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le blog lintegral

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Une période unique et dangereuse dans l’histoire de la Finance

Publié par medisma sur 31 Mars 2012, 22:08pm

Catégories : #lintegral

 

Inévitable clash franco-allemand après la présidentielle française.  

Impasse.jpgLa période actuelle est unique dans l’histoire puisque jamais les principales banques centrales n’ont pratiqué la création monétaire ex nihilo et le rachat d’actifs pourris sur une échelle aussi massive à coup de milliers de milliards de dollars US, d’euros, de livres sterling, de francs suisses ou de yens japonais pour tenter de maintenir artificiellement les taux d’intérêts à court terme les plus proches de zéro et d’éviter la faillite des Etats ou des systèmes bancaires, dont l’endettement n’est en fait plus remboursable en l’absence de forte croissance économique. Sans que cela aide les économies puisque cette masse de fausse monnaie n’entrant pas dans l’économie réelle, mais restant pour l’essentiel dans les livres des grandes banques privées exceptée la partie allant dans les instruments les plus spéculatifs, n’a pour d’effet que de provoquer la bulle de certains marchés (actions et obligations occidentales), dont la sur-évaluation est devenue tout à fait extraordinaire. Alors que l’économie réelle subit une forte contraction du crédit de nature récessionniste et déflationniste, puisque les grandes banques privées qui reçoivent l’essentiel de cette manne monétaire ne prêtent pratiquement plus, ce qui explique que la plupart des autres marchés (métaux précieux par exemple) voient leur liquidité s’assécher et, ce faisant, ne jouent plus leur rôle traditionnel de valeur refuge. Il est donc très difficile de placer depuis le début de l’année 2012 des capitaux puisque le choix se situe grosso modo entre acheter des actifs sur-évalués qui peuvent à tout moment s’effondrer ou bien des actifs sous-évalués dont la valeur ne peut pas actuellement s’apprécier puisqu’ils sont désertés.

Combien de temps tout cela va-t-il continuer et vers quoi tout cela va-t-il conduire? Personne n’en sait rien puisque cela ne s’est jamais produit. La logique voudrait que, dans un premier temps, la déflation s’aggrave et que, dans un deuxième temps, l’hyper-inflation surgisse. Comment saisir le bon “timing” de ce changement? Lorsque la vitesse de circulation de la monnaie et le multiplicateur de crédit commenceront à s’accélérer, on aura alors le signal attendu.  A moins que d’ici là l’éclatement pur et simple des systèmes bancaires et des zones monétaires dominantes (la zone euro puis la zone dollar US) se produise, auquel cas les pouvoirs publics (gouvernements et banques centrales) n’auraient plus le choix que d’étatiser complètement les mécanismes économiques et financiers (mais en ont-t-ils encore les moyens?) ou bien de les laisser s’ajuster eux-mêmes librement. Et ce serait alors le “Grand Ajustement”, une restructuration générale des dettes publiques et bancaires (dans le style du récent défaut de la Grèce sur une échelle bien plus grande) qui ferait s’envoler en fumée tous les actifs ayant en réalité déjà perdu leur valeur. En attendant, la tenue des élections présidentielles française et américaine accroitront encore le stress des marchés puisqu’il n’en sortira que des pays ingouvernables, incapables de procéder aux choix existentiels qu’ils doivent opérer, dans de telles conditions promis à des mouvements politiques et sociaux violents. L’inévitable clash franco-allemand après la présidentielle française sur la “gouvernance” européenne, dans un contexte de crise de la zone euro non résolue puisque les taux d’intérêt à long terme espagnols, portugais, italiens et même français repartent déjà à la hausse, fera inévitablement chuter l’euro/dollar US qui pour le moment s’est stabilisé.

L’euro/dollar US reste orienté à la baisse (avec un double retournement à la baisse des moyennes mobiles des 50 et 200 jours):

La prudence maximale est donc actuellement de mise et la préférence pour le cash (placé dans des banques sûres dans les quelques pays offrant encore une assez bonne protection) doit être maintenue le plus possible. Il sera toujours temps d’investir ce cash lorsque l’on y verra plus clair. Nous restons donc placés de préférence en dollars US et accessoirement en francs suisses en ne pratiquant que des opérations rapides à court terme, puisque nous pensons toujours que les métaux précieux exprimés en dollars US ont encore une marge importante de baisse (au moins jusqu’en juin 2012) et qu’ils ne se retourneront durablement à la hausse que quand les marchés d’actions et d’obligations ou le dollar US finiront par chuter. [FMG]

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