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Une pensée pour Sarko

Publié par medisma sur 17 Juin 2013, 20:05pm

Une pensée pour Sarko : Totale soumission de  Lagarde, mémoire de poisson rouge des français et  le stupéfiant aveu de Guaino

 

 

I- Christine Lagarde a rédigé une lettre de totale soumission à Nicolas Sarkozy

 

Le journal Le Monde publie ce jour une lettre rédigée par Christine Lagarde dans laquelle elle fait serment d'allégeance à Nicolas Sarkozy.

Cette lettre manuscrite, non datée, a été découverte par les enquêteurs lors de la perquisition faite à son domicile le 20 mars dernier, une perquisition en relation avec l'affaire Tapie.

Voici ci-dessous le texte de cette lettre :

"Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement",

"1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.

2) J'ai fait de mon mieux et j'ai pu échouer périodiquement. Je t'en demande pardon.

3) Je n'ai pas d'ambitions politiques personnelles et je n'ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t'entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.

4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.

5) Si tu m'utilises, j'ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d'être inefficace, sans soutien je risque d'être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L. "

Cette lettre explique alors très bien l'attitude et les déclarations de la patronne du FMI qui essaye de protéger par tous les moyens son mentor et de l'exclure de la décision du choix de l'arbitrage de l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais.

Dès 2008, interrogée par les députés, elle avait répété avoir pris elle-même cette décision tout comme celle de ne pas former un recours contre cet arbitrage. Elle avait expliqué qu'il s'agissait d'une décision personnelle prise sans avoir reçu d'ordre de l'Élysée.

"Utilise moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting" Nicolas Sarkozy l'a utilisé pour couvrir la dette qu'il avait envers Bernard Tapie lors de son soutien en 2007. De cette lettre naît alors un reproche, celui de devenir une simple marionnette du président dans la gestion de ce dossier

D'ailleurs, cette dette de l'ex-président envers Tapie est confirmé par Monsieur Condamin-Gerbier, ancien gestionnaire de fortune de la fiduciaire genevoise Reyl, lors de son audition par les policiers comme témoin le 28 mars : "Monsieur Tapie m'a affirmé que Nicolas Sarkozy, dont il était très proche, lui devait quelque chose en retour de son soutien public dans le cadre de la présidentielle 2007 et que, du fait de son élection à la présidence de la République, Monsieur Sarkozy allait nécessairement influencer la décision. Monsieur Tapie avait la certitude que son conflit avec le Crédit lyonnais serait tranché en sa faveur. Dans le discours de Monsieur Tapie, on sentait que ses affirmations sans ambiguïté s'appuyaient sur des certitudes et des éléments concrets."

Mais Nicolas Sarkozy a plusieurs ficelles pour se défausser de sa responsabilité dans le choix de l'arbitrage de l'affaire Tapie et aussi de celle de ne pas faire de recours contre cet arbitrage qui octroyait une somme astronomique de 45 millions d'euros au seul titre du préjudice moral.

L'ex-président actuellement n'hésite pas à charger son secrétaire général, qui serait à l'origine de l'idée d'arbitrage. Souvenez-vous la défense de Nicolas Sarkozy de tout temps est et a été : "ce n'est pas de ma faute mais c'est le faute à la crise, à l'Europe , a mon prédécesseur etc.... en résumé c'est la faute des autres et jamais de la sienne !"

Mais Nicolas Sarkozy a sorti une autre ficelle pour sa défense : sur les trois juges arbitres, deux ne l'aiment pas. Jean-Denis Bredin est un avocat étiqueté à gauche et Pierre Mazeaud est un gaulliste qui le déteste. Donc l'ancien président est blanc comme neige... et ne supporte pas qu'on le soupçonne.

De toute façon dans cette affaire Tapie, Nicolas Sarkozy est protégé par son immunité présidentielle. S'il est intervenu dans l'arbitrage, c'est en vertu de ses pouvoirs régaliens, un domaine dans lequel il ne peut être poursuivi que pour des faits de haute trahison. Il ne serait, de toute manière, pas pénalement condamnable, mais peut-être politiquement responsable.

Dans l'entourage du patron de l'UMP, Jean-François Copé, on admet que "ça fait désordre dans le paysage". "Il faudra voir si ça gêne Sarko dans trois ans".

Mais tout le monde sait que les électeurs français ont "une mémoire de poissons rouges" et que dans trois années ils auront oublié toutes les casseroles qui collent à l'ex-président et qu'ils l'éliront une deuxième fois dans la joie et l'allégresse !

 Sources : Le Monde, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Point, France Info /  www.agoravox.fr

 

II- Oui, la mémoire de poisson rouge des français concernant Nicolas Sarkozy est atterrante !

 

Comme chacun sait, Nicolas Sarkozy pense à son retour. Ce secret de polichinelle occupe les esprits à droite, voire au delà, notamment ceux qui ont oublié qui est l'ancien président.

Car j'ai la très nette impression qu'un grand nombre de français ont oublié les cinq années bling-bling passées au service de ses amis nantis, et l'état déplorable de la France qu'il a laissé au gouvernement de gauche.

Un bilan que l'UMP refuse de faire, sachant très bien qu'il n'est pas à leur avantage. Alors souvenez-vous :

En cinq ans de règne de Sarkozy, le chômage a augmenté, la dette et les déficits publics ont explosé, ce qui a entraîné la France dans une récession et, désormais, une croissance plate, un pouvoir d'achat qui stagne et depuis peu régresse et tout cela à cause de sa mauvaise gestion et de son incapacité à réformer le pays.

De 2007 à 2012 Sarkozy, l'homme du "plein-emploi d'ici à cinq ans", celui du "travailler plus pour gagner plus", celui qui n'a "pas été élu pour augmenter les impôts", n'a respecté aucune de ces promesses :

Le 6 mai 2007, il avait déclaré : "Je vous ai promis le plein emploi, je vais me battre pour le plein emploi".

Résultat : 1 million de chômeurs supplémentaires

Nicolas Sarkozy restera le recordman de la hausse la plus brutale du taux de chômage depuis trente ans". A 8,1% en 2007, son taux devrait être autour de 10% en 2012, selon les dernières prévisions fin 2011 de l’Insee.

La baisse des moyens consacrés à la lutte contre le chômage s’était accélérée depuis 2008 (-10,5% entre 2010 et 2011 et -11,3% entre 2011 et 2012), pointe Terra Nova. Le think tank estime que certaines mesures, comme la défiscalisation des heures supplémentaires ont eu des effets néfastes sur l’emploi en période de crise.

Lors d'un entretien au Parisien en mars 2007, il disait : "Je m'engage à ramener la dette en dessous des 60% du PIB d'ici 2012".

Résultat : 600 milliards d’euros de dette publique

Depuis 2007, la dette publique a explosé de plus de 600 milliards d’euros, passant de 64% à plus de 85% du PIB. Le déficit public a de son côté augmenté de 49,5 milliards d’euros, de 2,3% à 5,4% du PIB". La dette publique a atteint au premier trimestre 2012 89,3% selon les chiffres publiés par l'Insee. La hausse de la dette publique lors du premier trimestre 2012 est du en partie par la progression de celle de l'État. Elle a augmenté de 46,8 milliards d'euros pour la période de janvier à mars 2012, soit 1 381,9 milliards.

La crise est loin d’être la seule responsable de ce dérapage budgétaire, un rapport de la Cour des comptes de 2010 a montré qu'un tiers seulement de ce déficit (de 7,1% en 2010) était imputable à la récession économique, et que la politique de Nicolas Sarkozy a contribué pour 0,7 points au déficit (référence 2010).

Dans son programme présidentiel de 2007 il avait écrit : "Je n'augmenterais pas les impôts, mais au contraire ferait tout pour les baisser".

Résultat : 75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux.

A 43,4% il y a cinq ans, le taux de prélèvements obligatoires a atteint 44,9% à la fin de l’année 2012. La raison de cette hausse de 2,4 points en trois ans : 65 milliards de hausses d’impôts décrétées par les gouvernements Fillon et Ayrault, dont 28 milliards d’euros rien que pour 2013. Les hausses d'impôts ont représenté 16 milliards d'euros en 2011 (et même 22 milliards si l'on intègre le contrecoup de la réforme de la taxe professionnelle et l'arrêt de mesures de relance), 20 milliards en 2012. En ce qui et elles devraient atteindre quelque 28 milliards en 2013.

L'examen détaillé des mesures permet aussi de chiffrer l'impact des hausses d'impôts votées par la droite en fin de législature (budget 2011, plans de rigueur Fillon 1 et 2) qui se répercutent dans les impôts prélevés en 2012 et 2013 et auquelles s'ajoutent l'impact de celles décidées par la gauche (collectif budgétaire voté cet été, mesures présentées dans le budget 2013).

Les hausses d'impôts du gouvernement Fillon représentent un total d'un peu plus de 31 milliards d'euros : les 16 milliards de 2011 (coup de rabot sur les allégements de charges, taxes sur les assurances, fin de la TVA réduite sur les offres « triple play », etc.), auxquels s'ajoutent 13,4 milliards de hausses effectives en 2012 (TVA à 7 %, gel du barème de l'impôt sur le revenu (IR), hausse des cotisations sur les revenus du capital...).

Lors d'un discours à Rouen en avril 2007, Sarkozy déclarait : "Je n'accepte pas l'idée d'une désindustrialisation inévitable (...).

Résultat : 350.000 emplois industriels détruits

Pendant ces 5 années, près de 350.000 emplois industriels ont été détruits en France. Un rapport du Trésor a démontré que les délocalisations au sens strict vers les pays à plus faibles coûts salariaux n’expliquent qu’entre 10 % et 20 % des pertes d’emplois industriels, le reste des destruction est dû à la fermeture des entreprises industrielles.

En janvier 2007, lors du Congrès de l'UMP, il a dit : "Je veux être le président de l'augmentation du pouvoir d'achat".

Résultat : 337.000 pauvres.

Depuis 2007, près de 337.000 personnes supplémentaires sont passées sous le seuil de pauvreté, qui était de 954 euros par mois en 2009, selon l’Insee, Or, toujours selon l'Insee en 2010 , la pauvreté concerne 8,6 millions de personnes, soit 14,1 % de la population contre 13,5 % en 2009. Il s’agit de l’augmentation la plus brutale mesurée depuis que cet indicateur est suivi.

La non-reconduction de mesures d’aides ponctuelles, mises en œuvre en 2009 afin de limiter les effets de la crise sur les ménages modestes, et le gel du barème des prestations familiales en 2010, expliquent pour partie que cette population soit plus affectée.

Les chiffres de l'Insee sont malheureusement en dessous de la gravité de la situation en 2011 selon Julien Lauprêtre président du Secours populaire français.

Bien entendu, ces chiffre ne sont qu'une moyenne. Certaines personnes ont subit une perte de pouvoir d'achat, d'autres un gain. Je tiens à vous rappeler  l'augmentation de 172% du salaire du chef de l'État, décidée au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy., lui qui disait en juillet 2007 à Épinal : "Je veux une République irréprochable."

Maintenant analysons pourquoi Nicolas Sarkozy a été rejeté par une majorité de Français lors de l'élection présidentielle de 2012. Il y a les choix politiques évidemment, avec des réformes qui avaient pour objectif de satisfaire son seul électorat. Mais c’est sa personnalité qui a été rejetée : cette agitation permanente, cette volonté de monter les uns contre les autres les français, ces mensonges à répétition, cette constante absence de scrupules dont la dernière a été observée avec sa stratégie de droitisation durant les dernières semaines de la campagne pour essayer de conserver le pouvoir.

Et puis il y a les affaires, les scandales, les magouilles et condamnations en tout genre mouillant ministres et entourage voir le chef de l'État lui-même. Il faut se souvenir entre-autre de :

 —  L'affaire Karachi Gate , l'affaire Takieddine, l'affaire Bettencourt, l'affaire Woerth (l'hippodrome de Compiègne), le scandale de Tapie, l'affaire Clearstream, les affaires Wildenstein, les voyages de Michèle Alliot-Marie en Tunisie, le scandale Joyandet, la nomination de Jean Sarkozy, les cigares de Christian Blanc, les condamnations d'Hortefeux, la légion d'honneur du couturier de Sarkozy, la légion d'honneur de l'expert comptable d'Éric Woerth, la légion d'honneur de Jacques Servier, la légion d'honneur de Patrick de Maistre (gestionnaire des Bettencourt), le scandale de Georges Tron, l'espionnage du Monde, le fiaco et le coût des vaccins contre le H1N1, la circulaire Hortefeux sur les Roms, l'espionnage de Médiapart, l'affaire des fadettes, la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers et toutes les affaires le concernant découvertes dernièrement, etc... etc..... ( vidéo)

On nous dit qu'il a changé, pourtant dans son entretien à "Valeurs actuelles", il montre de nouveau un visage qui peut inquiéter l’opinion publique. Notamment les citations retenues qui renvoient l'image d'un Sarkozy sous son pire jour : égocentrique, familier, frontal. En somme, celui que les Français ont sanctionné.

Quand il critique l’intervention militaire en cours au Mali cela coïncide avec le jour de la mort d'un soldat français à Gao, tandis que le reste des troupes se bat vaillamment contre des islamistes d'Aqmi. Et puis aussi quand il lâche des appréciations dignes du "café du commerce" sur le mariage homosexuel ("Bientôt ils vont se mettre à quatre pour avoir un enfant...") et surtout en.dressant un parallèle entre "la traçabilité du bifteck" et "la traçabilité des enfants" toujours sur le mariage pour tous (lire dans le Nouvel Obs) La réflexion et la subtilité ne sont toujours pas là, comme d'habitude dirons-nous !

Il semble donc que Nicolas Sarkozy n’a pas compris ses erreurs du passé, il est et restera tel qu'en lui-même. Ses "fans" peuvent objecter qu’il lui reste quatre ans pour changer. Un temps suffisamment long en principe. Mais sans doute trop court pour un homme, comme lui, trop sûr de lui pour reconnaître ses erreurs et pour s'humaniser.

Français, française, concernant Nicolas Sarkozy, travaillez votre mémoire et de poisson rouge transformez-la en éléphant avant 2017.

Sources : Insee, Le Monde, Les Echos, Insee, L'Express, Le Point, Le Nouvel Obs / www.agoravox.f

 

III- Mots Croisés : le stupéfiant aveu de Guaino, ancienne plume et conseiller spécial de Nicolas Sarkozy : « Toutes les fortunes de France négocient leurs impôts »

 

Lundi soir, lors de l’émission Mots croisés sur France 2 consacrée au scandale de l'affaire Tapie, et de l'arbitrage trop favorable dont aurait bénéficié l'homme d'affaire, Henri Guaino a mis fin au mythe de l'égalité devant l'impôt.

Autour de la table étaient invités par Yves Calvi : la députée socialiste Karine Berger, le député UMP Henri Guaino, l'ancienne ministre Corinne Lepage, le journaliste de Médiapart Laurent Mauduit, le fondatateur du quotidien "L'Opinion" Nicolas Beytout et l'écrivain André Bercoff.

L'ancienne plume de Nicolas Sarkozy était face à Laurent Mauduit qui l'interrogeait sur les éventuelles négociations fiscales entre Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Élysée et Bernard Tapie, quant au montant de l'impôt à payer sur les 400 millions reçus.

Une preuve de ces négociations a été remis aux juges, sous la forme d'un enregistrement téléphonique détenu par Médiapart dans lequel une voix ressemblant à celle de l'homme d'affaires fait état de tractations avec le cabinet d'Eric Woerth, alors ministre du Budget pour établir le montant d'impôts qu'il devra payer sur la somme qui lui a été allouée par le tribunal d'abitrage. Détaillant les schémas possibles, Bernard Tapie évoque l'implication de Claude Guéant.

Or, on sait la suite de cette histoire.Trois mois après cette rencontre entre Bernard Tapie et Claude Guéant, l’État n’a pas fait appel d’une décision d’un juge commissaire du tribunal de commerce de Paris et a donc passé l’éponge sur 15 millions d’euros de créances fiscales que l’État détenait sur l'homme d'affaire. Il a en particulier renoncé à recouvrer la totalité de l’impôt sur le revenu de celui-ci, pour les années 1992 et 1993, pour près de 12 millions d'euros.

Donc Laurent Mauduit a posé cette question à Henri Guaino : "Pourquoi vous ne dites pas si Claude Guéant a effacé les impôts de Bernard Tapie, ce n'est pas conforme à ma conception de l'égalité des citoyens devant l'impôt ?"

Mais pour ce dernier, la polémique sur l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie et les impôts payés, et éventuellement négociés, sont deux choses différentes. A l'entendre, le second sujet est on ne peut plus commun : "On mélange tout, laissons les impôts de côté. Pardon, mais toutes les fortunes de France négocient leurs impôts, vous le savez parfaitement." 

Il s'en est suivi une série d'exclamations surprises de la part des autres invités, et on lui a demandé de répéter ses propos : "Mais, c’est vrai", a-t-il répliqué, puis ensuite rapidement on est passé à autre chose.

En fin d'émission, du fait que de nombreux téléspectateurs ont tweeté sur la fameuse petite phrase de Guaino, Yves Calvi a relancé le sujet. Alors Henri Guaino a précisé sa pensée : "Il faut dire la vérité (...) dans les histoires d'héritage, dans des problèmes particuliers, on négocie avec l'administration fiscale". Puis en estimant au passage que gérer certaines situations au cas par cas ne posait pas selon lui de problème, il a martelé "Je ne comprend pas ce monde dans lequel tout est piloté par des règles automatiques".

Excédées, les députés Corinne Lepage (écologiste) et Karine Berger 'PS) lui ont répondu alors : "Cela s'appelle tout simplement la loi".

Alors c'est vrai, ce qu'a dit ce soir là Henri Guaino : l'égalité devant l'impôt serait bien un mythe ?. Et bien oui, d'ailleurs un avocat fiscaliste spécialisé dans les grandes fortune l'a bien expliqué :

"Ce que dit Guaino est vrai, tout le monde sait que les droits de succession et l'impôt sur la fortune sont toujours négociés par les grandes familles. C'est simple, elles disent au fisc : "Ou vous m'éxonérez, ou je quitte la France !".

"Pourquoi croyez-vous que les grandes fortunes restent majoritairement en France ? C'est parcequ'elles paient très peu d'impôts ? Rares sont celles qui partent, comme Bernard Arnault, mais lui le fait pour d'autres raisons".

Alexis Spire, chercheur au CNRS, et spécialiste de la sociologie de l'État et des administrations a enquêté sur la collecte d'impôts et puis a écrit un livre en 2012 : "Faibles et puissants face à l'impôt", dans lequel il démonte les mécanismes par lesquelles les classes dominantes sont parvenues à domestiquer l'impôt et a échapper, en partie, au contrôle fiscal.

Il a écrit ceci : "Pour les classes populaires, il n’y a que deux moyens d’échapper à la règle fiscale : la transgresser ou demander sa suspension de manière gracieuse. En haut de l’échelle sociale, on développe d’autres stratégies : la première consiste à adopter la nationalité d’un pays où la fiscalité est plus avantageuse et/ou à y résider ; la seconde, bien plus répandue, à subvertir le droit à son profit, tout en affichant sa loyauté à l’égard de l’Éat."

Dans une interview accordée à la revue Contretemps, ce chercheur a indiqué qu'avec le développement du marché de l'optimisation fiscale dans les années 1980 et 1990, et face à la montée en puisance de l'impôt sur la fortune, des services spécialisés se sont développés pour des clients fortunés.

Il a déclaré : "Parmi ces professionnels du conseil, la frontière est poreuse entre ceux qui préconisent à leur client de rester dans les bornes du civisme fiscal et ceux qui les incitent à tenter des opérations à la limite de la légalité."

Pour Corinne Lepage : "La question qui se pose, c’est de savoir qui décide des exonérations et pour quel motif. Que dans une succession, on puisse discuter avec le trésorier payeur général c’est normal. Mais quand Sarkozy le 14 janvier 2008 décide que l’émir du Qatar est exempté de tout impôt sur les plus-values immobilières, et ne paie pas d'impôt sur la fortune (ISF) durant les cinq premières années de résidence en France, c’est autre chose..."

Tout au long de l'émission les réseaux sociaux se sont enflammés à cause de cette petite phrase. Il est facile de comprendre pourquoi, car l'aveu est non seulement stupéfiant mais il est d'importance.

Vous trouvez vos impôts trop conséquents ? Dans ce cas n'allez plus frapper à la porte de votre inspecteur des impôts pour réclamer, allez donc directement frapper à celle de l'Élysée ! Mais seulement si vous êtes très riche, car sinon vous avez aucune chance que cette porte s'ouvre !

Si vous avez un peux de temps et si vous voulez visionner toute l'émission "Mots Croisés" cliquez ICI.

 Sources : Médiapart, Le Parisien, Le Monde Diplomatique, Contretemps, Le Monde / www.agoravox.fr

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