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Quelles sont les véritables intentions des banques centrales ?

Publié par medisma sur 11 Mai 2013, 21:27pm

Quelles sont les véritables intentions des banques centrales ?
Pourquoi est-il de plus en plus difficile de réaliser des profits sur les marchés financiers ?

Les politiques monétaires des banques centrales, ne visant à gagner du temps sans jamais traiter au fond les déséquilibres récents et actuels dont l’aggravation est évidente, n’ont pour objectifs depuis plusieurs années que de :

1/ permettre aux Etats de maintenir le plus longtemps possible leur endettement exponentiel qui continue de s’accroitre, pour leur éviter de devoir se déclarer en défaut,

et de :

2/ maintenir à flot les grandes banques privées et publiques dont les maigres actifs ne couvrent plus les colossaux passifs, pour leur éviter de devoir se déclarer en faillite.

Pour atteindre ce double objectif, les dites banques centrales, pratiquant des politiques de répression financière à outrance, ont :

1/ institué des taux d’intérêt zéro, en réalité négatifs puisque inférieurs à la hausse des prix, ayant pour effet d’euthanasier mécaniquement la masse des rentiers dont le capital ne rapporte plus rien,

2/ cassé au moyen de divers mécanismes de manipulation les prix des actifs historiquement les moins risqués (comme l’or), pour en éloigner les investisseurs qu’elles ont ainsi nettement appauvris parce que transformant les “valeurs refuges” en pièges à pertes (l’or et l’argent-métal ont respectivement chuté en deux ans de mi 2011 à mi 2013 de -31,25% et de -55,56%. Qui l’avait prévu et qui n’a pas perdu gros en les achetant?),

3/ dévalué leurs devises et créé une gigantesque quantité de monnaie fiduciaire de papier pour faire monter les prix des actifs qu’elles privilégient mais dont l’effet immédiat est la perte généralisée de pouvoir d’achat des détenteurs des dites devises que nous sommes tous.

Tout cela dans le but d’orienter l’épargne disponible vers les actifs actuellement les plus risqués, à savoir les obligations et les actions, dont la bulle sciemment organisée (nécessairement temporaire parce que n’ayant plus aucune correspondance avec les économies réelles en croissance zéro ou en récession) permet aux banques centrales d’atteindre leurs objectifs à court terme initialement précités, à savoir de financer gratuitement les Etats et de générer des profits artificiels pour les grandes banques privées et publiques. Alors que tout le monde sait pertinemment que la bulle des obligations et des actions finira nécessairement par un krach d’une telle ampleur que tous leurs acheteurs finiront ruinés s’ils les conservent.

De leur côté, les Etats écrasent épargnants et investisseurs sous une pression réglementaire et fiscale maximale, visant à leur permettre de contrôler tous les flux financiers et de les imposer le plus possible. Ce qui empêche toute reprise économique et diminution du chômage de masse, qui ne peuvent venir que d’un retour à une économie de liberté dans laquelle les impôts seraient fortement abaissés.

Passons maintenant à la situation des marchés d’obligations et d’actions. Les premières ne peuvent rapporter que quand les taux d’intérêt baissent. Ceux-ci étant à leurs plus bas, en réalité à des niveaux négatifs, les obligations n’offrent plus aucune perspective de profit. Quant aux actions, leur progression ne dépendant plus que des injections massives de liquidités artificielles créées par les banques centrales, leurs cours sont déconnectés de toute réalité économique.

Il résulte de tout cela qu’il est de plus en plus difficile de réaliser des gains durables sur la plupart des marchés financiers, même en prenant des risques accrus, parce que leurs prix artificiels ne sont plus quantifiables (quel est le juste prix du dollar US contre telle ou telle monnaie, du Standard and Poors ou de l’or? Personne n’en sait plus rien et ne sait pas comment les mesurer). Il n’y a donc pas d’autre solution de gestion pour s’en sortir tant bien que mal que de réaliser des opérations rapides à court terme. C’est ce que nous faisons...

——–

·La forte hausse du dollar US/yen de cette semaine a fait mécaniquement chuter les métaux précieux et les matières premières (le pétrole brut en particulier) qui restent baissiers, mais monter les actions japonaises, comme prévu dans notre dernier commentaire.
·La plupart des bons analystes persistent à penser que les actions américaines (et accessoirement européennes) devraient corriger à la baisse d’au moins dix pour cent et que la politique hyper laxiste de la Federal Reserve est néfaste pour la stabilité à moyen terme des marchés parce que l’éclatement des bulles est inévitable.
Important: Même Goldman Sachs ne voit plus de progression possible du Standard & Poors cette année.
L’or ne parvient pas à se redresser, les résistances à franchir se situent vers 1.490 puis vers 1.540 USD l’once, pendant que le support vers 1.320 ne doit surtout pas être cassé.  (FMG)
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