Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Prévisions économiques et financières pour 2012

Publié par medisma sur 4 Janvier 2012, 19:49pm

Catégories : #lintegral

Le keynésianisme nous a ruinés et continuera de le faire tant que les pouvoirs publics ne se résoudront pas à accepter le « grand ajustement » et à réformer le Système monétaire international !

 

baisse-tauxLes pouvoirs publics (Etats et banques centrales), appliquant depuis des décennies la fausse théorie socialiste keynésienne à savoir que l’accroissement continu des dépenses et le recours illimité au crédit favoriseraient la croissance économique, ont mis en place un Système nécessairement insoutenable alimenté par la double création exponentielle d’endettement collectif et de fausse monnaie ex nihilo. Tout cela étant accompagné d’innombrables véhicules financiers à effet de levier gagés sur le néant (les produits dits « dérivés » ou « titrisés » comme les « subprimes »), qualifiés par Warren Buffet d’« instruments de destruction massive », supposés à tort diffuser les risques mais qui en réalité les concentrent et donc périodiquement explosent en ruinant leurs détenteurs. Ce qui a progressivement abouti à la crise monétaire, financière, économique et sociale globale actuelle que l’on ne saurait imputer au libéralisme -lequel n’est hélas plus appliqué depuis longtemps- mais au seul dirigisme des pouvoirs publics. Une évolution que Ludwig von Mises, le plus clairvoyant économiste du XXe siècle, avait déjà relevée en constatant que « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales » ! 

 L’augmentation continue des déficits budgétaires et de l’endettement public comme privé (que les mesures récentes d’austérité prises en Europe trop tard ne diminueront pas, étant donné que dans des économies en récession la dette augmente mécaniquement dès lors que les recettes des Etats chutent et que s’accroissent leurs dépenses), mais aussi les politiques monétaires dites de Quantitative Easing (c’est-à-dire de monétisation sans fin -directe ou indirecte- des dettes étatiques et bancaires devenues non remboursables), sans compter la fixation de taux d’intérêt à court terme aberrants voisins de zéro comme si l’argent pouvait être gratuit, ont conduit tant aux USA qu’en Europe les agents économiques -ainsi abreuvés de faux signaux- à investir de façon erronée leurs avoirs durement gagnés par leur travail. En particulier, parce qu’ils sont incités à spéculer au moyen d’instruments improductifs -n’enrichissant que les « banksters »- dont le développement anarchique finira par une débâcle généralisée. Ce qui correspond bien au plan keynésien criminel d’« euthanasie des rentiers », alors que sans épargne aujourd’hui il n’y a pas d’investissement demain. A cet égard, le sauvetage temporaire, depuis l’éclatement de la crise actuelle en 2007, des grandes banques privées par les Etats et les banques centrales -qui n’en avaient pas les moyens- a constitué une erreur majeure. Alors qu’il eut fallu organiser la faillite de toutes celles qui n’étaient plus solvables et le remboursement progressif de leurs déposants pour purger le Système en mettant un terme définitif aux pratiques de privatisation des gains (en faveur des « banksters » précités) et de socialisation des pertes (supportées par les contribuables) à la source de la corruption rampante des « élites » financières et politiques. D’autant que si les pouvoirs publics cessaient de jeter des centaines de milliards par les fenêtres au seul bénéfice à court terme d’un secteur bancaire parasitaire et hypertrophié, ou dans des plans dits de « relance » qui n’accroissent que les déficits, ils pourraient rembourser leurs dettes et même baisser les impôts des contribuables, ce qui est le meilleur moyen de dynamiser la consommation.

Le même Ludwig von Mises, a écrit dans son principal ouvrage “L’action humaine” (gratuitement disponible en Français sur le site internet d’Hervé de Quengo): “Il faudra bien que l’on comprenne que les tentatives d’abaisser artificiellement, par l’extension du crédit, le taux d’intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu’à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d’une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l’activité industrielle et commerciale… Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec… Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant d’une expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt de volontaire de la création monétaire ou bien plus tard avec l’effondrement de la monnaie qui est en cause.”

1323877173-20.jpgVoilà exactement pourquoi l’Europe et les USA (dont les statistiques en particulier du chômage et de l’inflation ne sont pas sincères) sont entrés l’une dans une récession économique et les autres en croissance zéro, que tous les Quantitative Easing sont incapables d’enrayer mais ne font qu’aggraver, parce que le « boom économique résultant d’une expansion du crédit » que les Etats et les banques centrales ont organisé ne peut pas finir autrement. Etant donné que l’on ne règle pas des situations structurelles d’insolvabilité des Etats ou des grandes banques privées comme de simples crises temporaires de liquidités par la création de toujours plus de dettes et de fausse monnaie, ni par l’extension à l’infini des bilans des banques centrales dorénavant constitués de créances pourries invendables alors qu’elles ne devraient avoir comme réserves que des métaux précieux. Contrairement aux délires keynésiens qui continuent de faire des ravages, la dette et la création monétaire excessives sont partout et toujours l’antichambre de la faillite.

 Et von Mises d’ajouter : “Le boom ne peut durer qu’aussi longtemps que l’expansion du crédit continue à un rythme toujours accéléré. Le boom prend fin aussitôt que des quantités supplémentaires de moyens fiduciaires ne sont plus jetées sur le marché de l’emprunt. Mais il ne pourrait pas durer éternellement, même si l’inflation et l’expansion du crédit devaient se poursuivre sans fin. Il rencontrerait alors les barrières qui empêchent l’expansion infinie du crédit de circulation. Il conduirait à l’explosion du boom et à l’effondrement du Système monétaire tout entier… Si l’expansion du crédit n’est pas arrêtée à temps, le boom se transforme en un boom explosif, la fuite vers les valeurs réelles commence et la valeur de la monnaie s’effondre… Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général” ! (dont les principaux coupables sont les « pompiers-pyromanes » Bernanke, Draghi, King et consorts). Il est donc faux de croire que les banques centrales peuvent créer de façon illimitée de la monnaie sans que finalement elles perdent toute crédibilité et que ladite monnaie, après avoir perdu toute utilité parce qu’ayant disparu dans la « trappe à liquidités », ne soit pas finalement l’objet d’un refus des peuples de continuer de s’en servir. Nul -qu’il s’agisse des personnes privées ou morales comme des pouvoirs publics- ne peut impunément dépenser l’argent qu’il n’a pas, sinon il fait tôt ou tard faillite.

Ayant compris cela, on admettra une fois pour toutes que les banquiers centraux du XXe et du XXIe siècle, les plus grands faux-monnayeurs de l’histoire, pas plus que les Etats, n’ont rigoureusement aucun moyen d’éviter la dépression -successivement déflationniste puis hyper-inflationniste- et l’écroulement de la valeur de toutes les monnaies fiduciaires de papier les unes après les autres qui précédera, coïncidera avec, ou suivra la grande chute des actifs de papier (la plupart des actions et obligations sauf celles de première qualité), basés sur une pyramide de dettes gagées sur le néant qui a commencé de s’écrouler en Occident. Ecroulement qu’aucune mesure keynésienne ne pourra stopper mais seulement repousser pour quelques temps, tout en aggravant son issue finale du fait même des manipulations supplémentaires toujours plus considérables employées pour retarder l’inéluctable. Comme la mise à disposition des grandes banques zombies européennes -parce que beaucoup sont en faillite virtuelle- le 21 décembre 2011 de prêts directs sur 3 ans pour 490 milliards d’euros à un très faible taux d’intérêt par la BCE, euros qu’elle ne possédait pas mais qu’elle a créés pour l’occasion. Une manœuvre qui fragilisera encore plus le bilan de ladite BCE sans parvenir à faire baisser sensiblement et durablement les taux d’intérêts des obligations émises par les PIIGS, dont les banques zombies continueront de se défier parce qu’elles en sont déjà bourrées et que cela les ruine. A cet égard, contrairement aux déclarations irresponsables qui se multiplient, l’euro ne serait pas sauvé par un gigantesque Quantitative Easing que la BCE mettrait en place, cédant à la panique et violant les traités européens comme ses obligations statutaires qui lui interdisent de financer les Etats (plus encore qu’elle ne le fait déjà de façon discrète mais illégale). Parce qu’alors la valeur de cette monnaie en quelques jours voire semaines s’effondrerait, peut-être à parité avec le dollar US (ainsi que la monnaie US l’a expérimenté en sens inverse lors des deux Quantitative Easing de Bernanke contre l’euro qui était passé entre mi 2010 et mi 2011 de 1,19 à 1,49 USD). Ce qui, après une éventuelle embellie très temporaire des actions partout dans le monde et des obligations d’Etat européennes, aggraverait tout parce que la zone euro passerait de la récession à la stagflation (récession + inflation). Nonobstant le fait que, lorsque les pouvoirs publics (en l’occurrence la banque centrale) violent l’Etat de droit, l’insécurité devient totale et les citoyens sont fondés à résister par tous moyens à l’oppression, ce que ne manquerait pas de faire le peuple allemand (tout en éjectant Merkel en réalité complice de ces manipulations) si la BCE continuait de s’affranchir des règles de bon sens qu’elle doit impérativement respecter. Idem pour la question du consentement du peuple à l’impôt, constamment violé par les gouvernements actuels alors qu’il s’agit du principe essentiel de tout Etat démocratique, ce qui explique en partie le refus justifié du gouvernement anglais de Cameron d’accepter le projet de Pacte intergouvernemental européen du 9 décembre 2011. Et l’on en revient à Jacques Rueff qui écrivait : « Exigez l’ordre financier ou acceptez l’esclavage » ! On a déjà fait des guerres ou des révolutions pour bien moins que cela. Attention que la quasi-dictature des pouvoirs publics actuels sur les populations, dans leur grande majorité paupérisées à l’extrême, qu’ils n’associent jamais à leurs décisions importantes, ne finisse pas de la même façon…

433251-copie-1.jpgIl n’y a pas d’autre solution pour sortir de la crise actuelle que de laisser le « grand ajustement » (via des restructurations de dettes et/ou des défauts de paiement étatiques et bancaires en masse) se produire, lequel peut seul mener, à l’issue d’un long et pénible processus de “destruction créatrice” (selon la formule de Joseph Schumpeter), à une authentique reprise économique durable parce qu’enfin auto-entretenue par les forces du marché libre. Mais surtout de couper tout lien entre les pouvoirs publics et la création monétaire, qui doit être basée soit sur un mécanisme automatique limitant sa production comme l’étalon-or (ce qui avait la préférence de Ludwig von Mises et de Jacques Rueff), soit sur la liberté de création de monnaies non étatiques concurrentes par les agents économiques en mesure de le faire (ce qui avait la préférence de Friedrich von Hayek). Toute l’histoire montre que la monnaie à cours forcé, a fortiori de papier, lorsqu’elle est directement émise ou bien « dirigée » par les pouvoirs publics, est toujours frauduleusement utilisée aux fins de servir leurs seuls intérêts ou ceux de quelques groupes parasitaires avec lesquels ils sont liés. Ce qui a fait écrire à Charles Rist : « Une monnaie de papier est une créance sur un inconnu, sur un pays ou sur un gouvernent dont personne ne peut prévoir à l’avance les aventures politiques, sociales ou financières et les décisions arbitraires » !

Pour les raisons exposées précédemment, comme rien n’est fait pour sortir du keynésianisme ni pour rétablir la valeur pérenne des monnaies, c’est d’abord la zone euro à l’évidence « non optimale » qui devrait imploser et sa monnaie unique européenne qui devrait chuter vers 1,15 - 1,20 contre le dollar US en 2012, pour autant qu’elle puisse continuer d’exister sous sa forme actuelle, ce dont nous doutons puisque tout indique que plusieurs Etats appartenant à ladite zone devraient être contraints d’en sortir pour rétablir leurs anciennes monnaies nationales qu’ils pourraient alors dévaluer -tout en convertissant leurs dettes dans les dites monnaies légalement en vertu de la « Lex Monetae »- afin d’éviter l’asphyxie. Tant que la plupart des pays de la zone euro resteront non compétitifs, donc incapables d’atteindre une croissance autonome via des excédents réguliers de commerce extérieur, leur situation ne pourra que se dégrader jusqu’à devenir intenable et ils ne pourront jamais rembourser leurs dettes ce qui ruinera leurs citoyens.

SARKOMBRE.jpgUn pays comme la France (au lieu de rester à la remorque de l’Allemagne alors qu’elle ne peut et ne doit pas adopter le modèle germanique) devrait au plus vite revenir à sa monnaie nationale et pratiquer la méthode que Charles de Gaulle employa dès son retour au pouvoir en 1958, pour tirer un trait sur la gabegie financière de la IVe République, à savoir dévaluer de 17,55% puis, une fois la reprise économique enclenchée par quelques réformes simples et rapides libérant les énergies individuelles et collectives (le plan Rueff-Armand), les excédents de commerce extérieur revenus, laisser le taux de change naturellement s’apprécier, rembourser les dettes, accumuler ensuite des réserves en or (de Gaulle s’étant constamment battu pour son rétablissement comme étalon monétaire) au lieu de fausses monnaies et pratiquer l’équilibre budgétaire le plus strict, ce qui valut ensuite à la France quinze ans de croissance, de prospérité et de plein-emploi sous les présidences de Gaulle puis Pompidou après l’instauration du « nouveau franc ». Jusqu’à ce que Giscard d’Estaing arrive à la présidence en 1974 et que le grand désordre monétaire international en général (l’instauration définitive des taux de change flottants comme l’éviction officielle de l’or du SMI par les Accords de la Jamaïque en 1976 que Giscard a signés) et des finances publiques françaises en particulier commence sans jamais cesser depuis.

Dans le même ordre d’idées, on remarquera qu’à ce jour l’« Europe » s’est saisie de cinq questions principales : 1/ le charbon et l’acier (la CECA) et il n’y a plus d’industrie minière ni sidérurgique en Europe ; 2/ l’agriculture (la PAC) et il n’y a presque plus d’agriculteurs en Europe, la plupart de ceux qui restent ayant à peine les moyens de subsister ; 3/ la politique commerciale extérieure (PCC) et l’Europe n’a plus de défense à opposer à ses concurrents étrangers pratiquant le protectionnisme ouvert ou déguisé (via le dumping monétaire) ; 4/ les migrations (accords de Schengen) et les « frontières » européennes sont devenues des passoires qui favorisent une immigration massive incontrôlée ; 5/ la monnaie et l’on assiste à la déroute de l’euro. Conclusion : l’Europe ça ne marche pas, parce que ce n’est plus un projet politique mobilisateur mais une idéologie figée et que ce n’est pas le bon niveau de décision, d’autant que les intérêts des Etats-Nations qui la composent resteront naturellement toujours différents. Il ne faut donc pas plus, mais au contraire moins d’« Europe » si l’on veut la sauver. Et commencer par en finir avec la monnaie unique comme avec la banque centrale unique tout en réduisant au maximum le mammouth bruxellois, dont le coût est exorbitant, comme en y introduisant la démocratie par l’élection directe de ses dirigeants.

Puis, après l’implosion de la zone euro, ce devraient être au tour des Etats-Unis et de leur dollar US, encore protégé par son statut exorbitant de monnaie de réserve et d’échange mondiale et le vaste marché obligataire sur lequel il s’appuie, de suivre le même chemin que l’euro un peu plus tard . Et c’est alors, mais pas avant, que l’on devrait assister au grand démarrage de l’or en USD vers les 2.500 l’once voire plus haut, quand plus aucune monnaie de papier n’inspirera confiance et que s’enclenchera « la fuite vers les valeurs réelles » qu’évoquait Von Mises. Ou bien, au contraire, qu’un nouveau président américain authentiquement libéral rétablisse la couverture or (partielle -limitée aux obligations d’Etat- ou totale) du dollar US, ce qui entrainerait nécessairement une hausse massive de l’or et le sauvetage du billet vert.

Comme la hausse actuelle et prochaine du dollar US (ou la baisse de l’euro/dollar US, ce qui revient au même) exerce un puissant effet mécanique de baisse des prix des actions partout dans le monde (y compris sur les actions des entreprises cotées dans les bourses des pays dits émergents), des matières premières et des métaux précieux (exprimés en dollar US mais pas dans les autres monnaies) ; nous pensons que les prix de presque tous ces actifs devraient sensiblement baisser en 2012, à l’exception du pétrole qui semble progressivement s’installer dans une relative pénurie et dont le potentiel de hausse du WTI crude oil est son retour vers 115 USD le baril, sauf si la récession européenne faisait tâche d’huile aux pays émergents auquel cas il baisserait aussi. .....

On notera que la plupart des marchés d’actions US et européens ne tiennent qu’à coups de manipulations (algorithmes, High Frequency Trading, rachats massifs d’actions par les sociétés, changements constants dans la composition des indices, injections répétées de liquidités par les banques centrales, etc.) mais que, la récession européenne et le ralentissement économique dans les pays émergents diminuant les profits des grandes entreprises, il y a un moment où ces pratiques douteuses devraient perdre tout effet. Sans compter que la désindustrialisation, la baisse des salaires et des prestations sociales, la chute de la consommation et la hausse du chômage de masse comme des impôts en Occident, fruits d’une mondialisation inégale en grande partie due à la sous-évaluation extrême de sa monnaie sciemment organisée par la Chine (sans que l’Occident ni le FMI ou l’OMC hélas ne s’y opposent), finiront d’une façon générale par produire leurs effets délétères.....

Devraient aussi baisser en 2012 les obligations d’Etat européennes en raison du surendettement de leurs émetteurs, et de leurs besoins colossaux d’emprunts supplémentaires, qui verront leurs notes dégradées, ainsi que cela a déjà commencé en 2011. Enfin, la France étant à la veille de perdre son triple A et la réélection de Sarkozy à la présidence de ce pays en mai 2012 étant peu probable, le projet de Pacte intergouvernemental européen lancé par Merkel le 9 décembre 2011 (visant à rendre contraignants les anciens critères de Maastricht) ne pouvant pas être ratifié avant cette date, tout porte à croire qu’il sera renégocié par son successeur et que plusieurs autres Etats s’y opposeront, ce qui risque de le faire échouer. Ce Pacte, d’ailleurs inapplicable, n’étant qu’un effet d’annonce, puisque la plupart des Etats européens sont à des « années-lumière » des critères de Maastricht tant leurs finances sont dégradées, sans compter que l’on ne peut pas faire condamner pour leur non respect desdits critères à des milliards d’euros d’amendes des Etats qui sont déjà en faillite !

...../......

L’année 2012 ne sera pas « un long fleuve tranquille » puisqu’elle devrait voir se concrétiser l’aboutissement de plusieurs processus de déstabilisation à l’œuvre depuis plusieurs décennies tant en Europe qu’aux USA, pour la résolution desquels il n’y a pas d’autre remède que de procéder à des changements radicaux, de nature politique et monétaire, auxquels les pouvoirs publics actuels se refusent. Bref d’en finir avec l’étatisme autoritaire sous toutes ses formes (en particulier dans sa version socialiste keynésienne) pour aller vers le libéralisme démocratique en associant au maximum les peuples aux décisions qui les concernent au premier chef  et en libérant leurs capacités d’initiative ! A cet égard, le désastre de l’euro n’aurait pas eu lieu puisqu’il n’aurait pas vu le jour si les politiciens avaient, par exemple, écouté le peuple français qui s’est prononcé démocratiquement par deux fois via des référendums contre sa création et contre les « constitutions » européennes. Ce qui aurait permis de trouver d’autres solutions équilibrées pour organiser une construction européenne simplifiée et à moindre coût sans remettre en cause la souveraineté de ses Etats-Nations puisque, à notre avis, le fédéralisme intégral articulé autour d’un Super-Etat tentaculaire dirigiste et d’une seule banque centrale gérée par des faux-monnayeurs produisant une monnaie unique de papier n’est ni possible ni souhaitable en Europe.

D’autant que ce sont les mêmes maux qui minent les USA, où l’Etat central et la Federal Reserve installés à Washington, place-forte de la gabegie financière comme d’une incroyable corruption, ont étouffé les libertés individuelles et l’autonomie des Etats fédérés, sans lesquelles l’horreur centralisatrice de « Big Brother » finit par tuer la démocratie et l’économie réelles. Voilà pourquoi Obama, un « arriviste » démagogue financé par le lobby bancaire privé qu’il n’a évidemment rien fait pour mettre à la raison (en particulier parce qu’il a laissé Goldman Sachs et autres vampires de la finance « too big to fail » infiltrer tout le gouvernement US et qu’il n’a pas appliqué les recommandations de Paul Volker s’inspirant de l’ancien « Glass-Steagall Act » de séparer complètement les banques de dépôt et les banques d’affaires) sans oublier qu’il terminera son mandat avec un chômage réel des Américains au plus haut historique depuis la crise des années 1930, perdra vraisemblablement l’élection présidentielle de novembre 2012 au profit d’un candidat décentralisateur soutenu par le mouvement Tea Party et les « Nouveaux Républicains ». Candidat dont la victoire constitue la dernière chance de sortir les USA et l’Occident du dirigisme qui s’exprime principalement au moyen de l’épouvantable Système monétaire de création discrétionnaire et illimitée des monnaies de papier par les banques centrales…

Il y a donc un vrai espoir à nourrir pour fin 2012 – début 2013. ....

Pierre Leconte/FMG, janvier 2012.

Avertissement sur les prévisions : les prévisions contenues dans ce document, bien qu’élaborées avec soin, n’ont qu’un caractère informatif et leur non réalisation n’entrainerait ni la responsabilité de leur auteur, ni celle des institutions financières ou de recherche avec lesquelles il collabore.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents