Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Obama n’est qu’un “tigre de papier”

Publié par medisma sur 7 Septembre 2013, 19:59pm

Heureusement qu’Obama n’est vraisemblablement qu’un “tigre de papier”

 

 

 

Nous ne parlons que rarement de questions vraiment politiques dans notre site mais, pour une fois, l’actualité nous y oblige d’autant que leur impact sur les tendances des marchés financiers s’accroit. Nous vous invitons à lire régulièrement

www.zerohedge.com/  pour rester informé au plus près des événements.

 

Le comportement d’Obama dans la question syrienne, qui  pourrait hélas dégénérer en guerre régionale au Moyen Orient voire mondiale, est typique de sa personnalité de beau parleur velléitaire sans courage. Comme d’habitude, ses actes n’ont pas suivi ses discours, ce qui est généralement négatif en politique (comme dans la vie tout court) mais cette fois-ci positif parce que, en renvoyant au Congrès US (qui probablement ne décidera pas d’aller plus loin tant il est divisé, pas plus qu’il n’osera bafouer la légalité internationale incarnée par le Conseil de sécurité de l’ONU seul habilité à décider de la paix ou de la guerre) la prise de décision d’une intervention militaire illégale US contre la Syrie, il nous a vraisemblablement évité un désastre encore plus grand que la tragédie actuelle.

-

http://www.bloomberg.com/infographics/2013-09-06/obama-seeks-congressional-vote-on-syria-strike.html

-

Nous exprimions dans notre dernier commentaire notre scepticisme sur la capacité d’Obama à mettre en place une action pour “punir” le gouvernement syrien (pour le cas où ce serait ce dernier et non pas les djihadistes qui se soient servis des armes chimiques, ce qui n’est toujours pas prouvé et de toutes façons n’autorise personne à envahir l’État souverain de Syrie, à le démembrer et à tuer ses ressortissants). Parce qu’Obama s’est déjà révélé incapable d’agir contre les gouvernements de Corée du Nord ou d’Iran et parce que les USA n’ont plus les moyens d’imposer leur hégémonie mondiale. Ils doivent compter avec la Russie et la Chine qui, dans le nouvel équilibre multipolaire actuel, ne les laisseront plus décider seuls sur la plupart des sujets pour le monde entier. Quant aux opinions publiques, elles ne veulent plus revoir la répétition des massacres effectués par les Américains et leurs supplétifs occidentaux au Vietnam, en Irak, en Afghanistan, en ex-Yougoslavie, en Libye et ailleurs…  Sans compter que les USA ont tellement menti et manipulé les opinions publiques pour tenter de justifier leurs agressions armées, tout en continuant de violer le droit international avec leurs écoutes (NSA, CIA, etc.), sans parler de leurs manipulations permanentes de tous les actifs financiers, qu’ils n’ont plus de “droit moral” à juger et condamner quiconque.

-

http://www.businessinsider.com/patriot-act-author-nsa-abused-its-power-2013-9

-

Si Obama ne fait rien, du fait de sa propre indécision ou d’un refus du Congrès US de lui donner son feu vert, on pourra à terme enfin dire adieu la “République impériale” américaine et, aussi, adieu le roi-dollar… Conséquence collatérale, François Hollande (un politicien beau parleur velléitaire lui-aussi, du même genre qu’Obama version corrézienne, atlantiste et partisan de l’ingérence prêt à s’engager dans n’importe quelle aventure sur ordre de son patron américain) se sera encore ridiculisé, puisque l’on imagine pas que la France aille seule (l’agité Sarkozy ayant crée le chaos actuel libyen n’étant plus au pouvoir) attaquer la Syrie et ses protecteurs russe et chinois… Le pauvre De Gaulle doit se retourner dans sa tombe tant la politique française sous Sarkozy et Hollande est éloignée de celle qu’il menait… Pendant que le parlement britannique a sauvé la mise de Cameron en l’empêchant de faire une tragique bêtise et que les autres Etats européens ne bougeront pas, frappes américano-françaises ou pas. Bref, une énorme perte de crédibilité va vraisemblablement intervenir pour les USA et leurs alliés de l’OTAN (France surtout). Mais le “droit des peuples à disposer d’eux-mêmes”, le “respect de la souveraineté des Etats” et la légitimité du Conseil de sécurité de l’ONU auront progressé pour autant que les USA en restent à leurs menaces non suivies d’effets. Ce qui évidemment ne suffit pas, puisqu’il faut mettre enfin en place une solution politique globale dans cette région.

Si Obama était un homme d’Etat, il devrait maintenant au plus vite amener à la table des négociations toutes les parties aux deux questions, d’ailleurs liées, qui empoisonnent le Moyen Orient: l’affaire syrienne et l’affaire israélo-palestinienne, sans menacer personne et sans prendre parti pour personne en particulier, tout en exigeant le retrait préalable des troupes d’occupation qui se trouvent illégalement sur les territoires des uns et des autres et leur désarmement. Pour que l’ensemble des pays de la région puissent vivre dans des “frontières sûres et reconnues”, ce qui suppose la création d’un authentique et viable Etat de Palestine et le retrait des forces israéliennes des territoires occupés. Et aussi de mettre hors d’état de nuire les terroristes djihadistes, pas de les installer au pouvoir à la place du gouvernement de Bachar El Assad. Tant que les peuples de la région, en Israël comme dans les pays musulmans (en Arabie Saoudite, en Iran ou en Égypte par exemples), confondant politique et religion, commettront l’erreur de vouloir créer des Etats théocratiques avec les guerres de religion qu’elles impliquent, il n’y aura pas de progrès chez eux. Le devoir des Russes et des Occidentaux, c’est de leur montrer la voie de la séparation des sphères de l’État et de la croyance religieuse, c’est-à-dire du respect de la laïcité, pas de participer à leur assassinat collectif en leur vendant des armes ou à leur ruine en pillant leur pétrole. Sinon les “printemps” arabes feront définitivement place à des “hivers” sans fin.

Dans la même veine, si Obama était un homme d’Etat, il devrait commencer sans tarder une négociation internationale sur la réforme du Système monétaire et bancaire international entre les USA, la Chine, la Russie et l’Union européenne (Grande-Bretagne, Allemagne et France seulement) dans un premier temps pour s’entendre entre un nombre limité de partenaires au début sur les principes généraux devant la guider, négociation excluant impérativement les banques centrales et le FMI (qui sont les acteurs responsables de la faillite actuelle) ensuite élargie aux autres Etats de moindre importance. Parce que, comme au Moyen Orient, l’effondrement de ce Système est en cours et plus personne ne le contrôle. Et que, au même titre que tout lien entre l’État et la religion doit être cassé via le respect de la laïcité, tout lien entre l’État (ou les banques centrales) et la création monétaire doit aussi être cassé via le rétablissement de l’étalon-or et du bimétallisme. Il ne sera pas possible de consolider la moindre reprise économique globale tant que la stabilité monétaire ne sera pas préalablement assurée, que les énormes dettes ne seront pas traitées et que les banques centrales continueront par leurs absurdes politiques keynésiennes de “planification centrale monétaire” à empêcher toute avancée vers la liberté monétaire et économique.

On peut toujours espérer…

S’il n’y a pas de frappes américano-françaises sur la Syrie, les métaux précieux (actuellement en phase de correction) pourraient remonter dans le sillage d’une nouvelle baisse du dollar US. Si elles ont lieu, les métaux précieux pourraient baisser plus bas dans le sillage d’une nouvelle hausse du dollar US (puisque les métaux ne montent que quand le dollar US baisse et que, quand les gens ont peur, c’est bêtement le dollar US qu’ils achètent, hélas pas les métaux). Dans les deux cas, les bourses d’actions devraient chuter dans le sillage de la baisse des US Treasury Bonds et des obligations d’Etat européennes, liée à la hausse des taux d’intérêts US et européens à 10 et 30 ans et à l’approche de la diminution du Quantitative Easing. Sans compter qu’il n’y a pas de reprise économique réelle et que les actions sont surachetées.

Le dollar US Index est quelque peu remonté, en raison de la crise syrienne et des tensions sur les monnaies des pays émergents, mais pour le moment il ne semble pas devoir aller bien plus haut.

Le ratio DJIA/or reste baissier (ce qui signifie que les actions US devraient baisser par rapport à l’or) et le ratio or/argent-métal aussi (ce qui signifie que l’argent-métal devrait se revaloriser par rapport à l’or), ce qui confirme ces deux tendances. A noter que, quand les métaux précieux ont touché leurs plus hauts récents en 2011, les deux ratios étaient aussi tombés à leurs plus bas récents.

[FMG]

Obama n’est qu’un “tigre de papier”
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents