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Maroc : Crise économique, fonctionnaires fantômes, délocalisations et relocalisations...

Publié par medisma sur 17 Juin 2012, 14:36pm

Catégories : #lintegral

Lus pour vous :

Le Maroc va-t-il sombrer dans la crise économique?

maroc-Une_980.jpg «Franchement, l'économie marocaine se porte pas mal aujourd'hui», déclarait, confiant, Moulay Hafid Elalamy, un des hommes d’affaires les plus influents du royaume, comme le rapporte. Méthode Coué d’un éternel optimiste, qui croit dur comme fer que la crise européenne recèle, a contrario, un gisement d'opportunités?

L’impact de la crise en Espagne sur le Maroc, dont il est un des partenaires économiques essentiels dans la région, se fait d’ailleurs déjà sentir d’après Le Figaro. En tout cas, son avis n’est pas partagé par le Centre marocain de conjoncture (CMC), au vu des inquiétudes exprimées par l’un de ses experts interviewé par L’Economiste:

«Parler de faillite en l’état actuel des choses est un peu prématuré. Mais la situation de nos finances publiques est très préoccupante. Nous pouvons considérer que les conditions sont réunies pour basculer dans une crise économique, financière et sociale», prévient Tarik El Malki, membre du comité scientifique du CMC.

Il faut dire que tous les indicateurs sont au rouge. Selon les dernières estimations de la loi de Finance, le déficit du Trésor public devrait atteindre 9,2% du PIB, fin 2012, un record en la matière qui risque fortement de dégrader la note du Maroc à l’international.

«Une véritable fuite en avant que connaissent les déficits des fonds publics depuis plusieurs années: en quatre ans, ces derniers se sont en effet multipliés par quatre, passant de 2,2% du PIB en 2008 à 9,2% en 2012», fait remarquer Yabiladi, qui parle «d’alerte rouge pour les finances publiques».

Face à cette situation extrêmement préoccupante, les pouvoirs publics ont décidé d’augmenter en urgence les recettes de l’Etat. En témoigne la forte hausse (20%) décidée sur les carburants. Une mesure qui pénalise déjà les rouages de l’économie, d’après Afrik.com.

Cela dit, cette stratégie d’augmentation des recettes a ses limites, tant les ressources à ce niveau sont étriquées. Les recettes fiscales sont en berne, la balance commerciale fortement déséquilibrée, sans parler de la morosité qui frappe les secteurs clés de rentrées de devises, comme le tourisme.

Reste alors au gouvernement, pourtant élu sur un programme éminemment social, de se décider à une politique de rigueur en réduisant de manière drastique le train de vie de l’Etat. Une situation qui rappelle le long tunnel de la politique d’ajustement structurel imposé par le Fonds monétaire international (FMI), dans les années 80, et qui avait provoqué de sérieux soubresauts sociaux.

Dans un contexte politique délicat, l’annonce de l’abandon des subventions aux produits de base devenues trop coûteuses pour le budget, asphyxié par des cours du pétrole en forte hausse, est de nouveau source de tensions sociales, surtout que l’Etat n’ose toujours pas s’attaquer aux lourdes dépenses de souveraineté que sont le budget de la Cour royale, celui de l’armée ou encore des chantiers de prestige.

«Face à l’impopularité d’une telle politique, et aux conséquences houleuses qu’elle pourrait avoir, la rigueur devrait rester, pour l'instant, à la douceur des économies de bout de chandelles», conclut Yabiladi.

Lu sur Yabiladi, Le Figaro

 Maroc - Comment chasser les fonctionnaires fantômes?

Des travailleurs payés mais qui ne travaillent pas. En France, on appelle cela des emplois fictifs, au Maroc ce sont des fonctionnaires fantômes.

Et le phénomène est loin d’être anodin même s'il est compliqué de le quantifier précisément, explique le magazine économique marocain La Vie Eco.

Les chiffres oscillent entre 15.000 et 60.000, certains même se risquent à l’instar du ministre délégué en charge de la Gouvernance et des Affaires générales Najib Boulif, il y a quelques mois, à avancer des «faux» effectifs de 90.000 personnes.

Les rumeurs qui circulent à propos de ces postes vacants sont difficilement vérifiables. Mais elles sont encouragées par les jeunes diplômés qui peinent à trouver du travail dans un pays rongé par le chômage pour cette catégorie de population —30% des 15-29ans sont sans emploi—. Payer des personnes qui ne travaillent pas leur semble absurde et surtout injuste.

En 2005, le gouvernement marocain avait déjà tenté d’estimer ces chiffres et surtout d’éradiquer ce phénomène.

Une circulaire du Premier ministre avait demandé à toutes les administrations publiques d’envoyer un compte rendu détaillé des personnes qui travaillaient dans les différents services de l’Etat (collectivités locales, ministère…) pour confronter cette liste avec celle du budget de la Trésorerie Générale du Royaume qui verse les salaires.

«Un premier travail de contrôle des effectifs avait permis à l’époque de dresser une liste d’environ 7.000 fonctionnaires qui se trouvaient dans une situation administrative «floue». Un second tri ramènera toutefois cette liste à une centaine de personnes, réellement fantômes, puisqu’elles étaient complètement perdues dans la nature».

Depuis cette année-là, La Vie Eco explique que l’Etat marocain a réussi à épingler 150 fonctionnaires fantômes par an, au moins dans les administrations étatiques.

Les administrations locales, elle, ne font pas l’objet d’un tel contrôle et c’est peut-être là que les fonctionnaires fantômes sont les plus nombreux.

C’est pourquoi le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration a décidé de prendre le taureau par les cornes avec une nouvelle approche. Cela consiste, à travers un texte législatif, de responsabiliser tous les chefs hiérarchiques directs, les plus à même à déterminer si un salarié vient pointer tous les matins, ou pas.

Lu sur La Vie Eco

 Pourquoi le ministre Arnaud Montebourg inquiète les Marocains

Arnaud Montebourg souhaiterait voir revenir en France les centres d'appels des opérateurs télécoms, largement délocalisés à l'étranger et notamment au Maroc où cette activité est en pleine expansion.

Selon le quotidien Les Echos, le ministre français du Redressement productif entend ainsi «parer aux risques de destruction d'emplois que pourrait subir la filière».

«L'idée n'est pas complètement neuve: en 2004, Jean-Louis Borloo, puis, en 2010, Laurent Wauquiez ont tenté d'inciter les opérateurs à relocaliser l'emploi en France. Sans succès. L'économie des pays concernés, Maroc et Tunisie en tête, dépend largement de ce secteur. Les affaiblir est politiquement difficile», ajoute Les Echos.

Sous Sarkozy, l'intervention des autorités marocaines avait dissuadé la France de s’engager sur cette voie. En sera-t-il de même avec les socialistes aujourd’hui? Pas si sûr, France Telecom a déjà répondu favorablement à l’appel du ministre, il est vrai sous certaines conditions.

Selon Bercy, le nombre d’emplois délocalisés a été multiplié par 6 entre 2004 et 2009, passant de 10.000 à 60.000.

Le prix d'une heure en centre d'appel implanté en France, facturé donc aux opérateurs, est de l'ordre de 30 euros, avec une tendance à la baisse vers 25 euros. Au Maroc, ce tarif est d'environ 15 euros et au Sénégal, il peut descendre à seulement 10 euros, selon un expert cité par L’Usine Nouvelle.

«Toutefois, il est inconcevable de conclure hâtivement que les délocalisations détruisent l’emploi dans l’Hexagone» pense pour sa part Hicham El Moussaoui analyste sur UnMondeLibre.org.

Il en veut pour preuve que le secteur de la relation clients continue de créer de l’emploi en France.

«En 2009, et malgré la crise, la filière a créé plus de 10.000 emplois en France contre seulement 5.000 emplois au Maroc, soit deux fois plus. Aussi, la majorité des centres d'appels se trouvent encore en France: 80% du chiffre d'affaires de ces sociétés a été réalisé sur le territoire en 2008, contre 20% pour les centres "offshores", selon le SP2C (Syndicat des professionnels de centres de contacts» explique-t-il.

L’enjeu serait donc plutôt politique, la gauche ayant à maintes reprises avancé que la «désindustrialisation de la France» était principalement due à l’implantation de nouvelles usines françaises dans les pays du Sud aux dépends des centres de production existants sur le territoire national, comme ce fut le cas pour Renault à Tanger.

Alors que le royaume tente à tout prix de s’assurer la bienveillance du nouveau pouvoir en France sur de nombreux dossiers, la volonté affichée par Arnaud Montebourg sur celui des délocalisations est perçue comme une menace sérieuse. Pour Rabat, le chantre de la «démondialisation» a toujours eu un tropisme pour l'Algérie, un pays avec qui il a des attaches généalogiques et qui ne craint pas les velléités protectionnistes de la France.

Lu sur Les Echos

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