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Qatar : esclavagisme et influences

Publié par medisma sur 26 Septembre 2013, 21:28pm

Qatar : esclavagisme et influences

 

I- Le Qatar, sa Coupe du monde, et ses esclaves

 

Selon une enquête publiée par le Guardian, en Angleterre, des dizaines de travailleurs népalais sont morts sur les chantiers préparatifs à la Coupe du monde 2022, au Qatar, alors que des milliers d’autres subissent des conditions de travail inhumaines.

C’est une sacrée charge que va devoir essuyer le Qatar, quelques jours après les aveux de Sepp Blatter sur l’attribution politique de la Coupe du monde 2022 à l’émirat. Une enquête du quotidien britannique The Guardian révèle en effet les conditions de travail, assimilées à de l’esclavagisme, sur certains chantiers pour l’événement. Des dizaines de travailleurs népalais, presque un par jour, seraient ainsi morts cet été sur ces chantiers, la moitié de crises cardiaques. Selon des documents récupérés auprès de l’ambassade du Népal "au moins 44 travailleurs sont décédés entre le 4 juin et le 8 août".

 

Des milliers d’autres doivent eux faire face à des conditions de travail inhumaines, notamment à Lusail City, une ville créée de toutes pièces qui accueillera la finale de la Coupe du monde 2022, dans un stade de 90 000 places. L’enquête parle ainsi de "travail forcé", ou de "non-paiements de salaires et de retenue de salaires", tandis que certains travailleurs se sont vus confisquer leur passeport, et n’ont pas eu de papiers d’identités, faisant d’eux des travailleurs illégaux. Enfin, certains se voient également privés d’eau potable, alors même qu’ils travaillent dans le désert, par plus de 50 degrés.

Près de 100 milliards d'investissements

"L’enquête faite par le Guardian prouve clairement l’existence systématique d’un travail forcé au Qatar", reconnaît Aidan Mc Quade, le directeur de l’association internationale contre l’esclavagisme. Dans un reportage vidéo réalisé pour l’occasion, le Guardian a recueilli quelques témoignages. "Nous travaillons avec l'estomac vide durant 24h. Douze heures de travail, et après on mange avant de dormir, raconte notamment Ram Kumar Mahara. Et si je me plains, mon manager m’attaque, me vire du camp dans lequel je vis, et refuse de me payer. Je dois mendier de la nourriture auprès des autres travailleurs."

Des témoignages édifiants, alors que le Qatar s’est lancé dans d’immenses travaux en vue de la compétition, avec plus de 100 milliards d’investissement, pour notamment construire neuf stades, mais aussi des routes, un réseau ferré, mais aussi des hôtels et un nouvel aéroport. Des travaux pour lesquels les Qatariens emploient des travailleurs à 90% immigrants, et à la volonté d’en engager encore plus d’1.5 million d’ici la Coupe du monde. Pour ce qui est des conditions de travail, le Comité d'Organisation de la Coupe du monde 2022 explique être "préoccupé par les accusations faites sur certains entrepreneurs ou sous-traitants de Lusail City" et compte "mener des investigations".

De son côté, la Fifa a fait part de ses inquiétudes sur les conditions de travail sur le chantierde Lusail, à une quinzaine de kilomètres au nord de Doha, précisant qu'elle comptait soulever ce problème auprès des autorités du Qatar lors de la réunion de son comité exécutif les 3 et 4 octobre à Zurich.

 

 

II- Qatar 2022, un choix sous influences

 

 

 

Après avoir récemment reconnu que l’attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar était "peut-être une erreur", Sepp Blatter va plus loin. Le président de la Fifa affirme dans la presse allemande que des influences politiques et économiques ont influencé ce choix.

Sepp Blatter n’en finit plus visiblement de regretter le choix du Qatar pour accueillir la Coupe du monde 2022. Le président de la Fifa avait déjà formulé son souhait de voir la compétition organisée en hiver afin de ne pas soumettre les joueurs aux fortes températures, qui sévissent en été dans cette région du globe. Puis, au début du mois, le dirigeant suisse (77 ans) avait été plus loin en reconnaissant que la fédération internationale de football avait "peut-être commis une erreur" en désignant en 2010 le richissime émirat du Moyen Orient.

Dans un entretien accordé à Die Zeit, à paraître jeudi et dont certains extraits ont déjà été relayés par le site Internet de l’hebdomadaire allemand, Sepp Blatter va plus loin encore et reconnaît sans détour que le choix du Qatar, loin des considérations sportives, a été influencé par des intérêts politiques et économiques: "Clairement !Il y a eu des influences politiques directes. Des chefs de gouvernement européens ont conseillé à leurs membres qui pouvaient voter de se prononcer pour le Qatar, parce qu'ils étaient liés à ce pays par des intérêts économiques importants."

 

Platini est visé

Une révélation qui, si elle ne surprend personne, fait tout de même l’effet d’une bombe dans la bouche du n°1 de l’instance internationale qui, à l’évocation d’une éventuelle corruption dans ce dossier, signale: "Nous venons de charger une nouvelle commission d'éthique indépendante de tout examiner une nouvelle fois, dont l'attribution du Mondial au Qatar." Une commission chargée également de faire la lumière sur les conditions tout aussi controversées de l’attribution du Mondial 2018 à la Russie.

Certainement plus qu’un soudain souci de transparence de la part du Valaisan, il faut voir à travers ces propos une nouvelle attaque à l’encontre du président de l’UEFA, Michel Platini, futur candidat contre Blatter en 2015, qui avait affiché son choix en faveur du Qatar. Et Die Zeit de rappeler que l’ancien n°10 de l’équipe de France avait été quelques jours avant le vote final l’invité du président Nicolas Sarkozy à l’époque, lors d’un dîner à l’Elysée, où était également convié le cheikh Hamad Al-Thani, l’ancien émir du Qatar. Un dîner que Michel Platini n’avait pas contesté dans les colonnes de France Football.

Source : Sport.fr

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S
L'esclavagisme au Quatar n'est pas nouveau. On s'en émeut seulement aujourd'hui, c'est incroyable. Il est indécent d'employer encore aujourd'hui des phrases conditionnelles pour en parler laissant encore planer le doute sur l'existence même de ce mode de fonctionnement qu'est l'esclavagisme au Quatar. <br /> La presse reste très frileuse à ce sujet. Elle n'ose pas froisser les &quot;intérêts économiques&quot; des financiers internationaux auprès de qui on le sait aussi, elle est étroitement liée. Ceci explique cela. A ce jour, il y a déjà eu trop de souffrance et trop de morts dans ces chantiers pour que cette coupe du monde soit autorisée au QUATAR. Le minimum de décence de la part des dirigeants de la FIFA et de ceux de nos États qui se disent démocratiques doit les contraindre à abandonner ce projet de coupe du monde au Quatar. <br /> D'ailleurs ce projet n'aurait jamais du avoir lieu en cet endroit. Ne serait-ce que parce que ce pays n'a aucun passé sportif telle qu'il soit (ni aucune compétence que leurs pétrodollars), mais de plus parce que les infrastructures prévues en cet endroit sont une attaque phénoménale contre l'environnement. <br /> Décidément honte à tous les décideurs qu'ils soient de la FIFA ou représentants des États.<br /> ... Même le PSG se devrait de se poser de graves questions !
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