Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

le blog lintegral

actualités, économie et finance, nouvelle technologie, entrepreneuriat, histoire et colonisation...


Quand une princesse saoudienne demande l'asile à la Grande Bretagne

Publié par medisma sur 13 Juillet 2012, 22:07pm

Catégories : #lintegral

22pri.jpgLa princesse Sara Bint Talal Ibn Abdel Aziz Al Saoud, surnommée la «princesse Barbie» en raison de son éducation très choyée, a demandé au Royaume-Uni l'asile pour elle-même et ses quatre filles.

Une princesse saoudienne, petite-fille du fondateur du royaume, a demandé l'asile en Grande-Bretagne, alléguant qu'elle risquait d'être persécutée par des membres de sa famille si elle rentrait en Arabie, annonce le Sunday Telegraph.

La princesse Sara Bint Talal Ibn Abdel Aziz Al Saoud, surnommée la «princesse Barbie» en raison de son éducation très choyée, a également annoncé qu'elle avait sollicité du ministère de l'Intérieur du Royaume Uni l'asile pour ses quatre filles, précise le journal.

Le ministère britannique a déclaré qu'il ne commentait pas les cas particuliers de demandes d'asile.

«Avec mes profonds regrets et dans la mesure où je n'avais pas le choix, j'ai écrit au ministère de l'Intérieur du Royaume-Uni pour demander, pour moi-même et pour mes enfants, l'asile politique», affirme la princesse.

Dispute avec son père (Photo ci-dessous)

22-624_341_24117b5ae6533cc151fd432df2a33b41-134181-copie-1.jpg«Ma réputation a été souillée dans les médias par une campagne de dénigrement mal intentionnée et sans fondement», a-t-elle ajouté.

«J'ai subi tout cela en silence pendant des années en essayant de trouver une solution digne à travers les voies normales, sans tambours ni fanfare», poursuit-elle.

Divorcée, la princesse vit actuellement à Londres, où elle s'est installée en 2007 à la suite d'une dispute avec son père octogénaire, le prince Talal Ibn Abdel Aziz Al Saoud.

C'est la première fois qu'une demande de ce type est faite par un membre important de la famille royale saoudienne.

Sara, 38 ans, est convaincue que de hauts responsables saoudiens complotent pour l'enlever et la ramener à Ryad.

Accusée de comploter avec l'Iran

22-epoque_1081720_465x348.jpg«J'ai été agressée physiquement», a-t-elle confié au journal. «Ils m'ont accusée de comploter contre eux avec l'Iran. J'ai très peur», a-t-elle souligné.

Quand La validité de son passeport a expiré deux ans après son arrivée en Grande-Bretagne et elle risque l'expulsion, son visa étant périmé.

La Grande-Bretagne doit examiner sa requête et prendre le risque d'un incident diplomatique si elle l'accepte.

Les tensions montent au sein de la famille royale saoudienne du fait de la maladie du Roi Abdallah et de la mort récente du prince héritier Nayef Ibn Abdel Aziz.

Le prince héritier décédé soutenait Sara et était opposé à son père. Sa mort pourrait avoir poussé Sara à présenter sa demande d'asile.

Un diplomate de l'ambassade d'Arabie à Londres a confirmé que des négociations étaient en cours au sujet du visa de la princesse, estimant qu'il ne s'agissait pas d'un problème politique mais d'une affaire personnelle, dans laquelle le gouvernement saoudien ne pouvait pas faire grand chose. (afp/Newsnet)

Et qu’en Arabie, de petites avancées porteuses d'espoir pour les femmes

22-photo_1236363475658-1-0_w350.jpgUne femme pour la première fois au gouvernement, une princesse qui demande à conduire, un public mixte lors d'une conférence. Autant de signes, pour beaucoup de Saoudiennes, que le royaume ultraconservateur est peut-être, lentement, en train de s'ouvrir.

En remaniant son gouvernement en février, le roi Abdallah Ben Abdel Aziz a nommé Noura al-Fayez vice-ministre de l'Education pour l'éducation des jeunes filles, faisant d'elle la première femme à accéder à un poste ministériel.

En février aussi, l'épouse d'un prince en vue, le milliardaire Walid Ben Talal, a défendu publiquement le droit des femmes de conduire une voiture.

Et cette semaine, une conférence à Ryad sur l'enfance maltraitée a réuni, sous la présidence de la princesse Adela, fille du roi, un millier de participants hommes et femmes sans séparation, un fait inhabituel en Arabie saoudite.

Outre l'interdiction de conduire et de la mixité, la charia, la loi islamique, empêche parfois les femmes de travailler et de voyager seules.

"C'est un grand pas en avant", a souligné, à propos des mesures du roi Abdallah, Fouziyah al-Ayoumi qui milite contre la violence faite aux femmes à Dhahran (est).

Les défenseurs de la cause des femmes espèrent les voir conduire, aller et venir sans chaperon, travailler et être libérées du niqab (voile intégral) et de l'abbaya, un ample manteau, qu'elles doivent porter en public.

Le roi n'a pas abordé publiquement ces questions mais les militantes estiment qu'il est à leurs côtés et qu'il tente de contenir les religieux conservateurs.

"J'ai le sentiment que le roi veut le changement", dit ainsi Mme Ayoumi.

En remaniant son administration, le roi a ciblé le pouvoir des religieux conservateurs dans le système judiciaire et celui de l'éducation.

Toutefois, certains doutent de la capacité des nouveaux ministres à venir à bout des résistances du système et de l'opposition des hommes en général à plus de liberté et plus de pouvoir pour les femmes.

Les signes de cette résistance sont là, allant des discours de religieux défendant les restrictions faites aux femmes à l'interdiction par la police religieuse de la vente d'abbayas décorées et à la mode.

Une chercheuse française, Amélie Le Renard, relève que le mouvement des femmes lui-même est traversé de deux courants. Le premier veut casser les barrières entre les sexes et le second, qui comprend de nombreuses femmes bien éduquées, préfère des droits dans la séparation entre les sexes.

Cela implique des branches de banques réservées aux femmes, des hôtels des centres commerciaux de même type et des sections dans l'administration et les compagnies privées qui s'occupent uniquement des femmes.

"En général, les femmes de Ryad veulent un emploi", note-t-elle, estimant que la séparation des sexes leur importe peu et que "certaines y sont carrément favorables".

Pour nombre de défenseurs de la femme, le roi Abdallah n'est pas allé assez loin.

Abdel Aziz al-Sowayegh, un ancien membre du Conseil consultatif, relève qu'aucune femme n'a été nommée dans ce "majlis" de 150 sièges et que seules six y ont reçu un statut d'observatrices et de consultantes.

"C'est comme si on avait voulu éviter la présence de femmes dans le majlis. Elles ne sont pas membres à part entière et ne votent pas. Elles seront seulement consultées sur des questions concernant les femmes comme la façon d'allaiter un bébé", ironise-t-il. [La dépêche]

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents