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le blog lintegral

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Trou noir, ouragan de crises, conflits généralisés

Publié par medisma sur 16 Septembre 2012, 20:27pm

Catégories : #lintegral

 L’économie globale va être aspirée dans un trou noir et la planète emportée par un ouragan de crises et de conflits sans précédent

 

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LEAP 20 vient de publier ses anticipations GEAB 67/octobre 2012. En voici des extraits :

L'été 2012 aura marqué une accélération majeure de la dislocation géopolitique mondiale avec un conflit syrien qui devient chaque jour plus dangereux pour le Moyen-Orient et le monde, une tension israélo-iranienne prête à exploser à tout moment et un test généralisé de la puissance US déclinante - de la Mer de Chine à l'Amérique latine en passant par l'ensemble du monde musulman. Le monde stratégico-militaire est chauffé à blanc comme l'illustre d'ailleurs la reprise massive des ventes d'armes au niveau mondial, avec les Etats-Unis fournissant 85% du total.

Leap 20 estime que, d'ici la fin Octobre 2012, l'économie globale va être aspirée dans un trou noir sur fond de géopolitique mondiale chauffée à blanc. Autant dire que les semaines à venir vont emporter la planète dans un ouragan de crises et de conflits sans précédent. Avec un taux de chômage de chômage qui ira en grandissant  accompagné de réels risques d'explosion sociale en Europe et ailleurs.

Les Etats-Unis ont depuis le début de cette crise refusé d'affronter la réalité en ayant un recours croissant à des artifices financiers, monétaires, … (et militaires) pour tenter de pallier les conséquences de la crise. Tout ceci s'avère pourtant inefficace en cette fin d'été 2012, malgré les milliers de milliards USD jetés dans ce qui s'avère être un trou sans fond.

Les vaines tentatives de la Fed

La meilleure preuve en est la décision de la Fed du 13 septembre 2012 de maintenir son programme Twist de rachats de Bons du Trésor en y ajoutant un programme illimité (temps et montant) de rachats de titres hypothécaires immobiliers (40 Milliards USD/mois) pour tenter de faire revivre le marché immobilier US et à travers ce dernier l'emploi et la consommation. La Fed a conscience que cette décision va déclencher des oppositions et des conséquences néfastes au niveau international. Elle hésite en effet depuis des mois devant un nouveau QE3 .  Mais, pour tenter d'éviter une implosion socio-économique et un effondrement boursier à Wall Street avant les élections de Novembre 2012  tout en essayant de sauver sa propre crédibilité très attaquée par le camp républicain, elle a choisi un « Psychological Easing » plutôt qu'un « Quantitative Easing ».

Elle devient toujours plus l'acteur clé du marché immobilier US, persistant ainsi à confondre problème de liquidité et problème de solvabilité. Les ménages US n'ont plus d'argent pour acheter ou faire construire des maisons. Les taux hypothécaires ne changeront rien à l'affaire. Seule Wall Street va, un certain temps, pouvoir continuer à surfer sur des niveaux records jusqu'à ce qu'un « beau matin » tout s'effondre face à la prise de conscience que l'économie réelle s'enfonce dans la dépression.

Car tous les indicateurs sont déjà au rouge : l'emploi ne repart pas, les emplois créés sont rémunérés très en-dessous des emplois perdus, la pauvreté explose dans tout le pays… et les multinationales US  ont multiplié les annonces de profits en baisse pour le deuxième semestre 2012 et 2013, retrouvant les niveaux atteints en 2008/2009, typiques de période de récession.

L'impuissance actuelle et future du système politique US  à affronter ses problèmes de déficit cumulée  à la « séquestration »  du budget fédéral  dont les effets se font déjà ressentir dans toute l'économie US, vont produire dans les semaines à venir une succession sans fin de mauvaises nouvelles économiques … sur fond de défis géopolitiques de moins en moins bien maîtrisés. Car sur ce front-là également, l'anesthésie, c'est fini !

Il aura suffi d'une année à peine pour que tous les effets pervers de l'attaque occidentale sur la Lybie en 2011 se révèlent : de l'assassinat de l'ambassadeur des Etats-Unis en Lybie en passant par les émeutes anti-US dans tout le monde musulman, on ne peut franchement déduire au succès d'une politique d' « accompagnement » des révolutions arabes. La volonté farouche russe et chinoise de soutenir le régime syrien contre les tentatives de renversement occidentales et des monarchies du Golfe a non seulement cassé toute dynamique positive au Conseil de Sécurité de l'ONU mais s'est transformée en test de la puissance US au Moyen-Orient. Enfin, c'est toute l'Asie de l'Est et du Sud-Est (Japon, Taiwan, Philippines, Corée du Sud,…) qui, à travers les conflits autour de multiples îlots, sont en train de tester la capacité américaine à rester, face à la Chine, une puissance asiatique. En outre  ils sont en train d'évaluer en temps réel ce qu'il reste de la puissance US dans la région.

D'ici début 2013, leurs conclusions recombineront les alliances et allégeances héritées de la Seconde Guerre Mondiale. Et même l' « arrière-cour » des Etats-Unis (selon la doctrine Monroe), à savoir l'Amérique latine, a entrepris d'affronter collectivement des positions géopolitiques US multidécennales : l'exclusion de Cuba des forums trans-américains et surtout la remise en cause de la guerre contre la drogue, pilier de l'interventionnisme US en Amérique latine depuis plus de quarante ans.

Citons encore l'Europe pour l'anecdote, puisque l'intégration accélérée de l'Euroland constitue de facto une éviction de l'influence US du cœur de la construction européenne. A partir de 2013, le FMI (à savoir Washington) ne sera certainement plus jamais invité à s'occuper de problèmes intra-Euroland comme c'est le cas aujourd'hui avec la Grèce. Même en matière de défense, l'annonce surprise d'une fusion possible BAE Systems – EADS, avec EADS en position très majoritaire, illustre la fin d'une époque où la défense se devait d'être transatlantique et le Royaume-Uni son maître d'œuvre. Alors que BAE Systems joue désormais sa survie.

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