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le blog lintegral

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Qui dirige réellement la France ? Qui Dirige vraiment le monde ?

Publié par medisma sur 6 Juillet 2013, 21:57pm

Qui dirige réellement la France ?

Qui Dirige vraiment le monde ?

 

A- Le rêve américain

 

Extrait du spectacle Life is worth losing (« la vie vaut le coup d’être perdue ») de l’humoriste et scénariste américain George Carlin, diffusé sur la chaîne HBO en 2005 et toujours d’actualité :

François Mitterrand a dit avant sa mort :

« La France ne le sait pas mais nous sommes en guerre avec l’Amérique, oui une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment; oui ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le Monde, c’est une guerre inconnue, une guerre permanente sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ! »

 

B- Hollande et le rêve américain

 

I- La nouvelle vidéo choc qui (re)fait mal à Hollande

II- Dure semaine pour les droits fondamentaux en France

 

De l'interdiction de survol du territoire en passant par le limogeage d'une ministre et en allant jusqu'à la condamnation de Médiapart par la cour de Versailles, les différents pouvoirs institionnels français nous donnent des signes bien inquiétants quant à leur respect des droits humains fondamentaux.

En interdisant, sur la base de rumeurs infondées, le survol de notre territoire d'un avion ramenant le président élu démocratiquement d'un pays souverain, le pouvoir exécutif a contrevenu à divers droits: liberté de circuler de tout citoyen, droit intertional diplomatique. Au delà de ces aspects, appliquer sans se poser de questions des accords d'extradiction pour une personne qui n'est finalement coupable que d'avoir rendu public le fait que les droits des citoyens américains mais aussi d'autres pays sont systématiquement violés montre le peu de cas que l'on fait de ces droits fondamentaux des citoyens.

  On pourrait se demander ce que vient faire le limogeage de Delphine Batho dans cette histoire. J'y vois cependant plusieurs éléments qui montrent un rapport avec les droits fondamentaux. D"une part, cette ministre est limogée pour le simple fait d'avoir exercé son droit de parole. Comme plusieurs ministres hommes avaient déjà utiliser ce même droit pour critiquer l'action du gouvernement, on peut légitimement se poser la question si le fait que Delphine Batho soit une femme aie eu un rôle dans cette décision. Au passage, le gouvernement ne respecte plus la parité dont il se vantait jusqu'alors.

Enfin, last but not least, la décision du pouvoir judiciaire de condamner Médiapart et de l'astreindre à retirer l'ensemble des informations publiées sur l'affaire Bettencourt est bien la plus grave, car nous avons là non plus un signe mais un acte contre ces droits fondamentaux, en l'occurence la liberté de la presse. Car nulle personne de bonne foi ne peut contester l'intérêt public des informations révélées par Médiapart. Si cette décision devait faire jurisprudence, il deviendrait impossible de révéler tout scandale de conflit d'intérêt ou de corruption d'une personne, puisque ce type d'affaire repose justement sur la collusion entre des intérêts publics et des intérêts privés. A titre d'exemple, le fait que Cahuzac aie eu un compte en Suisse est une information d'ordre privé. Il aurait donc fallu le taire?

Par ailleurs, cette décision établit une hiérarchie entre différents types de droit, en l'occurence la primauté du droit de la personne publique sur différents droits collectifs; la liberté d'expression, la liberté de la presse (et donc la liberté d'être informé). C'est une décision bien dans l'air du temps; mais lourde de conséquences.

Par Le Père Vert Pépère / Mediapart

 Ajouté le 06/07/13

Je signale un billet traitant en partie du même sujet, pour ceux/celles qui veulent approfondir la question: http://blogs.mediapart.fr/blog/thierry-t-douville/050713/etats-unis-france-la-democratie-disparue

 

III- France : la totalité des communications espionnées par la DGSE

 

 

Si les révélations sur le programme d’espionnage américain Prism ont provoqué un concert d’indignation en Europe, la France, elle, n’a que faiblement protesté. Pour deux excellentes raisons : Paris était déjà au courant. Et fait la même chose.

Le Monde est en mesure de révéler que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services spéciaux) collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l’étranger : la totalité de nos communications sont espionnées. L’ensemble des mails, des SMS, des relevés d’appels téléphoniques, des accès à Facebook, Twitter, sont ensuite stockés pendant des années.

Si cette immense base de données n’était utilisée que par la DGSE qui n’officie que hors des frontières françaises, l’affaire serait déjà illégale. Mais les six autres services de renseignement, dont la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), les douanes ou Tracfin, le service de lutte contre le blanchiment, y puisent quotidiennement les données qui les intéressent. En toute discrétion, en marge de la légalité et hors de tout contrôle sérieux. Les politiques le savent parfaitement, mais le secret est la règle.

 

 Lire la suite de l’article sur lemonde.fr

 

Un document à voir : ‘Les nouveaux maitres du monde’

 

 

Reportage à voir : DGSE Les soldats de l'ombre :

 

IV- 25 vérités sur l’affaire Evo Morales/Edward Snowden

 

‘Hollande n’est pas à genoux devant les USA, il est à quatre pattes’  

Le cas Edward Snowden a été à l’origine d’un grave incident diplomatique entre la Bolivie et plusieurs pays européens. Suite à l’injonction de Washington, la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal ont interdit à l’avion présidentiel d’Evo Morales de survoler leur territoire.


1. Après un voyage officiel en Russie pour assister à un sommet des pays producteurs de gaz, le Président Evo Morales a pris son avion pour rentrer en Bolivie.


2. Les États-Unis, pensant qu’Edward Snowden ex-agent de la CIA et de la NSA – auteur des révélations sur les opérations d’espionnage de son pays – se trouvait à bord de l’avion présidentiel, ont ordonné à quatre pays européens, la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, d’interdire le survol de leur espace aérien à Evo Morales.


3. Paris a immédiatement suivi la directive en provenance de Washington et a annulé l’autorisation de survol de son territoire accordée à la Bolivie le 27 juin 2013, alors que l’avion présidentiel se trouvait à quelques kilomètres à peine des frontières françaises.


4. Paris a ainsi mis en danger la vie du Président bolivien, lequel a dû atterrir en urgence en Autriche, faute de carburant.


5. Depuis 1945, aucune nation au monde n’a empêché un avion présidentiel de survoler son territoire.


6. Paris, en plus de déclencher une crise d’une extrême gravité, a violé le droit international et l’immunité diplomatique absolue dont jouit tout chef d’État.


7.Le gouvernement socialiste de François Hollande a gravement porté atteinte au prestige de la nation. La France apparaît aux yeux du monde comme un pays servile et docile qui n’hésite pas un seul instant à obéir aux ordres de Washington, contre ses propres intérêts.

 

8. En prenant une telle décision, Hollande a discrédité la voix de la France sur la scène internationale.


9. Paris devient également la risée du monde entier. Les révélations faites par Edward Snowden ont permis de découvrir que les États-Unis espionnaient plusieurs pays de l’Union européenne, dont la France. Suite à ces révélations, François Hollande avait publiquement et fermement demandé à Washington de cesser ces actes hostiles. Néanmoins, en coulisse, l’Élysée a fidèlement suivi les ordres de la Maison-Blanche.


10. Après avoir découvert qu’il s’agissait d’une fausse information et que Snowden ne se trouvait pas dans l’avion, Paris a décidé d’annuler l’interdiction.


11. L’Italie, l’Espagne et le Portugal ont également suivi les ordres de Washington et ont interdit à Evo Morales le survol de leur territoire, avant de revenir sur leur décision après avoir découvert que l’information était erronée et de permettre au président bolivien de poursuivre sa route.


12. Avant cela, l’Espagne a même exigé de fouiller l’avion présidentiel en violation de toutes les normes juridiques internationales. « Il s’agit d’un chantage et nous n’allons pas le permettre pour une question de dignité », a répliqué la présidence bolivienne. « Je ne suis pas un criminel », a déclaré Evo Morales.


13. La Bolivie a dénoncé une atteinte à sa souveraineté et à l’immunité de son président. « Il s’agit d’une instruction du gouvernement des États-Unis », selon La Paz.


14. L’Amérique latine a unanimement condamné l’attitude de la France, de l’Espagne, de l’Italie et du Portugal.


15. L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) a convoqué en urgence une réunion extraordinaire suite à ce scandale international et a exprimé son « indignation » par la voix de son secrétaire général Ali Rodríguez.


16. Le Venezuela et l’Équateur ont condamné « l’offense » et « l’attentat » contre le Président Evo Morales.

17. Nicolas Maduro du Vénézuéla a condamné « une agression grossière, brutale, impropre et non civilisée ».


18. Le Président équatorien Rafael Correa a exprimé son indignation : « Notre Amérique ne peut pas tolérer un tel abus! »


19. Le Nicaragua a dénoncé une « action criminelle et barbare ».


20. La Havane a fustigé « un acte inadmissible, infondé et arbitraire qu’offense toute l’Amérique latine et la Caraïbe ».


21. La Présidente argentine Cristina Fernández a fait part de sa consternation : « Ils sont devenus fous. Un chef d’État et son avion disposent d’une immunité totale. Une telle impunité est inacceptable ».


22. Par la voix de son secrétaire général José Miguel Inzulza, l’Organisation des États américains (OEA) a condamné la décision des pays européens : « Aucune circonstance ne peut justifier de telles actions au détriment du président bolivien. Les pays impliqués doivent expliquer pourquoi ils ont pris cette décision, car elle a mis en danger la vie du président d’un pays membre de l’OEA ».


23. L’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) a dénoncé « une discrimination flagrante et une menace contre l’immunité diplomatique d’un chef d’État ».


24. Au lieu d’accorder l’asile politique à la personne qui lui a permis de découvrir qu’elle était victime d’espionnage hostile, l’Europe, en particulier la France, n’hésite pas à créer une grave crise diplomatique dans le but de livrer Edward Snowden aux États-Unis.


25. Cette affaire illustre que l’Union européenne est, certes, une puissance économique, mais un nain politique et diplomatique incapable d’adopter une posture indépendante vis-à-vis des États-Unis.

 Par Salim Lamrani*

* Docteur ès Études ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis.

 

V- Les présidents d’Amérique latine font bloc, réclament excuses et explications après l’affront à la Bolivie

 

 

C’est en Bolivie que s’est tenue la réunion en urgence des membres de l’organisation régionale Unasur après le grave incident qui a marqué le voyage de retour du président Evo Morales depuis Moscou, dont les dommages sont encore mal mesurés par les pays européens concernés.

Les gouvernements de la région « exigent » des pays européens concernés – France , Espagne, Italie, Portugal – « qu’ils expliquent les raisons de la décision d’empêcher le survol de leur territoire par l’avion du président bolivien Morales ». C’est ce qui ressort de la « Declaración de Cochabamba », à la suite de la réunion de mercredi 4 juillet, à laquelle participaient les présidents d’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, de Bolivie, Evo Morales, d’Équateur, Rafael Correa, du Surinam, Desiré Delano Bouterse, d’Uruguay, José Mujica, et du Venezuela, Nicolás Maduro. Le Brésil étant représenté par le ministre Eduardo dos Santos, le Chili, Pérou, Colombie par leurs ambassadeurs en Bolivie.

La Déclaration dénonce « la flagrante violation de tous les traités internationaux qui régissent la cohabitation pacifique, solidarité et coopération » entre les États, ce qui « constitue un acte insolite, inamical et hostile ». Il s’agit d’un « fait illicite qui affecte la liberté de circulation et de déplacement d’un chef d’État et de sa délégation officielle », poursuit le texte qui affirme que « l’inacceptable restriction de liberté de Morales, le convertissant virtuellement en un otage, constitue une violation des droits non seulement vis-à-vis du peuple bolivien mais des peuples et de tous les pays d’Amérique Latine, et marque un précédent dangereux dans le domaine du droit international en vigueur ».

La Déclaration demande aussi que les quatre pays concernés « présentent des excuses publiques correspondant à la gravité des faits survenus ».

Elle fait suite à la lettre envoyée au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, par le gouvernement bolivien demandant d’ empêcher que cette affaire soit un « précédent néfaste qui pourrait affecter d’autres chef d’État et mettre en danger la cohabitation pacifique entre États ». La qualifiant de « violation flagrante au droit international » .

Avant le sommet, les présidents Kirchner, Morales, Correa et Maduro ont pris la parole lors d’une manifestation publique devant la foule, dénonçant l’attitude des gouvernements européens impliqués dans cette affaire, dénonçant des vieux relents de colonialisme, d’impérialisme, d’arrogance…

Cette réaction est à l’aune de la colère soulevée dans plusieurs pays latino-américains, et plus que la colère les dommages engendrés par cette affaire. Tout ceci est sans doute mal mesuré par les pays européens qui en sont à l’origine, par mépris ou ignorance, comme le montrent les excuses embarrassées et finalement assez légères vue la situation, du ministre des affaires étrangères français Laurent Fabius à son homologue bolivien faisant « part des regrets de la France suite au contretemps occasionné pour le président Morales par les retards dans la confirmation de l’autorisation de survol du territoire par l’avion du Président ».

Alors même que Cristina Kirchner, a bien traduit le sentiment général de l’Amérique latine, « une humiliation à une nation sœur et au continent », et aussi un coup de boutoir dans la diplomatie et le droit international, lourd de conséquences : « Cette violation des textes des Nations unies, qui provoque un degré d’insécurité juridique très grave » a t-elle souligné. « Cela est d’autant plus significatif qu’il s’agit d’ un chef d’État, parce que s’ils font ce genre de choses avec un chef d’État connu de tout le monde, qui a accès à la presse, que peut-il arriver à un citoyen lambda du monde, que personne ne connaît ? Il peut lui arriver des choses terribles. »

Estelle Leroy-Debiasi, 5 juillet 2013

 

VI- Conférence : François Asselineau - Qui gouverne réellement la France ?

François ASSELINEAU est diplômé d’HEC. Sorti vice-major de l’ENA en 1985, il est actuellement Inspecteur général des Finances. Il a atteint le sommet de la hiérarchie administrative française. Il a exercé des responsabilités au plus haut niveau dans l’appareil d’Etat : nombreux voyages avec le président de la République, plusieurs cabinets ministériels, directeur de cabinet de Charles Pasqua, de Françoise de Panafieu, etc. Il a été nommé Délégué général à l’Intelligence économique au Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie par Nicolas Sarkozy le 12 septembre 2004.

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