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le blog lintegral

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Un système financier, bancaire et monétaire au bord de l’implosion, une opportunité de placement limitée à l’or et à l’argent-métal et une terrible colère qui monte ....

Publié par medisma sur 8 Mai 2011, 16:15pm

Catégories : #lintegral

 

 

664985372.jpgNous avons tous compris  que le lobby bancaire et le pouvoir politique sont tous deux responsables des crises à répétition. Tant que les activités des banques de dépôts et commerciales d’une part, et des banques d’affaires d’autre part, ne seront pas séparées; tant que la production de monnaie et/ou de crédit sera effectuée ex nihilo par des banques centrales, nécessairement aux ordres du pouvoir politique, ou par des banques privées à réserves fractionnaires en réalité structurellement insolvables, n’agissant que pour le profit maximal de leurs dirigeants; le système financier, bancaire et monétaire se rapprochera inéluctablement de sa perte. Car les dites banques centrales n’ont aucun moyen de déterminer scientifiquement la bonne quantité de monnaie ou le juste taux d’intérêt dont une économie a besoin. Ce n’est pas aux technocrates mais au marché libre de les décider en fonction de la seule loi de l’offre et de la demande et sur la seule base des besoins réels des utilisateurs (ce qui était le propre de l’étalon-or dans le cadre du libéralisme authentique).

1131158266.jpgAinsi, aux USA et en Grande-Bretagne, la Federal Reserve et la Banque d’Angleterre impriment (planche à billets) en masse de la fausse monnaie gratuite (taux d’intérêt à court terme zéro) qu’elles distribuent aux banques privées (qui s’en servent pour spéculer pour leur propre compte voire pour la placer dans les pays émergents) ou qu’elles utilisent pour acheter les obligations émises par leurs Trésors publics respectifs (monétisation), ce qui ne fait qu’augmenter l’inflation et chuter le pouvoir d’achat du dollar US comme de la livre sterling, sans pour autant favoriser la reprise économique réelle. Dans l’Union européenne, la BCE fait de même mais à un moindre degré : Elle rachète les mauvaises créances des banques privées qui détiennent trop de dettes publiques des pays PIIGS au lieu d’inciter ces derniers à restructurer leurs endettements. Ce qui force ces pays à s’endetter toujours plus au seul profit de leurs banques créditrices, alors que leur croissance économique s’effondre du fait de l’absence de leur compétitivité, ce qui mine évidemment la crédibilité de l’euro. Les deux méthodes anglo-saxonne et européenne de nature étatiste et keynésienne sont donc mauvaises : Au lieu de  laisser tomber toutes les institutions publiques et privées non viables afin de purger les endettements excessifs, elles ne font que gagner du  temps et aggraver les crises menant à la  chute finale.

 Les politiciens sont impuissants pour procéder aux réformes  et  c’est au marché de s’en charger en faisant progressivement monter les prix des deux métaux précieux à des niveaux stratosphériques, ce qui obligera nécessairement les pouvoirs publics occidentaux à les réintégrer un jour d’une façon ou d’une autre comme bases de la création monétaire et du crédit.

A noter que le rejet croissant du dollar US, de la livre sterling comme de l’euro par leurs utilisateurs entraine déjà l’immobilité progressive de leurs fluctuations réciproques puisque ces trois monnaies ne parviennent plus à monter ni à baisser sensiblement les unes par rapport aux autres, ce qui est le signe que de plus en plus de gens ne croient plus en ces devises en tant qu’opportunité de placement. D’où cette fuite vers l’or et l’argent-métal. Parce que, comme l’avait déjà remarqué Voltaire (1694-1778) : “Une monnaie de papier, basée sur la seule confiance dans le gouvernement qui l’imprime, finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro”!

Nous restons convaincus que l’or et l’argent-métal finiront par monter progressivement (avec des corrections intermédiaires plus ou moins violentes) vers 2.250 et 150 USD l’once, soit leurs prix nominaux de 850 et de 50 USD l’once atteints en 1980 multipliés par un facteur 3 pour tenir compte de l’accroissement de l’inflation, de l’augmentation de la masse monétaire ex nihilo et de la chute du pouvoir d’achat depuis cette année-là. On notera ici que plusieurs pays sud-américains et africains sont proches de procéder à la prise de contrôle directe de leurs ressources naturelles, en particulier via la nationalisation de leurs mines d’or, d’argent-métal et d’autres métaux, comme l’avaient fait les pays arabes dans les années 1970 avec la nationalisation de leur production (et du raffinage) de pétrole. Ce qui est fortement haussier pour les prix desdits métaux mais très baissiers pour les actions des sociétés minières. Cette politique, sur le modèle de celle appliquée par Chavez au Venezuela, pourrait être suivie par Humala s’il devenait prochainement président du Pérou (1er producteur mondial d’argent-métal, 2éme de cuivre et 5éme d’or) mais aussi par Morales en Bolivie (gros producteur d’étain, de plomb, d’argent-métal et de cuivre), comme par Mugabe au Zimbabwe, voire d’autres leaders qui estiment (à tort ou à raison) que les populations de leurs pays sont injustement privées des revenus de leur sous-sol. Si l’on ajoute à cela l’instabilité grandissante au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en relation avec les révoltes populaires et la poussée inflationniste globale provenant du laxisme monétaire occidental; tout indique que les prix du pétrole, des métaux et des matières premières en général devraient poursuivre leur ascension. L’or et l’argent-métal étant devenus le meilleur placement puisque, quelle que soit la monnaie dans laquelle on les achète, ils montent tour à tour: si le dollar US baisse, ce sont leurs prix exprimés en dollars US qui montent et si le dollar US monte, ce sont leurs prix exprimés dans les autres monnaies qui montent! Autrement dit, il faut acheter les deux métaux précieux dans plusieurs monnaies. Mais ne pas traiter platine et palladium, plombés par la récession japonaise suite au tsunami et la chute de la production automobile.

721261147.jpgPour revenir sur la connivence entre le lobby bancaire et le pouvoir politique, cette semaine a été marquée par la saga sans fin des manipulations réalisées par Goldman Sachs, le Congrès US ayant enfin clairement établi la double responsabilité de cette banque devenue un État dans l’État et des “régulateurs” (mais aussi des agences de notation payées par les banques) dans la crise des subprimes et autres produits toxiques crées par Goldman qui les commercialisait à ses clients pendant qu’elle spéculait contre eux (en vendant ces mêmes instruments qu’elle savait pourris pour son propre compte). Cette semaine aussi, Goldman Sachs s’est illustrée par une recommandation stupide de vente du pétrole brut, des métaux et autres matières premières qui ont accusé le coup en baissant brutalement pendant quelques jours puis sont remontés à leurs niveaux de prix initiaux et parfois au dessus. Cette recommandation était-elle motivée par le désir de Goldman Sachs de les acquérir pour elle-même à de meilleurs cours? Indépendamment, de la réforme bancaire visant à séparer les activités des banques de dépôts et d’affaires, il faudrait interdire en attendant aux banques de pratiquer des activités spéculatives de trading pour leur propre compte, ce que les responsables politiques se gardent bien de faire d’où le caractère inaudible de leurs recommandations visant à limiter les bonus des traders puisqu’on ne peut pas traiter l’effet sans en supprimer la cause! Idem pour les bullion banks qui manipulent à la baisse les métaux précieux depuis des années avec la bénédiction des “régulateurs” puis finiront par demander aux banques centrales ou aux Etats (c’est-à-dire aux contribuables) de couvrir leurs pertes sans évidemment les avoir fait bénéficier de leurs gains passés!

On notera, par ailleurs, que les prix de l’essence continuent de monter aux USA et ailleurs, ce qui provoquera une récession plus profonde des économies occidentales. Le temps est à présent favorable aux actifs réels (métaux précieux, matières premières) au détriment des actifs de papier (monnaies, actions, obligations) et le restera tant que la dépression hyper-inflationniste à venir n’ait détruit tous les excès d’endettement.

Tous les efforts des  banques centrales occidentales pour limiter les dégâts et maintenir la situation sous contrôle sont voués à l’échec. Elles ne font que prolonger et gonfler davantage cette bulle de crédit qu’elles devraient plutôt laisser s’écrouler pour permettre une sortie heureuse de crise et un nouveau départ sur des bases plus assa inies.

Et la colère monte !!!... 

Le coup de gueule de Christophe : Une terrible colère !

 Lors d'une émission mémorable de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, un auditeur poussait un coup de gueule inoubliable. Christophe s’en prenait aux banquiers avec une rage inouïe. "Il faut les laisser crever", lâchait-t-il.


 
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