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Les prétentions cyniques et effarantes du milliardaire Sheldon Adelson

Publié par medisma sur 23 Mars 2012, 21:23pm

Catégories : #lintegral

 

  EuroVegas, future zone de non droit

 

Pour réaliser en Espagne son projet d’EuroVegas - un gigantesque complexe dédié au jeu - le milliardaire américain Sheldon Adelson* a transmis aux autorités espagnoles sa liste d’exigences : exemption de la TVA, des impôts sur le jeu, des cotisations sociales, réforme du code du travail, régime légal dérogatoire durant 30 ans, subventions européennes, don des terrains, autorisation de jeu pour les mineurs, autorisation de fumer dans les bâtiments etc.... Le cynisme brutal du promoteur de cette zone de non droit - que se disputent aujourd’hui Madrid et Barcelone, donne la mesure de ce qu’ont abandonné les nations européennes en se mettant à la merci des marchés et des fortunes privées : non seulement leur souveraineté, mais aussi leur dignité.

800px-Sheldon Adelson 21 June 2010 620x41315 milliards d’euros d’investissements, 260 000 emplois directs et indirects créés : tel est le deal que fait miroiter aux régions de Barcelone et de Madrid Sheldon Adelson, 16e fortune mondiale avec un patrimoine estimé à plus de 21 milliards de dollars et par ailleurs président et actionnaire principal de la société Las Vegas Sands, « l’empire du jeu ».

205087_10150161459708651_296941228650_6921842_8116760_n.jpgSon projet ? Créer en Espagne une « zone de jeu » identique à celles qu’il a déjà implantées au Nevada, à Singapour et à Macao : 6 casinos, 18 000 machines à sous, 3 terrains de golf, des théâtres et des cinémas, une douzaine d’hôtels, des centres commerciaux... bref, toute l’apparence d’un « paradis » dans un pays où le chômage atteint des records (plus de 20 % de la population active), où la récession frappera dur en 2012 et 2013, où la crise immobilière, née d’une spéculation sur le prix des biens et de conditions de prêts immobiliers délirantes (emprunts jusqu’à 50 ans), paupérise à vitesse grand V les classes moyennes qui ont eu la mauvaise idée d’acheter pour se loger.

Comme au football, Madrid et Barcelone, rivales traditionnelles, se disputent les faveurs du groupe Las Vegas Sands pour que ce complexe de jeu s’installe sur leur territoire. Et, comme au football où le Real et le Barça sont prêts à payer des sommes extravagantes pour attirer les meilleurs joueurs du monde, les deux villes sont prêtes à toutes les concessions pour convaincre Las Vegas Sands de les favoriser de son choix.

Toutes les concessions ? Jugez-en plutôt. Réparties en 5 thèmes par le journal espagnol El Pais qui a eu accès aux documents de travail des négociations en cours, cette longue liste donne une idée du rapport de forces qui s’est désormais établi entre puissance privée et (im)puissance publique :

1. Droit du travail

Modification du Code du travail afin d’assouplir « la rigidité des conventions collectives », notamment dans les secteurs présents dans le complexe de casinos (hôtellerie, restauration, jeu, commerces...) ;

Réduction du temps nécessaire pour admettre des travailleurs étrangers (hors UE) en Espagne, via la création d’un régime spécial qui accélèrera la délivrance d’un permis de travail ;

Exemption totale pendant deux ans des cotisations de Sécurité sociale, puis 50 % de remise les trois années suivantes. À compter de la 5e année, les travailleurs non espagnols pourront être rattachés au régime social de leur pays d’origine ;

Création d’un MBA spécialisé dans l’industrie du jeu ;

Appui du gouvernement à une demande de subvention d’aide à l’emploi de plus de 25 millions d’euros auprès de la Banque européenne d’investissement ;

Financement par les autorités publiques de 60 % des frais de formation des employés recrutés par Las Vegas Sands ;

Perception par Las Vegas Sands de subventions pour l’emploi, tant en ce qui concerne les emplois directs qu’indirects créés durant la construction du complexe.

2. Infrastructures

Prise en charge par les autorités espagnoles de la construction d’une nouvelle station de métro, d’une interconnexion avec le TGV, de nouvelles lignes d’autobus, de nouvelles routes et autoroutes...

Autorisation des vols en hélicoptère entre l’aéroport et le complexe de jeux, construction d’un ou plusieurs héliports dans le complexe ;

Suppression ou enfouissement des infrastructures de gaz, d’eau et d’électricité, renforcement des services d’urgence (pompiers, ambulances, etc.) dans le complexe...

3. Urbanisme

Cession gratuite, à Las Vegas Sands, de toutes les terres que les autorités publiques possèdent dans la zone ;

Expropriation des terres privées de la zone afin que Las Vegas Sands en prenne rapidement possession ;

Suppression des règles d’urbanisme, y compris des critères de construction, afin que Las Vegas Sands ait toute latitude pour construire.

4. Réglementation

Vote d’une loi spécifique, ne pouvant être modifiée pendant au moins 30 ans, déclarant le projet d’intérêt général, créant un régime dérogatoire en ce qui concerne le jeu et le commerce, supprimant les limites aux investissements étrangers dans les casinos ainsi que la nécessité d’une autorisation préalable si plus de 5 % du capital social change de mains ;

Autorisation d’accès aux casinos pour les mineurs, les majeurs incapables et les interdits de jeu ;

Modification de la loi sur le blanchiment d’argent avec, notamment, autorisation de transférer les fonds sans limites ;

Autorisation, pour les casinos, d’accorder des prêts aux joueurs, suppression des interdictions publicitaires concernant le jeu, modification de la législation sur les dettes de jeu qui réserve actuellement l’exécution des sanctions à la seule justice civile, légalisation du système d’intermédiaires et de « rabatteurs » incitant les joueurs potentiels à se rendre au complexe ;

Homologation automatique des jeux déjà autorisés dans d’autres pays de l’Union européenne ou aux États-Unis, autorisation donnée à Las Vegas Sands pour approuver de nouveaux jeux et traiter des questions administratives afférentes ;

Création d’une commission des jeux, formée de membres du gouvernement régional et d’« experts indépendants » ;

Autorisation de fumer dans les espaces clos à l’intérieur du complexe, liberté totale des horaires dans tous les commerces.

5. Fiscalité

Remboursement de la TVA aux entreprises du complexe, statut de « zone franche » (donc, pas de paiement de TVA ni de taxes) pour les joueurs extra-communautaires ;

Suppression des taxes et simplification des procédures pour tous les produits importés qui rentrent dans le complexe ;

Modification des règles fiscales d’amortissement, de déduction du résultat fiscal, d’imposition des non-résidents et des impatriés ;

Exemption pendant 10 ans de la taxe sur les jeux ;

Réduction de 95 % de l’impôt sur les transmissions patrimoniales, ainsi que des impôts fonciers ;

Réduction de 50 % de l’impôt sur les activités économiques ;

Négociation préalable et obligatoire avec Las Vegas Sands avant toute entrée en vigueur de nouvelles taxes.

Pour effarantes qu’elles paraissent, les prétentions de Las Vegas Sands n’en sont pas moins, dans leur globalité, accueillies avec bienveillance tant à Madrid qu’à Barcelone. Les représentants d’Adelson n’ont d’ailleurs pas caché qu’ils donneraient la préférence à la ville qui leur ferait le plus de concessions, d’où la déclaration de la présidente de la région de Madrid : « s’il faut effectuer des modifications légales qui sont en accord avec mes principes, elles se feront. »

Cet accord en voie de conclusion entre une TGE (très grande entreprise) et les responsables politiques d’une région et d’un État illustre parfaitement le transfert de pouvoirs et compétences des autorités publiques vers les TGE que nous avons analysé dans plusieurs billets. On y retrouve en effet la plupart des caractéristiques de la décadence des États-nations :

remplacement de la loi par le contrat, lequel acquiert ainsi une force supra-législative, au mépris absolu de la pyramide des normes juridiques qui, de la Constitution au simple arrêté municipal, sert de fondement à tout notre système juridique ;

« liquéfaction » complète des individus, coupés de leurs racines culturelles et nationales : Las Vegas Sands ne dissimule même pas son intention d’aller chercher des employés dans des pays à très bas salaires et sans protection sociale et de les transposer « tels quels » en plein milieu de l’Europe, des pions que l’on déplace sur un échiquier planétaire, et que l’on remplacera dès que les signes d’usure apparaîtront ;

création d’une zone de « non-droit », ou plutôt d’une zone placée sous la quasi-juridiction d’une TGE. Nous y voyons là l’indicateur d’une évolution dont nous avons tracé les contours dans Après le capitalisme : la primauté de la force : des entreprises privées prennent de facto le contrôle par la force d’une zone géographique. Nous n’en sommes plus très loin : la présence de la milice privée qui assurera demain l’ordre dans la zone des casinos sera la confirmation, s’il en était besoin, de la confiscation des prérogatives publiques qui est en train de s’opérer en Espagne.

Il est de surcroît significatif que ce « déshabillage » de l’État-nation s’opère au profit d’une activité - le jeu - qui n’apporte aucune valeur ajoutée à la collectivité. Nous retrouvons ici - pardonnez les références multiples à cette période - une caractéristique de la chute de l’Empire romain : quand le système s’effondre, il faut bien occuper la plèbe et détourner son attention de la gravité de la situation, que ce soit en multipliant les jeux du cirque ou les bandits manchots.

On aurait pu à la rigueur comprendre que des avantages du type de ceux exigés par Las Vegas Sands soient accordés pour bâtir une Silicon Valley européenne qui aurait eu pour objectif d’attirer chercheurs et entreprises high tech du monde entier. Mais il ne s’agit ici que de recréer un ersatz de Circus maximus, un monde d’illusions et d’oubli de la réalité.

Le précédent espagnol pourrait bien faire des émules : selon nous, le jour n’est pas très éloigné où, sur le territoire d’un État membre de l’Union européenne, on installera une « zone franche » où des entreprises de type Foxconn implanteront leurs usines dans le cadre d’un contrat qui se résumera à : « nous ne payons pas d’impôts, nous faisons la loi et nous maintenons l’ordre selon nos critères à l’intérieur de la zone, remerciez-nous de proposer un peu de travail à vos nationaux, mais à nos conditions »... celles du contrat de servage du XXIe siècle.

Sur le web :   El Païs : Leyes a medida para la capital del juego (liste des exigences) / El Païs : El Gobierno acepta estudiar la lista de exigencias para construir Eurovegas / CI


Qui est réellement Sheldon Adelson ?

 Histoire d'une "success story"

001b641c_medium-copie-1.pngSheldon Adelson est une grande figure dans l'industrie du casino international. Ce milliardaire figure parmi les plus grandes fortunes du monde ( 6ième fortune selon Forbes 2007 ndlr) et Adelson n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Né en 1933 d'un père chauffeur de taxi et d'une mère tenant un magasin de tricot; Sheldon Adelson grandit dans une famille juive dans la banlieue pauvre de Dorchester à Boston, dans l'état du Massachusetts. A douze ans, il fait ses premières armes dans le monde du business et emprunte 200 dollars pour vendre des journaux dans la rue.

Sheldon Adelson est un entrepreneur hors pair et devient courtier en prêt avant de se lancer dans le conseil en investissement puis en occupant le poste de consultant financier. Dans toute sa carrière, Adelson a créé une cinquantaine de sociétés mais un de ses plus beaux coups d'éclats reste le COMDEX. En 1979, il crée le salon informatique Comdex (abréviation de Computer Dealers Exhibition ndlr) qui faisait partie des plus grands événements du monde de l'informatique et se tenait à Las Vegas. La première convention a eu lieu au MGM Grand (aujourd'hui appelé Bally ndlr). Au fil des années, cet événement est devenu le plus grand rassemblement du monde informatique. En 1987, 100 000 personnes du monde entier se donnaient rendez-vous à cette convention et 125 000 personnes un an plus tard. COMDEX s'exportait même à l'étranger et des salons avaient lieu en Europe et au Japon. Le revenu net de la société atteignait les 250 millions de dollars. En 1995, Adelson se sépare de son "bébé" pour la modique somme de 860 millions de dollars à la société japonaise Softbank. Sa fortune assurée, Adelson décide d'aller plus loin en se consacrant à temps plein à un secteur d'activiteé en pleine expansion: les casinos. Son premier business avec les casinos remonte à 1988 où il acquiert le Sands de Las Vegas pour 128 millions de dollars au milliardaire Kirk Kerkorian.

Adelson revoit la stratégie de l'hôtel casino Sands et réinjecte 150 millions de dollars pour monter de toute pièce un centre commercial et effectuer de gigantesques travaux à l'hotel. De plus, un centre de convention s'ouvre dans l'hôtel casino qui a coûte 60 millions de dollars supplémentaires et qui accueillera les shows d'Interface (une des sociétés associées d'Adelson ndlr). En 1996, Adelson détruit le Sands Hotels & Casino pour batir un casino à l'image de Venise: The Venetian voit le jour en 1999. Son architecture se base sur la ville des amoureux avec un vrai cours d'eau et des gondoles. Le Venetian hôtel deviendra un des complexes les plus importants de las Vegas et ce casino fait la une dans tous les médias du monde. Un monstre de casino était né. En 2004, le Palazzo et ses 3 000 chambres, se situant au nord du Venetian, sort de terre après avoir déboursé près de 1,8 milliard de dollars. Il investit dans un concept qui ne se base plus uniquement sur les jeux de casino mais sur le divertissement en proposant des concerts, des salons pour des congrès, des restaurants et des centres commerciaux. En véritable visionnaire, Adelson avait compris avant tout le monde l'intérêt de faire un complexe ne reposant pas uniquement sur le casino mais sur le plaisir et le divertissement.

A la tête de la prestigieuse société Las Vegas Sands Corporation, Sheldon Adelson voit en Macao le prochain eldorado des casinos internationaux. A l'heure où le gouvernement Macanais délivre des licences de jeux aux opérateurs étrangers, Sheldon Adelson saute sur l'occasion pour construire un casino. Le milliardaire Stanley Ho a régné en maître durant des décennies et profitait de sa situation de monopole pour gérer tous les casinos de Macao. Pourtant, des concurrents américains comme Sheldon Adelson se sont emparés de son lopin de territoire et de son marché pour lui rafler la mise. Adelson fut le premier américain à recevoir la licence de jeu à Macao et créa, en 2004, le Sands Macao pour la bagatelle de 250 millions d'euros. L'inauguration de ce temple de jeu a a faillit tourner à l'émeute avec 30 000 chinois qui se dirigèrent vers les 800 machines à sous et les 350 tables de jeux. Le Sands comptabilise environ 20 000 visiteurs par jour et tout a été pensé pour satisfaire les chinois jusqu'au moindre détail. Ainsi, le quatrième étage de l'hotel n'existe pas car ce chiffre est l'équivalent de notre chiffre porte-malheur: le numéro13. Puis, Adelson décide de construire à l'identique le Venetian de Las Vegas à Macao.

the-venetian.gif Pour mener à bien son projet, Adelson a déboursé pas moins de 1,5 milliard d'euros pour que les touristes et joueurs de casinos trouvent tout dans un même lieu: hôtellerie, conférences, spectacles, boutiques, restaurants...pour résumer une ville dans la ville. Cet investissement gigantesque a été remboursé en un temps record (seulement en 18 mois! ndlr) et devrait générer des milliards de dollars de recettes dans le futur. Des experts prévoient, d'ici 2010, 24 milliards de dollars de dépenses des visiteurs dans le divertissment dans l'ancienne enclave portugaise. Les chiffres du casino The Venetian Macao donnent le tournis avec ses 350 boutiques, 3 000 suites, 850 tables de jeu, 4 500 machines à sous, 30 restaurants et un stade de 15 000 places. Le divertissement prend une place importante dans le chiffre d'affaires et des événements connus dans le monde entier se produisent dans les casinos de Sheldon Adelson. Par exemple, le Venetian Macao propose à ses visiteurs le spectacle chinois Zaia du Cirque du Soleil ou encore le Blue Man Group au casino The Venetian de las Vegas.

Le magnat américain ne compte pas s'arrêter là et poursuit son aventure à Singapour où il a reçu l'obtention d'exploitation d'une licence de jeu. Le Marina Bay Sands, son nouveau terrain de jeu à Singapour, lui a coûté 3,5 millions de dollars. Son objectif est de créer des centres de divertissement dans le monde entier comme il en existe à Las Vegas ou Macao. Le concept est de proposer un tas d'activités aux visiteurs comme des restaurants, discothèques, centres commerciaux, jeux de casino, salles de spectacles ou encore des salles de conventions. Le chiffre d'affaires des casinos ne représentent seulement 40% du chiffre d'affaires total et les casinos français copient le concept américain qui marche depuis des décennies.

Son clan familial

sheldon_et_miriam_adelson.jpgPère de cinq enfants, Sheldon Adelson est marié depuis 1991 avec le docteur Miriam Ochshorn. Miriam est née à Tel Aviv et elle est une grande spécialiste de l’effet des drogues sur le système immunitaire. Les parents de Miriam, Menucha et Simha Farbstein, ont dû quitter la Pologne avant que la shoah ne fasse des millions de victimes. De nombreux membres de sa famille n'ont pu échapper à cette tragédie. Miriam a étudié à l'Université Hébraïque de Jérusalem et a est diplômée de Microbiologie et Génétiques. Durant ses deux années de services militaires, elle travailla dans le département des recherches biologiques et continua ses études médicales une fois son devoir civique terminé. Au fil des années, Miriam Adelson s'est spécialisée dans le traitement des dépendances à la drogue. Aujourd'hui, elle se retrouve à la tête de deux centres médicaux de recherches pour lutter contre la dépendance aux drogues s'appelant  Dr. Miriam and Sheldon G. Adelson Clinics  research. Il existe dans le monde deux centres dont un dans la ville de Tel-Aviv, au Sourasky Medical Center, en Israel et un second à Las Vegas dans l'Etat du Nevada. Ces deux centres ont traités des milliers de patients atteints d'addiction aux drogues dures notamment la cocaine et l'héroine. D'autres cliniques financées et dirigées par le couple Adelson sont en phase d'ouverture.


Ses liens étroits avec Israël

Sheldon Adelson est un ami intime et un fervent supporter de l'ancien premier ministre israëlien de Benjamin Netanyaou (leader du likoud, partie de droite ndlr). Marié à une israëlienne et de confession juive, Sheldon Adelson n'a jamais caché son attachement pour Israël et il est l'un des plus grands donateurs. Il finance à coups de millions de dollars, chaque année, les programmes Taglit qui aident les jeunes, du monde entier, de 18 à 26 ans, à visiter Israël pour la première fois. Pour fêter le 60ième anniversaire de l'Etat d'Israël, Adelson a fait don de 60 millions de dollars. Certaines déclarations d'Adelson ont suscité la polémique notamment dès lors qu'il a ouvertement critiqué la position du AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) au sujet des palestiniens (Adelson est un des plus grands donateurs de l'AIPAC ndlr). Fervent homme de droite, il ne mâche pas ses mots sur la politique israëlienne et plus précisement lors du retrait de la bande de Gaza où il était farouchement opposé.

Sheldon Adelson a vécu une ascension fulgurante et a travaillé dur pour arriver parmi les plus grandes figures du monde du casino. Il a construit un empire gigantesque et a amassé une fortune considérable. La crise économique mondiale de septembre 2008 a fait de lui l'un des milliardaires qui a perdu le plus d'argent en si peu de temps. Selon Forbes, 17 milliardaires ont perdu plus d'un milliard de dollars (Warren Buffet en aurait gagné huit ndlr) et Sheldon Adelson en aurait perdu quatre. Sa fortune serait tombée de 15 à 11 milliards de dollars.. il a assez d'argent pour terminer sa vie de la meilleure manière qu'il soit et pour assurer un train de vie confortable aux membres de sa famille et ce pour plusieurs générations.

Source : casinoweb

 

 

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