffeurs de bus agressés.

Il est vrai que la répétition finit par engendrer l’ennui. Même la droite, à l’affût pourtant du moindre accroc socialiste, a fini par se lasser. C’est que la liste de ce qui ressemble bien à un bordel est longue, riche et touffue. Des députés socialistes somment le pouvoir, leur pouvoir, de tenir sa promesse d’accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales. Tétanisés, l’Elysée et Matignon baissent la tête, et, du bout des lèvres, annoncent qu’ils s’inclinent. Evidemment ils n’en feront rien car se serait, au vu de l’état de l’opinion, un suicide politique. D’autres députés (peut-être d’ailleurs sont-ce les mêmes) votent contre le Traité Budgétaire Européen, voulu par Hollande. D’autres encore s’en prennent à Manuel Valls qui a abandonné l’idée à laquelle ils tenaient tant, d’obliger les policiers à fournir un récépissé à chaque contrôle d’identité.

Il faut dire que l’exemple vient d’en haut. Et en haut on joue "Certains l’aiment chaud", avec de multiples règlements de comptes, le sex-appeal de Marilyn Monroe en moins. Ainsi Montebourg dégaine son révolver dès qu’il entend le nom de Moscovici. Sapin en fait de même dès qu’on prononce celui de Cahuzac. Peillon prône la dépénalisation du cannabis contre Hollande et Ayrault : il se fait certes rabrouer mais le pouvoir est bien trop faible pour l’obliger à démissionner. Et Hollande ? Eh bien lui, il a trouvé mieux : il tire sur Hollande ! Le Hollande qui dit que nous traversons la crise la plus grave de notre histoire flingue le Hollande qui proclamait que la crise c’était Sarkozy. Et le Hollande qui annonce que la crise est presque finie, tire sur le Hollande qui sonnait le tocsin avec sa crise la plus grave etc, etc…

C’est donc le bordel. On peut certes trouver du charme à ce genre d’endroit. Il y a chez moi, à la maison, un très beau livre, richement illustré, sur les maisons closes. Les décors y étaient souvent somptueux, bien qu’un peu kitsch. Et les pensionnaires, forcément accueillantes, très jolies. Le palais Bourbon n’est pas mal non plus. S’agissant de ses pensionnaires, il convient d’être plus réservé. En effet, les socialistes ont transformé ce lieu en auberge espagnole, là où chacun trouve ce qu’il y apporte. Et ça, c’est nettement moins attrayant que les maisons closes et leurs pensionnaires.

Ainsi vont, cahin caha, les choses en Hollandie. Le pauvre Jean-Marc Ayrault, Saint-Sébastien percé de flèches (roses), s’est inventé une tournée en Asie du Sud-Est pour échapper à la dépression. Le président de la République, manifestement plus solide, est resté, lui, à son poste. S’il a le temps, et si Angela Merkel ne l’épuise pas trop, il devrait parcourir un livre qui eut un fabuleux succès en son temps : La théorie du bordel ambiant de Roland Moreno. Le sachant, très occupé, on peut lui suggérer d’aller à la page 32 où il est question de « l’incompétence recherchée ». Et plus loin, page 92, il découvrira quelques lignes très fortes sur le mode d’emploi de « comment se rendre indésirable » …

 

III- François  Hollande  a-t-il  déjà  démissionné ?

Cette semaine, Serge Federbusch revient sur les accords conclus entre la France et l'Allemagne lors du Sommet européen, et s'interroge sur les réelles ambitions de François Hollande.

1 -  François Hollande a-t-il déjà démissionné ?

Victoire ! avait crié un peu tôt Moi-Président à l’occasion d’un sommet européen où l’Allemagne devait se ranger à ses vues sur la supervision bancaire en zone euro. Le Nouvel Obs mettait immédiatement ce succès en «une» accompagné d’une photographie de son idole tout sourire.

Hélas, la révélation progressive du contenu de l’accord laissa place à une triste réalité : l’Allemagne n’avait presque rien cédé mais obtenu tout ce qu’elle voulait. Le contrôle de ses banques régionales reste de facto dévolu à la Bundesbank et l’aide apportée aux établissement financiers en difficulté ne sera pas versée avant au plus tôt la fin 2013, le temps que les élections teutoniques soient passées. Les banques espagnoles devront attendre et avec elles leurs créanciers français. Quant au thème des Eurobonds, qui saisit notre chef suprême comme une maladie périodique, il est enterré aussi vite qu’il était réapparu.

Le rêve d’une Allemagne payant les dettes des clientèles électorales de la gauche française est de plus en plus évanescent. La réalité est prosaïque : d’ici aux élections allemandes, Merkel fera ce qu’elle jugera nécessaire à son succès et, après cela, c’est Hollande dont le mandat sera le plus avancé et la situation politique la plus fragile. Notre président normal se gargarisait d’une position de force liée au calendrier politique. Il capitule déjà sur tous les sujets.

En réalité, le «pouvoir» (il va bientôt falloir utiliser ce mot avec des guillemets) socialiste, une fois passée la mise un oeuvre de son projet cauteleux, en porte-à-faux avec l’ampleur de la crise et truffé de mauvaises idées, doit se contenter de croiser les doigts en espérant que la reprise s’amorce en Europe en 2013. Il s’abandonne aux événements, fait adopter une règle d’or en espérant ne pas avoir à l’appliquer, prie pour que les créanciers du Trésor public ne deviennent pas plus regardants. Jusqu’à aujourd’hui, loin d’être son ennemie, la finance a été sa seule amie, se contentant de faibles taux d’intérêt sur la dette française. Mais pour combien de temps encore ? Qu’il est dur d’être à ce point dépendant de son adversaire proclamé ...

Adepte de la méthode Coué, Hollande en a profité pour se rassurer en proclamant que «le pire de la crise européenne est passé». Hélas, il n’en est rien. L’une des principales difficultés auxquelles se heurte l’Euroland est que le taux de change de l’euro se cale sur les performances de l’économie la plus solide, celle de l’Allemagne. Pis encore, plus les marchés anticipent que la discipline germanique s’imposera aux autres pays, plus ils valorisent l’euro, rendant la reprise des économies du Sud quasiment impossible. L’édifice de l‘union monétaire est fondé sur cette dissymétrie et menace ruine.

C’est pourtant sur cette construction bancale qu’Hollande fait reposer son avenir et, malheureusement, le nôtre. Renonçant à toute action autonome faute de réformer vraiment la France, il a déjà démissionné de toute ambition.

2 - Chérie, j’ai rétréci le choc de compétitivité !

Autre illustration de ce renoncement, le fameux «choc de compétitivité», qui s’est d’abord transformé en simple «trajectoire de compétitivité » dans le vocabulaire d’Ayrault puis traduit par un enterrement de troisième classe pour le futur rapport Gallois qui «n’engage pas le président, ni le gouvernement». Il faut dire que Gallois est suspecté de vouloir réduire drastiquement les dépenses publiques, crime suprême en Socialie. Les rapports administratifs ensevelis, la République en est coutumière. Mais les enterrements avant publication, c’est une première. De tergiversations face aux choix difficiles en abdications devant les décisions courageuses, à quand une démission pour de vrai ?

3- Accouchement douloureux pour présidence de proximité

S’emparant désormais, comme son prédécesseur, des faits divers qui émeuvent l’opinion, le président de proximité a demandé qu’une enquête soit faite sur l’accouchement sur l’A20 où une malheureuse mère n’est pas arrivée à temps pour mettre au monde son enfant à l’hôpital de Brive. François Hollande a évoqué cette affaire, samedi 20 octobre, alors qu’il s’exprimait devant le congrès de la mutualité française à Nice : « Le drame qui s’est produit hier où une femme a perdu l’enfant qu’elle portait nous appelle une nouvelle fois, encore, à ne rien accepter en matière de désert médical. »

Cette présidentielle remarque tombe mal car la mère déclare désormais que rien ne pouvait être fait et s’indigne «de la récupération politique» de ce triste sujet. Quel est le nom du principal récupérateur ?

4 - La Banque Publique de l’Inutile

La nomination d’un second couteau à la direction de la BPI laisse le champ libre à Jouyet, président et chef réel du nouvel établissement. La création du fameux bras armé de la ré-industrialisation à la sauce «hollandaise» se traduit donc par la simple absorption d’Oséo, d’Ubifrance et du Fonds stratégique d’investissement par la Caisse des Dépôts et Consignations. L’Inspection des finances y détiendra tous les postes-clés, preuve supplémentaire que le régime « hollandais » s’apparente à la restauration du pouvoir sans partage des grands corps de l’Etat. Tout ça pour ça ?

Comme il faut bien donner des compensations aux élus locaux, second pilier du nouveau régime, les Régions auront siège au conseil d’administration. Conscient du danger que sa méga-banque se transforme en hôpital régional de campagne pour entreprises malades de l’industrie française, Jouyet, nouveau tsar de toutes les réindustrialisations, a d’emblée écarté l’idée d’un renflouement de Gandrange, choisissant mal son exemple et contraignant son compère de 35 ans, Hollande, à le démentir à moitié.  Son sentiment de culpabilité d’ancien ministre de Sarkozy, lui ferait-il inconsciemment torpiller son nouveau chef ?

Ennuis avec les Pigeons des Start-Up, problèmes avec les jeunes Moineaux des PME, difficultés avec les Canards boiteux : la réalité est durement volatile pour notre gouvernement.

5 - La presse « hollandaise » contre le reste du monde

Puisqu’il faut trouver de l’argent pour aider la presse française, exsangue pour cause de médiocrité éditoriale mais qui rend tant de services à la gauche, et que les caisses sont vides, pourquoi ne pas inventer un nouvel impôt sur chaque renvoi, par les moteurs de recherche, à des contenus disponibles sur Internet ? Cela revient à taxer celui qui aménage le chemin qui mène à votre domicile et doit bien se financer quelque part. La société d’autoroute va payer le péage en quelque sorte. Mais qu’importe, puisqu’il faut trouver des sous.

Google réagit-il en menaçant de déréférencer les sites français ? Après tout, ces journaux n’ont qu’à trouver leur propre algorithme et l’entretenir eux-mêmes, peut plaider l’Américain. Son monopole ne tient qu’à son excellence. C’est ce qu’on appelle un « marché contestable » en science économique. Aussitôt, c’est l’union sacrée des médias et des politiciens, le tollé des subventionnés.

Comme avec Arnault et les autres «riches» qui décident d’aller vers des cieux fiscaux moins sombres, comme pour le message de bienvenue de Cameron aux surtaxés qui s’exilent, comme face à un Mittal qui n’a cure des roulements de mécanique de Montebourg, le gouvernement se heurte à la dure loi de l’économie ouverte. Les petits arrangements deviennent difficiles, les faiseurs d’opinion salariés sont irritables et les oligarques nerveux.

6 - Le mousse du pédalo

Grâce à Mélenchon, nous savions qui pilote le pédalo «France». Grâce à une photographie en « une » du Parisien Magazine et un pull marinier, nous savons désormais que Montebourg est mousse sur cette embarcation.

7- Todd en folie

Il serait malséant de passer brutalement d’un anti-sarkozysme névrotique à une critique cinglante de Hollande. Conscient que «le changement c’est consternant», Emmanuel Todd a trouvé la parade intellectuelle qui le rassure : «Moi-président» sera l’instrument plus ou moins volontaire de la rupture avec l’ordre mondialisateur honni. Echouant à le faire accepter aux Français, il en sera le fossoyeur, prédit Todd avec la clarté qu’il trouve dans sa boule de cristal. C’est la théorie du « hollandisme révolutionnaire ».

Ce raisonnement reviendrait, transposé dans l’Histoire, à prétendre que Louis XVI fut le plus grand des Sans-culottes. La politique fait perdre la tête.    

Serge Federbusch

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