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Le Qatar a-t-il obtenu l'organisation de la Coupe du Monde 2022 grâce à des procédés douteux ?

Publié par medisma sur 29 Janvier 2013, 21:36pm

Catégories : #lintegral

« Une enquête fouillée publiée par l’hebdomadaire France Football dénonce un système de "type mafieux" et propose de réattribuer la Coupe du monde 2022 ».

 

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« Echange club de foot de renommée mondiale en quête de capitaux dans capitale européenne romantique contre vote d’attribution de la Coupe du Monde 2022. Contactez Nicolas Sarkozy. Présidence de la République Française ».

C’est à ce type de petite annonce qu’a répondu l’émirat qatari si l’on  en croît l’enquête fouillée publiée par l’hebdomadaire France Football. Pas de Zlatan, Ronaldo ou autres Messi à la Une cette semaine mais un titre provocateur « le Qatargate » et une question « Et si on réattribuait la Coupe du Monde 2022?.

emirat.jpgFrance Football va plus loin dénonçant un véritable système de « type mafieux ». Dessous de table, conflits d’intérêts, achats de votes et aveuglement complice des instances dirigeantes du foot mondial, Sepp Blatter et Michel Platini compris. Au centre de ces soupçons, Mohammed Bin Amman, membre du Comité Exécutif de la FIFA et président de l’AFC (Confédération Asiatique de Football). L’intéressé a été banni à vie de toute activité liée au football samedi par la FIFA à la suite d'une affaire d'achat de voix dans l'élection présidentielle de l'instance.

Cette suspension résulte du rapport final de Michael J. Garcia, le président de la chambre d’instruction de la Commission d’Éthique de la FIFA. Ce rapport mettait en évidence des violations répétées de l’article 19 (Conflit d’intérêts) de l’édition 2012 du Code d’éthique de la FIFA, commises par Mohamed bin Hammam durant ses mandats de président de l’AFC et de membre du Comité Exécutif de la FIFA entre 2008 et 2011. Des violations multiples à l’origine de sa suspension à vie de toute activité liée au football. »

 

 

Dans son édition du mardi donc, France-Football revient sur l’attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar à travers une enquête de 22 pages. Le bi-hebdomadaire français explique ainsi ce choix surprenant de la FIFA de confier l’organisation du Mondial à ce petit pays du Golfe. « FF » révèle que le Qatar a eu recours à des procédés très douteux et à un fort lobbying de ses dirigeants pour coiffer les Etats-Unis sur le fil. Plus surprenant, on y apprend l’implication de la France et notamment de Nicolas Sarkozy et Michel Platini.

Le Qatar a-t-il acheté l'organisation de la Coupe du Monde-2022 ? Si oui, faut-il annuler le vote ? Selon le magazine France football, les réponses à ces questions sont oui.

Le bi-hebdomadaire, publié ce mardi, évoque en Une un "Qatargate", mêlant corruption et arrangements, concernant l'attribution par la Fifa du Mondial-2022 au petit émirat du Golfe persique. En lettres blanches sur fond noir, le journal souligne que cette désignation "dégage une odeur de scandale qui oblige à se poser la seule question qui vaille: ce vote doit-il être annulé ?". Pour appuyer ses dires, le magazine cite un mail interne à la Fédération internationale de football association (Fifa), dans lequel son secrétaire général, Jérôme Valcke, écrit : "ils ont acheté le Mondial-2022". Depuis, il a plaidé pour une méprise et assuré que le ton du mail était "léger".
France football cite également le Suisse Guido Tognini, exclu de l'organisation en 2003. Celui-ci estime qu'il "existe de forts soupçons de compromissions" autour des membres de la Fédération internationale qui ont voté pour le Qatar le 2 décembre 2010.
Ainsi, le Qatar, dont la candidature était portée par un budget de 33,75 millions d'euros, se serait appuyé sur de puissants relais, comme Mohammed Bin Hammam, le président de la Fédération asiatique radié à vie en décembre dernier. Elle aurait également reçu le soutien de Julio Grondona, le président de la Fédération argentine et vice-président de la Fifa, et de Ricardo Texeira, l'ex-président de la Fédération brésilienne (CBF) qui a démissionné en mars du comité de la Fifa et de la CBF en raison d'accusations de corruption.

L'intervention de Sarkozy

 

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France football évoque aussi l'intervention de Nicolas Sarkozy dans ce dossier. Selon le bi-hebdomadaire, "une réunion secrète" s'est tenue à l'Elysée le 23 novembre 2010, soit une dizaine de jours avant le vote à la Fifa. Etaient présents le président de la République, le prince du Qatar, Tamin bin Hamad al-Thani, Michel Platini, le président de l'UEFA, et Sébastien Bazin, représentant de Colony Capital, alors propriétaire du Paris Saint-Germain, en proie à de grosses difficultés financières. "Au cours de cette réunion, écrit le journal, il a tour à tour été question du rachat du Paris Saint-Germain par les Qataris (effectif en juin 2011, ndlr), d'une montée de leur actionnariat au sein du groupe Lagardère, de la création d'une chaîne de sport (la future BeIn sport) pour concurrencer Canal + -que Sarkozy voulait fragiliser-, le tout en échange d'une promesse: que Platini (président de l'UEFA) ne donne pas sa voix aux Etats-Unis, comme il l'avait envisagé, mais au Qatar".

« FF » revient également sur les ambassadeurs de poids, Zidane, Guardiola et autres grands présidents de Fédérations nationales, qui ont donné leur voix au Qatar pour plusieurs millions d’euros. France-Football évoque même « la présence d’un certain nombre d’enveloppes non marquées qui contenaient chacune 40 000 dollars (environ 29 700 euros) et qui ont été distribuées aux délégués de l’Union caribéenne de football en 2011. » Le Qatar n’aurait donc reculé devant rien et aurait usé de tout son poids financier pour faire pression. « Tout ce qui se passe à la FIFA depuis des dizaines d'années, c'est la culture du sport pourri, a expliqué Guido Tognoni, ancien membre de la FIFA et écarté de l’association depuis 2003. Guido a été viré de l’instance dirigeante du foot mondiale en 2003 par Sepp Blatter après  13 ans de bons et loyaux services. Comme beaucoup d’autres, ce n’est qu’une fois parti, qu’il balance ses dossiers : « culture de la corruption et du sport pourri » où « tout le monde se tient par la barbichette ». Aujourd’hui conseiller en affaires, il n’hésite pas à  dénoncer les alliances politiques qui ont amené Sarkozy à pousser « en faveur du Qatar » ainsi que le monde musulman qui a beaucoup « œuvré pour promouvoir cette candidature ».  Sans compter Mohamed Bin Hammam, toujours lui, que craignait Sepp Blatter, le président de la FIFA. 

Ancien procureur pour le district sud de New-York, chargé de la criminalité financière et du terrorisme, Michael J. Garcia a été nommé en juillet 2012 président de la chambre d’instruction de la commission d’éthique de la Fifa. Jugé indépendant  de « la grande famille du football », il mène notamment une enquête  sur les conditions d’attribution des coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, émaillées de commissions diverses, compromissions et autres conflits d’intérêts complexes.   

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Au final, une instance sportive complètement vérolée, dont la seule implantation de son siège en Suisse en dit déjà long sur son souci de transparence financière, une politique d’attribution d’événements sportifs internationaux motivée par de seules considérations économiques comme autant de marchés à conquérir et une monarchie autoritaire pour laquelle le sport ne représente rien d’autre qu’un outil d’influence. L’attribution de la Coupe du Monde au Qatar aura au moins le mérite d’attirer l’attention des médias et du public sur les mœurs douteuses des instances dirigeantes et la culture de « tromperie » qui gangrènent le football à tous les niveaux. De même que sur l’instrument de lobbying économique, politique et diplomatique qu’est devenu ce qui n’était au départ qu’un sport.     

Le magazine conclut son enquête de 22 pages par une interrogation sur les dates de la Coupe du Monde-2022, qu'il sera difficile d'organiser aux dates habituelles (juin-juillet) en raison des températures excessives (50°C). Michel Platini a déjà proposé que ce Mondial soit disputé à l'automne (novembre-décembre). Selon France football, les Etats-Unis seraient "archifavoris pour récupérer le Mondial 2022 dans l'éventualité d'un retrait ou d'une mise à l'écart du Qatar".

"Toute la lumière doit être faite"

Interrogés par le journal, les organisateurs du Mondial-2022 ont déclaré : "nous avons obtenu l'organisation du Mondial-2022 en respectant du début à la fin les plus hauts standards d'éthique et de morale, tels qu'ils étaient définis dans les règlements et le cahier des charges". La Fifa, de son côté, n'a pas souhaité faire de commentaire, rappelant que sa commission d'éthique, présidée par l'Américain Michael Garcia, avait déclaré jeudi dernier qu'elle avait "l'intention de mener une enquête approfondie" sur les "allégations concernant des événements survenus dans le cadre de la procédure d'attribution des Coupes du Monde de la FIFA 2018 (à la Russie) et 2022". L'UEFA n'a pas encore réagi.

Le jour même de la sortie de l'enquête de France football, le Front national s'est emparé de l'affaire, dénonçant "le poids qu'exerce le Qatar sur les autorités françaises, UMP comme PS". Pour Florian Philippot, vice-président du FN, "toute la lumière doit être faite sur les conditions d'attribution au Qatar de la Coupe du Monde de football-2022. Les accusations du magazine France football sont très graves, mêlant collusion, compromission et même corruption".

 

Ci-après les communiqués de presse du Front National, le seul parti français à avoir réagi pour le moment :

 

- communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National

 

Toute la lumière doit être faite sur les conditions d’attribution au Qatar de la Coupe du monde de football 2022. Les accusations du magazine France Football sont très graves, mêlant collusion, compromission et même corruption. La Fifa en particulier doit faire oeuvre de transparence complète, alors que son action est largement mise en cause dans cette enquête.

Décidément toujours au rendez-vous dès le Qatar apparaît dans un dossier, Nicolas Sarkozy aurait aussi joué un rôle opaque qu’il convient de disséquer au plus près, notamment s’il s’est traduit par des prises de participation de l’émirat dans certaines de nos entreprises stratégiques.

Cette nouvelle affaire renforce l’urgence pour la France de prendre ses distances avec le Qatar et de le dire officiellement. Le copinage entre l’UMP, le PS et Doha avait hier un parfum d’indécence, il a aujourd’hui un parfum de scandale.

 

- Communiqué de Presse de Steeve Briois, Secrétaire Général du Front National

 

France Football semble confirmer aujourd’hui que l’obtention par le Qatar de l’organisation de la coupe du Monde 2022 ne s’est pas faite sans quelques pots de vins. Plus grave, ce sont les soupçons qui pèsent sur le parti pris de Nicolas Sarkozy et de Michel Platini en vue de cette obtention.

En plus de confirmer que le football professionnel est devenu un sport-fric où l’argent dicte tout au détriment de la méritocratie, du talent et de l’honneur, cette affaire confirme également le poids qu’exerce le Qatar sur les autorités françaises, UMP comme PS.

Le Qatar se sert du sport et des populations immigrées des pays occidentaux à des fins idéologiques, afin de recruter et former les islamistes de demain qui se retourneront contre leurs pays d’accueil.

Nos élites le savent, le cautionnent et l’alimentent. Si ce Qatar Gate se confirmait, c’en serait une énième démonstration.

 

Sources : France Football / diverses agences et presses /site FN

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