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Le président 'du peuple' : La transparence....'connais pas' !

Publié par medisma sur 29 Février 2012, 20:25pm

Catégories : #lintegral

Sarkozy : Pourquoi le président du Peuple cache-t-il au Peuple ses factures ?

 72952985.jpgOn a aura tout vu, tout entendu. En une interview sur TF1 et un meeting UMP à Marseille, Nicolas Sarkozy se serait donc transformé en président du Peuple. A croire que la fée carabosse est passée par là ou que plus probablement un remarquable scénariste s’est inspiré des extraordinaires “transformers” des mangas japonais.

Le Nicolas Sarkozy, nouveau, plus fort que Goldorak, sauve plus d’usines depuis 2 semaines qu’en l’espace de 5 ans de présidence. De quoi ébranler même les mécréants qui n’ont jamais crû aux miracles. 

A voir le candidat marcher seul dans les rues de Paris, à l’entendre parler aux ouvriers, soudain redécouverts, parler aux citoyens, auxquels il promet un gouvernement « du peuple, par le peuple et pour le peuple », on n’imagine pas un instant que Nicolas Sarkozy ait quelque chose à cacher aux Français.

Nicolas Sarkozy qui “se gargarise” d’avoir, le premier, soumis le budget de l’Elysée à la Cour des Comptes, cache aux Français ses factures de sondages. Voilà un pseudo-président du peuple qui refuse la transparence dans l’utilisation des comptes publics. C’est tout simplement hallucinant. Najat Vallaud-Belkacem a parfaitement raison de rendre coup pour coup en expliquant que “Le Nicolas Sarkozy qu’on cherche à vendre aux Français est un faux, une contrefaçon, un produit de contrebande imaginé par des cerveaux d’extrême-droite et revendu par des valets sans morale comme Xavier Bertrand“.

C’est en effet la Cour des comptes qui, en 2009, a relevé plusieurs irrégularités dans la gestion des commandes d’enquêtes

d’opinion commandées à la société Publifact. Cette entreprise, dont le PDG, Patrick Buisson, est depuis devenu conseiller du chef de l’Etat et l’un des inspirateurs de son virage vers l’utra-droite avait passé plusieurs contrats sans appel d’offre pour commander et interpréter des sondages pour l’Elysée.

Le Château aurait préféré en rester là. Mais c’était sans compter avec les députés socialistes, Delphine Batho en tête et sans compter avec la pugnacité de l’association anti-corruption AntiCor qui a porté l’affaire devant la Justice.

Et voilà donc qu’un jugement du tribunal administratif de Paris, le 17 février dernier, enjoint à la présidence de la République de communiquer dans un délai d’un mois les factures, contrats, appels d’offres relatifs aux sondages qu’elle a fait réaliser entre 2007 et 2009.

Mais que veut donc cacher Nicolas Sarkozy aux Français ? De quoi a-t-il peur ?

A-t-il peur que les Français découvrent la gabegie financière de l’Elysée qui arrose Patrick Buisson et Pierre Giacometti sans que personne ne sachent ce qu’ils reçoivent du contribuable ?

A-t-il peur que les Français comprennent la supercherie de ces sondeurs arrosés par l’Elysée pendant 5 ans et qui aujourd’hui nous annoncent un resserrement des courbes et demain le graal que recherche Nicolas Sarkozy, le croisement ?

Le candidat-président n’a d’ailleurs pas tardé comme le rapporte Le Monde à se réjouir d’un sondage plus favorable que tous les autres, mardi, à La Rochelle :
” Ça bouge, tous les sondages le disent. L’institut CSA donne 27 %-28 %, les écarts se resserrent ! “.

Honnêtes ou malhonnêtes ces sondages peuvent raconter toutes les belles histoires du monde, ils ne feront pas le vote. Tout simplement parce que plus de 30% des électeurs sont toujours indécis et ne se détermineront que dans les derniers jours de la campagne.

30% c’est beaucoup plus qu’il n’en faut pour envoyer au tapis tous ces sondeurs qui vendent et vendent leurs chiffres matin, midi et soir aux médias, plus qu’il n’en faut aussi pour expulser du ring électoral plus d’un ou d’une candidate.

Reste que les Français ont le droit de savoir comment et à quelles fins est utilisé leur argent. Cette transparence c’est le strict minimum en démocratie.
Peut être faudra-t-il un référendum proposé par un candidat du peuple ou porté par celui-ci pour que ce minimum soit réalisé ?

Et pourtant…

Par Richard Trois

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