Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Le chômage grimpe en France... Il continue de grimper pour le 18e mois consécutif !

Publié par medisma sur 27 Novembre 2012, 22:15pm

Catégories : #lintegral

Pour le dix-huitième mois consécutif, le nombre des demandeurs d'emploi a progressé en France. Chaque publication mensuelle des statistiques sur le chômage continue de faire mal.

 

imagesCASNPIY0.jpg

 

François Hollande avait pourtant promis d'inverser la courbe du chômage d'ici un an... Improbable selon nous !

Alors que les mauvais chiffres et les plans sociaux s'enchaînent, Michel Sapin, le ministre du Travail, s'attend à ce que cela dure... Totalement  Vrai !

Et d’ajouter :

Les chiffres du chômage ne cessent d'empirer depuis des mois. Ils devraient être "mauvais encore plusieurs mois". Ce en raison des nombreux plans sociaux en cours ou à venir. "Nous sommes à un niveau extrêmement alarmant, et c'est à ça qu'il faut s'attaquer", a-t-il dit sur France 3.

Une situation héritée

Selon Michel Sapin, "il ne s'agit pas de changer de président, de Premier ministre pour que les choses s'inversent". Il a réitéré ses accusations selon lesquelles plusieurs plans sociaux ont été retardés à l'après présidentielle. Et c’est aussi vrai !

 

 

Etat actuel du chômage

Le chômage a une nouvelle fois bondi en France au mois d'octobre, augmentant pour le 18e mois consécutif pour atteindre son plus haut niveau depuis 14 ans et demi.

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A,B,C a progressé de 1,6%, soit 71.500 personnes de plus, pour atteindre 4.587.000 (+9,4% sur un an).

Avec les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B et C est de 4.870.800.

Les travailleurs les plus âgés ont été les plus touchés, les plus jeunes étant un peu plus épargnés que les autres. Les inscriptions pour licenciements économiques ont fortement progressé, tout comme celles pour fin de mission d'intérim.

"Cette poursuite de la dégradation, continue depuis 18 mois et inscrite dans une tendance lourde depuis 2008, était prévisible. Elle risque de se poursuivre encore", écrit le ministère du Travail dans un communiqué. "Il faut du temps, dans le contexte que nous connaissons, pour freiner puis inverser cette trajectoire..."

( peu probable !)

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (ceux n'ayant exercé aucune activité) a augmenté de 45.400 (+1,5%) en octobre en France métropolitaine, pour atteindre 3.103.300, son niveau le plus élevé depuis avril 1998.

Sur un an, la progression en catégorie A est de 10,6%.

71.500 CHÔMEURS DE PLUS EN A, B, C

En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 1,6%, soit 71.500 personnes de plus, pour atteindre 4.587.000 (+9,4% sur un an).

Avec les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B et C est de 4.870.800.

La hausse a particulièrement touché les travailleurs les plus âgés, un phénomène récurrent. En revanche, contrairement aux mois précédents, les plus jeunes ont été moins touchés.

Le nombre de demandeurs d'emploi âgés de plus de 50 ans a ainsi progressé de 1,9% en catégorie A (+17,6% sur un an) et de 1,9% en A, B, C (+16,0% sur un an).

Le nombre de demandeurs d'emploi âgés de moins de 25 ans a augmenté de 0,5% en catégorie A (+10,5% sur un an) et de 1,2% en A, B, C (+9,7% sur un an), soit moins que celui des personnes âgées de 25 à 49 ans (+1,6% en A et +1,6% en A, B et C)

Le nombre des chômeurs de longue durée (inscrits depuis plus d'un an) a progressé de 1,5% en catégories A, B et C (+11,5% sur un an), alors que le nombre de personnes inscrites depuis moins d'un an a augmenté de 1,6% (+8,1% sur un an).

Le nombre d'entrées à Pôle emploi pour licenciements économiques a augmenté de 12,7% le mois dernier, celles pour fins de mission d'intérim progressant de 7,2% et celles pour fins de contrat à durée déterminée de 6,0%.

Alors, y a-t-il le feu à la maison au rythme où progresse le chômage ?

A l'Unedic on se montre très serein... pour l'instant. "A ce stade nous restons dans l'épure de nos dernières prévisions" précise Vincent Destival,  directeur général del'Unedic. De fait, l'augmentation du chômage ne signifie pas forcément hausse drastique du chômage indemnisé. Ainsi, au final, l'Unedic table sur « seulement » 71.000 chômeurs indemnisés supplémentaires en 2012 et... 7.200 en 2013 (Mon Oeil !). Un nombre extrêmement faible qui s'explique par plusieurs raisons. D'abord, les fins de missions d'intérim et les fins de CDD représentent plus de 30% des entrées en chômage et... 63% des allocataires de l'Assurance-chômage. Or, cette population, par définition, n'a pas pu cumuler des droits très longs à l'assurance chômage, elle en  «sort » donc relativement rapidement. De surcroît, le montant de l'allocation servie reste très limitée. A cet égard, il convient de rappeler que le montant moyen de l'allocation chômage mensuelle s'élève à 1.007 euros.

Seuls 48,8% des chômeurs perçoivent une indemnité

Ensuite, hélas, la crise se prolongeant, l'ancienneté dans le chômage s'allonge. Le nombre des chômeurs inscrits depuis plus d'un an atteint 1.727.000 (+9,4% sur un an), dont 475.100 inscrits depuis trois ans ou plus (+ 21,6% sur an). Or,  selon qu'un chômeur ait moins ou plus de 50 ans, la durée maximale pour percevoir une allocation d'assurance chômage est limitée à deux ou trois ans. Ils sont donc de plus en plus nombreux à se retrouver en fin de droits et à « sortir ». D'ailleurs, avec ce système, l'assurance chômage ne verse une allocation qu'à 50% des demandeurs d'emploi inscrits en catégories « A, B, C » (ceux étant tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi). Et ce ratio tombe à 41% si, cette fois, on considère l'ensemble des chômeurs (en incluant les catégories « D et E »). Pis, donnée en général oubliée, l'Assurance-chômage et le Régime de solidarité nationale n'indemnisent au total que... 48,8% des chômeurs, selon les dernières données connues à la fin juillet. Enfin, Avec la toute récente « réforme Hollande » rétablissant l'âge légal de la retraite à 60 ans pour les carrières longues, l'Unedic table, pour 2013, sur la sortie du régime d'environ 20.000 seniors au chômage qui pourront faire valoir leur droit à la retraite. Une sorte de transfert entre caisses...


LUnedic, un emprunteur très apprécié sur les marchés ... pour  sa capacité d’endettement !

D'un point de vue financier, l'Assurance chômage se dit aussi confiante pour servir les allocations. Outre les rentrées de cotisations, l'Unedic peut aussi compter sur une très active politique de financement sur les marchés. En 2012, elle a déjà émis des obligations à hauteur de 6,5 milliards d'euros (500.000 euros supplémentaires sont prévus d'ici la fin de l'année). Des emprunts qui arriveront à terme entre 3 et 7 ans à un taux moyen de 2%. La souscription à a été rapide, notamment grâce à la garantie explicite de l'Etat. La même opération sera renouvelée en 2013 à hauteur de 5 milliards d'euros.
Des nouvelles rassurantes, certes, il n'en reste pas moins que l'actuelle convention d'assurance chômage -qui gère les droits et les devoirs des chômeurs et qui fixe le montant des allocations et des cotisations - arrive à échéance le 31 décembre 2013. Or, pour soulager les finances de l'Unedic si l'augmentation du chômage persiste, il n'est pas à exclure que le patronat et les syndicats doivent se pencher sur les délicates questions d'une augmentation des taux de cotisation (employeurs et salariés) .....voire de la dégressivité des allocations.

 

Mais où se situe la France par rapport au reste de l'Europe ?

Par rapport à ses partenaires européens, la France, 2ème puissance économique européenne, fait figure de cancre (classée à la 16ème place).

Dans la zone euro, les derniers chiffres fournis par Eurostat, permettent de comparer la situation du pays à celles de ses voisins. Résultat: le taux de 10,3% observé en France, s'établit en dessous de la moyenne dans l'Union européenne (10,4%).

• Les "bons" élèves

Avec un taux de seulement 4,5% d'actifs sans emploi, l'Autriche se place en tête des pays de la zone euro qui connaissent le taux de chômage le plus bas. Viennent ensuite les Pays-Bas (5,3%) puis l'Allemagne et le Luxembourg ex aequo (5,5%).

En tout, 15 pays de l'Union européenne connaissent des taux de chômage moins élevés que la France.

• Les moins bons...

Sans surprise, les pays frappés de plein fouet par la crise de la dette sont également ceux qui souffrent le plus du chômage. Ainsi, au mois de juillet l'Espagne atteignait un niveau record avec un actif sur quatre en demande d'emploi (25,1% de chômage). Bulgarie, Lituanie, Slovaquie, Irlande et Portugal, dépassaient quant à eux le taux de 12%. En Grèce, les chiffres frôlaient ceux de l'Espagne à 23,1%.

• En "bonne voie"

Dans ce climat morose, certains pays parviennent cependant à réduire leur taux de chômage. Il s'agit des États baltes où les taux de chômage se sont réduits au deuxième trimestre par rapport à la même période l'an dernier. En Estonie, il est ainsi passé de 13,2% à 10,1%, tandis qu'il se réduisait à 13% contre 15,2% un an plus tôt en Lituanie et à 15,9% contre 17% en Lettonie.

Sources : Reuters / La Tribune / TF1/ Capital...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
<br /> Le plus difficile quand on est licencié c'est la perte financière qui s'en suit, la première assurance chomage pour les frontaliers a été créé forte de cette expérience. Elle permet à tout<br /> employé licencié de conserver le 100 % de son revenu et de pouvoir chercher un nouvel emploi en toute quiétude. J'espère que nous pourrons bientôt offrir également cette couverture à toute la<br /> France<br />
Répondre
J
<br /> le chomage est une phenomene qui menace la france tous ça a cause de se crise mondial<br />
Répondre

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents