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le blog lintegral

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Sarko lacrymo....Sarko et le « couillon »

Publié par medisma sur 16 Mars 2012, 21:11pm

Catégories : #lintegral

 

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Sarkozy: le "couillon" des mères de famille

 

Les images étaient terribles. Des mineurs refoulés par des CRS également casqués, à coups de gaz lacrymogène, et un candidat Sarkozy, un peu plus tard en visite, qui traite un journaliste de couillon.

Le plus triste, ou le plus irresponsable, fut la proposition du jour, étendre le congé sans solde permis aux mères de famille jusqu'au 18 ans de leurs enfants.

Sarkozy serait-il le « 
couillon » des mères de famille ? 

Florange s'invite au QG
Il planait. Les sondages montraient enfin que les courbes se croisaient. Un pur bonheur, un truc immense, attendu depuis des lustres. Et Dominique de Villepin annonçait son retrait, faute de parrainages. Sarkozy allait gagner.

Le Monarque avait donc cru bon d'inviter les représentants des salariés d'Arcelor-Mittal lundi à l'Elysée. Notez la nuance: Sarkozy voulait les recevoir en tant que président, à l'abri du Palais. Qu'importe, quelques 200 salariés sont arrivés en bus dès ce jeudi matin... au QG de campagne dans le XVème arrondissement de Paris. Le « 
candidat du peuple » dut s'éclipser rapidement, vers 11h30. Il allait justement visiter une fonderie, à Suippes dans la Marne. Il ne voulait pas recevoir ceux de Florange en l'état.

« 
Je recevrai les salariés, tous les représentants des salariés en tant que président de la République, lundi » expliqua-t-il, encadré par deux gardes du corps qui jetaient des regards inquiets aux alentours. Il souriait presque, était-ce de la provocation ? Il ajouta qu'on « ne les oublie pas. Il y a 17 millions (d'euros) d'investissements qui viennent d'être décidés. » C'était ... faux. Nicolas Sarkozy croyait sans doute qu'on avait oublié le démenti d'Arcelor Mittal, il y a 15 jours. 

On dépêcha donc 5 camionnettes de CRS. A peine descendus du bus, les manifestants furent refoulés à coups de matraque et de gaz lacrymogène. Il fallait voir et écouter leur rage. « 
La colère des uns et le mépris de l'autre », titrait notre confrère Dedalus«On ne peut pas gazer les sidérurgistes le jeudi et les inviter à l'Elysée le lundi suivant » condamna la députée dépitée Aurélie Filippetti.

«
 L'accueil a été très très dur, ils nous ont rentrés dedans, ils nous ont gazé tout de suite » témoigna un représentant de la CFDT, les yeux rougis. « C'est honteux ! On veut juste travailler ! Quand être que ce Monsieur va commencer à bouger son cul pour sauver des emplois en France !! »

« 
On est venu pour lui expliquer la situation ! » lança Edouard Martin, autre représentant des salariés de Florange, régulièrement interviewé par les médias sur la crise du site Arcelor-Mittal. «Quatre semaines qu'on est en grève sans jamais agresser personne ! Et l'autre, il envoie les CRS, avec des lacrymogènes ! Voilà le candidat du peuple ! Voilà ! »

Ces images étaient terribles, humiliantes pour le candidat du peuple. Mais elles n'étaient pas les seule ni les dernières. 

 

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Sarkozy et le « couillon »
Quelques instants plus tard, Sarkozy voulut s'amuser de la prétendue fébrilité de son rival François Hollande: « 
Dites-moi, j'ai l'impression qu'il y a des candidats qui s'énervent, il ne doit pas faire bon pour tout le monde » Il avait déjà usé de la formule la veille sur Europe1

Il visitait une fonderie, et boum, le voici qu'il s'agace, qu'il provoque, qu'il prend à témoin les journalistes, nombreux, qui l'accompagnaient, en évoquant les incidents du matin devant son QG: «  
Ce n'était pas des ouvriers, c'était un petit nombre de syndicalistes. Les syndicats doivent défendre les intérêts des salariés, pas faire de la politique [...] Que la CGT ne pense pas qu'elle a un rôle politique à jouer dans cette campagne, ça ne lui va pas, ce n'est pas bien. Que les syndicalistes défendent les syndiqués et ne fassent pas de politique et la CGT se portera mieux [...]. Je dis aux vrais salariés de Florange, ceux qui travaillent, que je suis à leur disposition.».

Les vrais salariés ? Y-aurait-il des faux salariés ? Sarkozy dénonça une « 
petite manoeuvre des syndicats ». C'était triste. On le croyait présidentiel.

Puis, interrogé par un jeune journaliste sur l'effet des gaz lacrymogènes du matin devant son QG, Nicolas Sarkozy dérapa:

« Qu'est-ce que ce que vous voulez que j'ai à foutre de ce que vous me dites ? ». 


 Et d'ajouter, en partant: « couillon, va ! » Cet homme prétendait être président de la « 5ème économie du monde » depuis bientôt 5 ans. L'image était terrifiante. Après le « casse-toi pov'con » que Nicolas Sarkozy disait regretter d'avoir prononcé au Salon de l'Agriculture en 2008, voici le « couillon, va ! ».

Il a appris. Vraiment ?

La proposition du jour
Nicolas Sarkozy aurait pu préciser, enfin, son programme. Non, ce jour-là, il ne voulait toujours livrer l'intégralité de ses propositions. 
Il avait réitéré son idée de taxer Google, qui s'est installé en ... Irlande. La proposition était drôle, pour un candidat qui se voulait crédible.

Il n'avait qu'une idée, une idée par jour. En l'occurrence, étendre la possibilité du congé parental jusqu'à l'âge de 18 ans: « 
En fonction de l'évolution des familles, de leurs problèmes, divorce, séparation, maladie, accidents professionnels, ce droit aux trois ans, au lieu d'être concentré sur les trois premières années, essayons de voir si ce n'est pas plus intéressant de le répartir sur l'ensemble de la jeunesse et de l'adolescence ».

Il était curieux qu'il parle de congé parental en visitant une fonderie, mais passons. L'homme avait peu d'idées, et il avait besoin, ce jour-là, de sortir une cartouche pour distraire l'attention des dérapages du matin. 

Le congé parental est cette faculté de prendre un congé sans solde jusqu'au 3 ans d'un enfant du foyer, l'employeur devant garantir le poste pendant cette absence. Sarkozy proposait donc de prolonger ce congé sans solde jusqu'au 18 ans de l'enfant...

Fantastique... Quel cadeau gratuit ... et irresponsable. On imaginait l'employeur, 18 ans plus tard, « 
récupérant » une salariée partie en congé parental version Sarkozy. 

En 2009, Nicolas Sarkozy avait une idée totalement inverse, raccourcir le congé parental. Il s'agissait de« faciliter le retour des femmes vers l'emploi ». Mais en 5 ans, Sarkozy avait souvent changé d'avis. 

 
 
Nous n'avons que le pouvoir des mots !

 

I - Des ouvriers gazés par le Président du Peuple !

 

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  Il y a quelque chose de pathétique à observer la campagne de Nicolas Sarkozy. Fautes sur fautes.

Pour preuve ce matin, le candidat du peuple fait refouler par les CRS  les ouvriers d’Arcelor Mittal venus de Florange pour le rencontrer à son QG rue de la convention à Paris. Certes, le rendez -ous n’était pas fixé et les ouvriers, emmenés par le syndicaliste charismatique Édouard Martin, veulent frapper les esprits sur leur situation quasiment désespérée dans une région abandonnée de tous, la vallée de la Fensh. Mais tout de même ! 

Bonjour le comité d’accueil : 200 CRS, des gaz lacrymo et une fin de non recevoir.

” Revenez lundi à l’Elysée ” leur a fait savoir le candidat Sarkozy qui préfère que le Président Sarkozy reçoive les ouvriers.

Quelle image ! Et quel message envoyé à l’électorat populaire et la France silencieuse dont il se repaît à chaque phrase.

Deux questions s’imposent à nous :

1)    Qui sont les crétins de l’équipe de campagne qui lui ont suggère de ne surtout pas recevoir ces ouvriers en colère, une colère légitime pour parler avec lui des patrons voyous, en l’occurrence l’inénarrable Mr Mittal, ces mêmes patrons voyous qu’il dénonçait encore lundi soir sur le plateau de TF1. Où est la cohérence entre les gestes et les paroles ? Il n’y en a aucune.

2)    Qui va-t-il pouvoir accuser cette fois ? Les séparatistes du 15ème arrondissement, dangereux terroristes lanceurs de pains au chocolat ? Les militants socialistes ? Criera-t-il à la manipulation de syndicalistes ? Au piège tendu ? C’est possible car il ose à peu près tout.

Pour le moment, la charge du candidat UMP vise un syndicat la CGT que Nicolas Sarkozy accuse de politiser le conflit. Las, c’est la CFDT qui par la voix d’Edouard Martin accuse le candidat:
On n’a jamais dérapé, on est reçu avec des gaz lacrymogènes. On n’ira pas à l’Elysée lundi” a-t-il expliqué.

En tout cas, Sarkozy est à nouveau bon pour des images désastreuses ce soir dans les 20h. Comme à Bayonne où il était sorti d’un café refuge, cerné par les CRS, ce soir la France silencieuse verra, en dégustant sa soupe, des CRS tirer des lacrymo sur des ouvriers qui sont en passe de tout perdre, dans un bassin d’emploi dans lequel Nicolas Sarkozy n’a toujours pas honoré sa promesse (Gandrange).

Belle opération politique à dire vrai.

 II - Florange : Sarkozy s’énerve … encore

 

 On tombe toujours du côté où l’on penche“, comme le disait François Mitterrand . Et Nicolas Sarkozy  est une nouvelle fois tombé de son plus  mauvais côté.

Alors qu’un journaliste lui pose la question sur les Florange, qui ont été accueillis à coup de lacrymo devant son QG  parisien, Nicolas Sarkozy répond “qu’est ce que vous voulez que j’ai à foutre de ce que vous me dites“. 

Ça ne vous rappelle rien ? Ça fleure bon le ” casse toi pov’ con “, qui, en soi, n’a rien de condamnable. Qu’il nous jette la première pierre, celui qui n’a jamais insulté son voisin au feu rouge ou sa voisine dans la queue de l’hypermarché.  Le problème, c’est qu’il s’agit du chef de l’Etat, un monsieur chargé  de gouverner la 5ème Nation du monde . Et un chef d’Etat ça se maîtrise, surtout quand il a déjà été pris la main dans le sac au salon de l’agriculture et que ce casse toi pov’ con lui a coûté plus cher que n’importe quelle déclaration sur la halal ou les charges sociales.

Revoilà le soleil noir personnel de Nicolas Sarkozy, l’homme brutal qui ne peut pas se contenir, ne peut pas supporter la moindre contradiction, la moindre vexation, la moindre remise en cause de son autorité, ou ce qu’il croit être une remise en cause de son autorité.

En quelques secondes, Sarkozy est passé de l’autre côté du cheval. Lui qui veut protéger les ouvriers contre les patrons voyous n’a pas eu l’intelligence tactique de recevoir une délégation de syndicaliste, campé qu’il était sur ses principes.  Et il enfonce le clou, comme à son habitude, accuse les syndicats de faire de la politique. En rajoute là où il devrait se faire apaisant.  Fait le fier à bras là où il devrait se faire humble.

Résultats : des images désastreuses pour lui dans les 20h et une petite phrase assénée à un journaliste qui remet en musique le pire de son personnage : irrespectueux et pour tout dire un poil vulgaire. Tout ce qu’il n’arrive pas à changer, et tout ce qu’il s’acharne à gommer depuis son entrée en campagne.

Mais chassez le naturel…

Par Arsinoé

 

Les métallos d'ArcelorMittal brutalement refoulés du QG de Sarkozy

  Florange : Sarkozy s'énerve encore ... contre un journaliste !

 

 

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