Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 21:16

 Du vrai à l’alarmant... De la perversion narcissique à la théorie du chaos

Jacques Attali : La France est au bord de la faillite

Jean-Michel : Toute crise économique et financière s’achève par une guerre

Olivier Delamarche : Arrêter de rêver, les crises se terminent toujours mal ! Arrêter de croire au Père Noël !

Jean-François Guayraud  : La grande fraude - Le crime était presque parfait

Philippe Dessertine : Le monde s’en va-t-en guerre

Rav Ron Chaya : Drôle de cours d’économie et d’apocalypse

Etc.....

Source : MinuitMoinsUne

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 16:30

Didier Porte: «Sarko qui ?»

Cette semaine, dans sa chronique pour Mediapart, Didier Porte donne des nouvelles de la sarkozie, dont on a oublié jusqu'au chef!Vous êtes invités à l'enregistrement de cette chronique au "138", 138 rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris. Prochain enregistrement le 4 juin.


 

Olivier Delamarche  à  BFM Business :

 

La Grèce doit sortir de la zone euro :

Car s’il ya une jambe gangrénée, il faut bien la couper. Le colmatage ne sert absolument à  rien !

Quant à l’entrée de Facebook à la Bourse au prix demandé,  c’est de la pure arnaque !

 

 

Farage au parlement européen : Mettre fin à l’Euro et restaurer la dignité humaine des grecs

Break up the euro and restore human dignity

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 21:10

Point de vue 

 

arton1318-43458.jpgLa faillite désigne communément la dissolution d’une entreprise qui s’est retrouvée dans l’incapacité de payer ses fournisseurs ou, plus généralement, d’honorer ses engagements financiers. En matière de faillite, deux problèmes distincts, quoique liés, sont à distinguer : l’insolvabilité et l’illiquidité.

Une entreprise est insolvable lorsque la valeur de ses actifs (investissements en tout genre) est inférieure à la valeur de ses passifs (dettes et autres engagements à payer). Autrement dit, les propriétaires de l’entreprise ont réduit la valeur de leurs investissements et ne pourront rembourser les dettes contractées par l’entreprise qu’en y apportant des fonds propres supplémentaires. Si un changement de gestion, i.e. un autre mode d’association des actifs, ne paraît pas à même de redresser la valeur de ceux-ci, il est préférable de dissoudre l’entreprise. Les actifs sont alors revendus aux meilleurs offrants tandis que les dettes sont remboursées totalement ou en partie.

Une entreprise est illiquide lorsque la valeur de ses actifs de court terme (sa trésorerie) est inférieure au montant de ses échéances immédiates. Le défaut de paiement qui s’ensuit résulte d’un déséquilibre entre les flux sortants et entrants de trésorerie ; ou, ce qui revient au même, trop d’actifs de long terme font face à trop de passifs de court terme. Si l’entreprise reste capable de générer de la valeur à moyen et à long terme, elle trouvera des créanciers auprès de qui se refinancer dans l’immédiat. Ce refinancement deviendra trop cher, et donc économiquement non rentable, si les créanciers pensent que l’entreprise n’est pas viable à long terme.

Voilà donc que les deux problèmes d’illiquidité et d’insolvabilité sont intimement liés. Une situation d’illiquidité définitive résulte du refus d’investisseurs potentiels de miser leurs fonds car ils anticipent une insolvabilité proche. Le défaut de paiement est alors un signe avant-coureur qu’il faut précipiter la dissolution de l’entreprise afin d’éviter des pertes futures. La faillite apparaît alors comme salutaire car, en désintégrant l’entreprise, elle permet d’éviter des pertes plus importantes encore. Elle se révèle posséder une fonction économique bien définie : minimiser les pertes liées aux mauvais investissements, en assurant le transfert des actifs concernés vers des entrepreneurs mieux avisés.

Il résulte de tout cela que la faillite, en tant que phénomène économique, ne peut se produire que si un ensemble de conditions sont réunies.

Primo, le calcul économique doit être possible. Cela signifie que les facteurs de production sont soumis au régime de la propriété privée, et non pas à celui de la propriété collective, et qu’un intermédiaire des échanges, c’est-à-dire une monnaie, est utilisé dans l’économie. Seules ces deux conditions permettent d’établir et de comparer des prix monétaires pour les différents actifs et passifs et de donner un sens aux notions de perte et de gain.

Secundo, le gouvernement ne doit accorder aucun privilège légal qui aurait pour résultat d’abriter l’entreprise du verdict impartial du gain et de la perte monétaires.

Force est de reconnaître qu’aucune de ces deux conditions n’est réunie en ce qui concerne l’activité des banques centrales.

Il est vrai que les banques centrales opèrent le plus souvent dans un monde monétaire de propriété privée. Néanmoins, leur propre fonctionnement n’est pas soumis aux contraintes qu’impose la propriété privée. Le processus de production de la monnaie-papier à cours légal ne nécessite pas la levée de fonds propres ou empruntés qui seuls permettraient d’acquérir des facteurs de production dont l’association aboutirait, de manière plus ou moins longue et pénible, à la production de billets d’euros ou de dollars. Tout se passe à rebours.

La production de la monnaie-papier est totalement indépendante des propriétaires des facteurs de production et se fait par le biais d’émissions de monnaie qui ne coûtent rien. Une fois émise, la monnaie est introduite dans le circuit économique par un échange contre actifs financiers.

Voilà ce qui explique la coutume de représenter les activités des banques centrales par un bilan. Seulement, ce bilan n’est pas de même nature que le bilan d’une entreprise soumise à la discipline du marché. Pour une banque centrale, son « bilan » indique le montant de monnaie émise et le type d’actifs financiers qui ont été achetés en premier avec cette monnaie. Il ne s’agit en aucun cas d’une appréciation marchande de la valeur de l’activité économique conduite par la banque centrale.

En outre, et dans la mesure où une banque centrale aurait contracté des dettes ou aurait fait des promesses de remboursement dans la monnaie qu’elle-même émet, aucun problème d’illiquidité ne pourrait jamais survenir. Le remboursement de ses dettes et engagements n’est pas conditionné par sa capacité de générer un flux entrant de trésorerie grâce à un emploi judicieux de ses actifs. La banque centrale peut toujours rembourser ses propres dettes, voire même celles de parfaits inconnus, par simple émission de monnaie nouvelle. Il s’agit là d’une conséquence du privilège de cours légal accordé à la monnaie-papier produite par une banque centrale.

Par conséquent, et d’un point de vue économique, une banque centrale ne peut pas faire faillite. En revanche, d’un point de vue strictement comptable, une banque centrale pourrait se retrouver insolvable.

 L’insolvabilité comptable dont il est question ici consiste en une érosion de la valeur des actifs détenus par une banque centrale au-delà du montant de ses capitaux propres. C’est une situation plausible de nos jours en ce qui concerne certaines banques centrales de la zone euro, notamment celles de la périphérie (Grèce, Portugal, Irlande, voire même Italie et Espagne).

Cette érosion de la valeur des actifs de la Banque centrale peut être due à un ensemble de facteurs. D’une part, les banques commerciales qui ont bénéficié d’un refinancement par le prêteur un dernier ressort pourraient se retrouver insolvables et donc incapables de rembourser ces actifs qui dès lors pourraient perdre tout ou partie de leur valeur. Dans ce cas de figure, et du fait même de leur insolvabilité, un n-ième refinancement leur serait refusé, et la banque centrale récupérerait, en tout et pour tout, la valeur de la garantie donnée par la banque commerciale. Seulement, la valeur marchande du titre financier qui a garanti ce prêt pourrait elle-même se trouver fort dépréciée, de sorte que des pertes comptables apparaîtraient au bilan de la banque centrale.

Un deuxième facteur, dont la puissance a été temporairement atténuée par les deux opérations de refinancement de très long terme, est la dépréciation des actifs marchands, c’est-à-dire les obligations d’État et privées en euros ou en devises étrangères, que la banque centrale détient directement. En principe, des provisions pour dépréciation doivent être constituées régulièrement, et il n’est pas exclu que la valeur cumulée de ces provisions dépasse le capital propre de la banque centrale.

Somme toute, en refinançant les agents économiques (banques, États, entreprises d’assurance, etc.), et donc en créant de la monnaie, les banques centrales acquièrent des actifs sur ceux-là et s’exposent au risque de dépréciation de ces actifs. La source concrète de ce risque importe peu et varie selon le cas historique particulier (risque de crédit, de taux ou de change). Ce qui importe, c’est que le capital d’une banque centrale peut se révéler insuffisant pour parier des pertes comptables sur la valeur de ses actifs.

Ce qu’il nous faut analyser maintenant, c’est précisément cela. Dans quelle mesure une telle éventualité, si elle arrivait à se produire dans un pays de la zone euro ou ailleurs, aurait-elle une incidence réelle quelconque ?

Nous soutenons qu’une telle insolvabilité comptable d’une banque centrale serait sans incidence sur la banque centrale elle-même, mais qu’elle importerait énormément du point de vue de la société.

La considération majeure qu’il faut rappeler, et qui reste bien trop ignorée dans les débats, est qu’une banque centrale n’a pas à réaliser ses actifs pour rembourser ses passifs. Ceci implique deux choses.

Primo, la notion de valeur marchande perd tout son sens pour un actif détenu par une banque centrale. En effet, si elle n’a pas à vendre ses actifs pour rembourser ses passifs, en quoi une banque centrale serait-elle concernée par la valeur marchande de ses actifs ? Quelle que soit leur valeur, elle est de fait toujours satisfaisante pour qui n’en a pas besoin, et tel est bien le cas d’une banque centrale.

Secundo, une banque centrale n’a pas à rembourser ses passifs. Lorsqu’un individu lui présente des billets pour remboursement, ou lorsqu’une banque commerciale désire retirer ses fonds, les paiements s’effectuent toujours dans cette même monnaie dont on demande le remboursement. La monnaie-papier inconvertible a précisément cela d’extraordinaire que son émetteur ne peut jamais se retrouver dans la difficulté de la rembourser, car tout simplement elle ne se rembourse en rien d’autre qu’elle-même.

Il s’ensuit que l’insolvabilité comptable, bien que plausible et peut-être bientôt réelle en zone euro, n’implique pas en soi une faillite économique de la banque centrale. Pour celle-ci, elle reste un problème comptable qui peut être résolu par des subterfuges également comptables. Par exemple, et non sans tort comme nous venons de le voir, une banque centrale peut suspendre l’évaluation de ses actifs selon leur valeur de marché. Elle pourrait y substituer la notion plus ou moins arbitraire, et donc plus ou moins accommodante, de valeur économique de long-terme. Elle pourrait aussi chercher une dérogation à la règle d’opérer avec des capitaux propres positifs. Enfin, des schémas de recapitalisation pourraient être mis en place, selon lesquelles la banque centrale échangerait ses propres actions contre des titres de dette.

Seulement, si le trou comptable peut être facilement rebouché, il n’est pas vrai qu’il n’a aucun impact économique sur la société. L’origine de ce trou, si jamais il est révélé, tient à ce que la banque centrale a déjà distribué des cadeaux sous la forme d’achats d’actifs au-delà de ce que des acheteurs potentiels auraient payé sur un marché non entravé. Comme ces cadeaux ont déjà impliqué une hausse de la masse monétaire, ils sont de fait payés par les détenteurs d’encaisses monétaires dont le pouvoir d’achat, c’est-à-dire le nombre et la qualité de biens et services qu’elles peuvent acheter, diminue.

L’érosion comptable des capitaux propres d’une banque centrale est donc supportée économiquement par les utilisateurs mêmes de la monnaie. C’est le degré de compréhension de ce fait et son acceptation ou non par la population qui déterminent la longévité d’une banque centrale.

Épilogue

Une monnaie continue à être détenue et utilisée dans les transactions uniquement dans la mesure où les individus anticipent pouvoir l’échanger contre d’autres biens et services à l’avenir. Cette anticipation, aussi subjective soit-elle, se nourrit de facteurs objectifs, tels l’attitude observée des autres participants au marché ainsi que la stabilité du pouvoir d’achat de la monnaie. Si, par exemple, les prix monétaires se mettaient à grimper contre toute attente, les anticipations quant à la capacité de la monnaie de garder le pouvoir d’achat de l’épargne individuelle seront revues. Une baisse de la demande de monnaie s’ensuivrait, laquelle impliquerait de fait une demande accrue d’autres biens et services, et donc une hausse effective des prix monétaires.

C’est bien ce comportement individuel en matière de demande de monnaie qui explique tant la genèse que la mort des monnaies, et donc par extension de leurs producteurs. Dans le monde moderne des monnaies-papiers, une banque centrale peut être mise à mal si la demande pour sa monnaie (euro, dollar, yen) venait à diminuer sensiblement jusqu’à disparaître. La hausse des prix monétaires qui s’ensuivrait nourrirait des anticipations de baisse future du pouvoir d’achat, ce qui inciterait les individus à détenir encore moins de monnaie.

Il n’est pas rare que cette situation qui, à cause du refus d’utiliser la monnaie, donne l’illusion d’une rareté de celle-ci pousse la banque centrale à injecter encore plus de monnaie, soi-disant pour pallier l’insuffisance d’encaisses. Le processus accéléré de détérioration du pouvoir d’achat de la monnaie, qu’on appelle encore hyperinflation, résulte alors en une annihilation pure et simple de la valeur de la monnaie. D’un point de vue économique, la banque centrale a fait faillite.

Certains arrangements monétaires différents de celui décrit dans notre série d’article, tels la convertibilité en une monnaie marchandise (l’étalon-or par exemple), présentent l’avantage d’envoyer des signes annonciateurs de détérioration du pouvoir d’achat de la monnaie en question qui permettent alors d’éviter la faillite définitive d’une banque émettrice.

Ainsi, la baisse de la demande de signes monétaires (à savoir les billets convertibles dans la marchandise choisie comme monnaie), surtout grâce à des spéculateurs entreprenants et avisés, se traduit alors par une perte de réserves en monnaie-marchandise. Cela rend bien plus difficile le maintien de la convertibilité, et oblige la banque centrale émettrice à adopter une politique conservatrice, dans la mesure où elle souhaiterait ne pas dévaluer ses émissions. Le risque de dévaluation, et la perte de réputation qu’il impliquerait, agit alors comme un facteur responsabilisant. Ce mécanisme est cependant absent du monde moderne de monnaies-papiers inconvertibles.

La faillite d’une banque centrale moderne apparaît in fine comme tout à fait possible, non pas à cause de l’inconvertibilité de la monnaie-papier, mais à cause du comportement que les utilisateurs de la monnaie pourraient adopter. À son tour, ce comportement est intimement lié à la politique suivie par la banque centrale, notamment en matière de création monétaire. Plus une banque centrale est expansionniste, plus elle s’expose au risque de faillite car elle nourrit la réticence des individus à utiliser sa monnaie.

Au fond, ce sont donc les fausses théories économiques lesquelles, en faisant croire à un lien causal entre création monétaire et richesse, justifieraient les politiques monétaires expansionnistes, qui expliquent la possible faillite des banques centrales. Il s’agit là d’une conclusion, somme toute, positive car elle suggère que des institutions incapables d’atteindre l’objectif qui leur a été assigné (dans le cas d’une banque centrale, le maintien du pouvoir d’achat de la monnaie) finissent par disparaître d’elles-mêmes.

Par Siméon Brutskus, enseignant-chercheur intéressé par la théorie et la politique monétaires et au rôle qu’occupent les banques centrales dans la déstabilisation des systèmes financiers. [Texte d’opinion publié en anglais sur 24hGold]

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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 16:02

 

effondrement-espagne-graphiquesGagner encore un peu de temps… avant l’échéance finale

 Et une certitude : Gouvernements et banques centrales perdront à coup sûr le contrôle du système monétaire, bancaire et économique

Les banques centrales parviennent encore, par leurs interventions sur les marchés des changes, à éviter la grande chute de l’euro/dollar US, alors que tout indique que l’éclatement de la zone euro sous sa forme actuelle est non seulement certain mais proche, comme à éviter la grande chute des marchés financiers, par leurs injections de liquidités crées ex nihilo, alors que tout indique que les cours des actions et de la plupart des autres actifs (très surachetés dans le présent contexte de récession-déflation) devraient être beaucoup plus bas. Toutes leurs politiques se résument à gagner encore un peu de temps sans du tout apporter de solution crédible ni durable aux problèmes qui sont à l’origine de la crise ainsi que le démontrent les récents développements affectant les PIIGS (Grèce, Italie et Espagne en particulier). Combien de temps cela peut-il durer? Personne n’en sait rien! La seule certitude, c’est que les dites banques centrales perdront nécessairement le contrôle du système monétaire, bancaire et économique européen, d’où la nécessité de rester le plus possible en cash (pour partie en dollars US et pour partie en francs suisses sans aucun euro) en attendant le krach que Marc Faber et Robert Prechter pronostiquent dans le courant de l’année 2012. L’Allemagne de Merkel portera une responsabilité écrasante dans la débâcle de l’euro pour n’avoir considéré dans toute cette affaire que son seul intérêt national à courte vue, alors que l’intérêt européen bien compris consistait à éviter que le chômage de masse et la paupérisation des populations dans presque tous les autres pays européens ne s’accroissent pas dans les proportions inimaginables dans lesquelles elles l’ont fait, d’où la nécessité de laisser sortir de la monnaie unique et ainsi revenir à leurs anciennes monnaies nationales tous les pays incapables de vivre avec une monnaie constamment surévaluée les empêchant de rétablir leur compétitivité. Il n’y aura pas d’entente entre l’Allemagne de Merkel et la France de Hollande pour aller vers des programmes de “croissance”, quant à Merkel -qui a déjà perdu sa majorité politique dans son propre pays- elle sera balayée dans un an lors des élections fédérales par les électeurs allemands (comme l’a été Sarkozy par les électeurs français), mais d’ici là l’Europe aura implosé dans le chaos et la violence (à noter les risques terroristes et de guerres civiles en Italie, en Grèce, en Espagne et ailleurs).

Nous restons confiants que l’or exprimés en euros devrait prochainement monter beaucoup plus haut que son niveau actuel de 1.245 euros l’once, mais nous restons aussi persuadés que l’or exprimés en USD n’a pas encore atteint son support majeur à la baisse qui se situe vers 1.300 USD l’once, tout simplement parce que la chute de l’euro/dollar devrait se poursuivre à terme vers 1,15 - 1,20 minimum voire à parité et que l’or, étant une valeur monétaire fixe, ne monte que lorsque la monnaie dans laquelle il est exprimé baisse (et réciproquement l’or ne baisse que lorsque la monnaie dans laquelle il est exprimé monte), toutes les autres considérations concernant sa production, sa consommation, etc. n’ayant aucun effet sur son prix puisque l’or n’est pas une matière première soumise à la loi de l’offre et de la demande.

·         Si l’on considère la situation saisonnière de l’or et de l’argent-métal exprimés en USD, c’est généralement fin juin - début juillet qu’ils trouvent leurs plus bas niveaux niveaux annuels avant de remonter ensuite. On doit donc attendre ces dates pour tenter d’aller long sur ces deux métaux en USD mais pas le faire avant.

·         Le pétrole brut devrait baisser vers 75 USD le baril d’ici les élections présidentielles US de novembre, ce qui poussera l’ensemble des marchés des matières premières à la baisse, diminuera encore les anticipations inflationnistes qui pourraient subsister, tout en enlevant un support important aux marchés des métaux précieux en général. [FMG]

 

  Et le Titanic touche à présent  l’iceberg    

[ Migel Farage au parlement européen ]

 

 

 

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 23:38

La Grèce : hier,  aujourd’hui et demain

I- Grèce : vent de panique sur le secteur bancaire

Les épargnants grecs sont de plus en plus convaincus que leur pays sortira de la zone euro. La BCE se prépare au pire en cessant de soutenir les banques sous-capitalisées.

banque-20grecque.jpgCombien d'argent les Grecs ont-ils prélevé sur leurs comptes bancaires depuis lundi, jour où il est apparu évident que les responsables politiques seraient incapables de former un gouvernement d'unité nationale ? Les chiffres varient, mais il est probable que ce montant s'élève à quelque 1,2 milliard d'euros rien que pour les deux premiers jours de cette semaine. Des retraits en cascade qui s'ajoutent à ceux opérés depuis l'éclatement de la crise et qui font que plusieurs banques grecques sont désormais à court de liquidités. Depuis le printemps 2010, les Grecs ont retiré entre 2 et 3 milliards d'euros par mois en moyenne avec un pic en janvier de 5 milliards d'euros. On calcule que les dépôts bancaires ont fondu de 30 % sur l'ensemble de la période (environ 70 milliards d'euros). Sans compter les exportations illégales de capitaux générées par l'économie souterraine (environ 65 milliards d'euros), soit plus que les économies réalisées dans le cadre des deux mémorandums.

AFP_111026_8d3l5_drapeaux-europe-grece_sn6351.jpgLa panique des épargnants s'est accrue lorsqu'on a appris par les derniers sondages que les deux grands partis pro-mémorandum, la Nouvelle Démocratie, conservatrice, et le Pasok, social-démocrate, cèdent encore du terrain au profit notamment de l'extrême gauche de la Coalition de la gauche radicale (Syriza), farouchement opposée au plan. Si ces partis ne parviennent pas à remonter la pente d'ici aux prochaines élections anticipées du 17 juin, la Grèce ne sera pas en mesure de constituer un exécutif qui appliquera les conditions imposées par les Européens et le FMI en échange d'un second programme de financements. La Grèce ferait alors défaut et sortirait de la zone euro. Une éventualité que le Premier ministre sortant, Lucas Papadémos, a qualifié de « désastreuse » pour le pays dans une lettre ouverte adressée hier à ses concitoyens. L'ancien banquier central cède son poste au Premier ministre intérimaire, Panagiotis Pikrammenos, le président du Conseil d'Etat chargé d'organiser les nouvelles élections.

Plan suspendu

Alors que l'agence de notation Fitch  a abaissé jeudi soir la note de long terme de la dette grecque en devises et en euros à « CCC » contre « B- » jusque là, les bailleurs de fonds internationaux prennent déjà les premières mesures de précaution en vue d'un hypothétique abandon de la monnaie unique par ce pays. Mercredi, la BCE a confirmé qu'elle cessait de fournir des liquidités à des banques grecques sous-capitalisées. Selon Crédit Agricole CIB, en janvier, le système des banques centrales de la zone euro était exposé à hauteur de 57 milliards d'euros vis-à-vis des banques grecques dans le cadre de son programme spécial d'assistance aux instituts de crédit. Une coquette somme à laquelle il faut ajouter 107 milliards d'euros dans le cadre des opérations normales de prêt.

Frappés par les retraits massifs d'économies, les établissements bancaires grecs attendent avec impatience d'être renfloués par les créanciers internationaux dans le cadre du second programme de financements. Ce plan, suspendu jusqu'au vote, prévoit le versement de 48 milliards d'euros aux banques grecques, dont 25 milliards sont d'ores et déjà mis à la disposition de la banque centrale du pays, qui attend le feu vert définitif pour les transférer aux destinataires finaux. Un coup de plus pour une économie qui agonise et qui a plus que jamais un urgent besoin de crédits.

Source : Les Echos / Massimo Prandi

 

II- Fitch dégrade la Grèce dans une perspective de sortie de l'euro

En raison du « risque accru » de sortie du pays de la zone euro, l'agence de notation dégrade les notes de long terme de la dette en devises et en euros.

03028059.jpgL'agence de notation financière Fitch a abaissé jeudi les notes de long terme de la dette en devises et en euros de la Grèce à « CCC » contre « B- » auparavant, citant « le risque accru » de sortie du pays de la zone euro.

La note de la dette de court terme en devises a également été ramenée à « C » contre « B » auparavant.

« L'abaissement des notes de la dette souveraine de la Grèce reflète le risque accru que la Grèce ne soit pas en mesure de maintenir sa participation à l'Union économique et monétaire », justifie Fitch.

« Le score important des partis +anti-austérité+ lors des élections parlementaires du 6 mai et l'échec consécutif à former un gouvernement montre le manque de soutien politique et public pour le programme (d'aides) de 173 milliards d'euros de l'Union européenne et du FMI », ajoute l'agence.

Les dernières élections en Grèce ont vu la montée en puissance des partis anti-austérité et leur possible accession au pouvoir après le prochain scrutin prévu le 17 juin pourrait remettre en cause le maintien du pays au sein de la zone euro, d'où l'inquiétude des investisseurs.

Le rejet des engagements de la Grèce vis-à-vis de ses créanciers, UE et FMI, serait « désastreux », a prévenu le Premier ministre sortant Lucas Papademo.

Le FMI a d'ailleurs prévenu qu'il suspendait ses contacts avec la Grèce jusqu'aux élections législatives, et ne travaillerait pas avec le nouveau gouvernement provisoire, nommé jeudi à Athènes pour expédier les affaires courantes.

Les Echos

 

III- De la crise grecque aux catastrophes systémiques (vidéo)

Entrevue avec Jean-Michel Vernochet le 09.05.12 sur la crise grecque & les catastrophes systémiques que cette crise met en lumière.

 

Source : IcebergTV

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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 00:02

 Point de vue d’Olivier Delamarche ... A propos de la Finance 

 

 

 

Didier Porte: «FOG, la love machine du PAF»

Cette semaine, dans sa chronique hebdomadaire, Didier Porte s'étonne des soudaines confidences des journalistes, au lendemain de l'élection de François Hollande....

Naturel plutôt, puisque  'FOG' signifie 'Brouillard' en anglais

 

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 23:09

 b1immeuble-sarkozy-miromesnil-930_scalewidth_630.jpgLe loyer annuel est fixé à 180.000 euros, soit 15.000 euros par mois. © Capture Google maps

EXCLU - Découvrez en images les photos des futurs bureaux du président sortant à Paris.

C'est dans un bel immeuble haussmannien, entièrement rénové, que Nicolas Sarkozy installera ses bureaux d'ancien président. Des locaux de 323 mètres carrés répartis dans 11 pièces au 77 de la rue de Miromesnil, dans le quartier cossu du 8e arrondissement de Paris, comme le révèle mardi Europe 1.

Le président sortant , qui va procédé à la passation des pouvoirs ce mardi, a d'ores et déjà loué tout le premier étage de cet immeuble.

Le plan des bureaux :

 b2plan-bureaux-Sarkozy-930_scalewidth_460.jpg

© Capture

15.000 euros par mois

Le loyer annuel est fixé à 180.000 euros, soit 15.000 euros par mois, entièrement pris en charge par l'Etat, comme le veut la tradition de la Ve République. L'ensemble est composé d'une cour intérieure avec deux parkings personnels à disposition, une cuisine, une salle de bain ainsi que 10 bureaux.

L'entrée du premier étage :

 

b3entree-bureaux-sarko-930_scalewidth_300.jpg© Europe 1

L'un des bureaux est une salle classée monument historique avec, sur ses murs, des peintures du 19e siècle :

 

b4--bureaux-dorures-sarkozy-930_scalewidth_300.jpg© Europe 1

Un autre bureau :

 

b4bureau-Sarkozy-930_scalewidth_300.jpg© Europe 1

La cour intérieure :

b5cour-interieure-sarkozy-930_scalewidth_300.jpg© Europe 1

Nicolas Sarkozy est venu en personne

Plusieurs entreprises du quartier qui étaient sur les rangs pour louer cet étage ont été mises sur la touche, au tout dernier moment : "l'ordre vient d'en haut", leur a-t-on expliqué à l'agence immobilière. Mercredi dernier, Nicolas Sarkozy est venu en personne visiter les locaux. Le cafetier, qui se trouve juste en face, a gardé quelques photos souvenirs.

Proche de son cabinet d'avocats

Nicolas Sarkozy aura comme voisins des avocats et la chambre de commerce américaine. Certains occupants ont confié à Europe 1 qu'ils commençaient à s'inquiéter pour leur sécurité. Ces derniers jours, les policiers sont intervenus plusieurs fois pour contrôler des personnes qui traînaient dans le hall.

Cette adresse présente surtout comme avantage d'être à moins de 200 mètres des bureaux du cabinet d'avocats dans lequel Nicolas Sarkozy devrait exercer.

Source : europe1.fr

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 22:33

Sarkozy veut se faire oublier mais les affaires sont têtues.....

Du nouveau dans les affaires de financement et de Karachi :

 

Libye: la lettre de l'Elysée au secours de la famille Saleh

 extraitkk-bb.jpg

Bachir Saleh, ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, soupçonné d'avoir financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a bénéficié dès 2008 d'un passe-droit de l'Elysée. Son épouse a obtenu la nationalité française en trois mois, alors que les conditions étaient loin d'être remplies. Mediapart s'est procuré des courriers qui démontrent l'intervention directe de la présidence.

source: Mediapart /15 mai 2012

 

Kadhafi-Sarkozy: l'encombrant "Monsieur Bachir"

 

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Recherché par Interpol depuis le mois de mars, le grand argentier du régime de Kadhafi bénéficiait d'un passeport diplomatique nigérien de complaisance - établi à la demande des autorités françaises - qui lui garantissait l'immunité.  (AFP)

 

Recherché par Interpol, Bachir Saleh, l'homme qui sait tout des affaires franco-libyennes, a vécu tranquillement à Paris jusqu'à début mai. Chronique d'une fuite annoncée.

Il est reparti aussi mystérieusement qu'il était arrivé. Après avoir séjourné ces derniers mois en France grâce à un titre de séjour délivré par le ministère de l'Intérieur, Bachir Saleh ex-directeur de cabinet du défunt colonel Kadhafi et grand argentier du régime, a pu quitter Paris au début de mai. Sans être inquiété, et en emportant avec lui tous les secrets du rapprochement franco-libyen opéré sous l'ère Sarkozy. Pourtant, Bachir Saleh Bachir de son nom complet, 65 ans, faisait l'objet, depuis mars, d'une notice rouge diffusée sur Internet par Interpol en vue de son extradition vers Tripoli, qui le réclame pour "fraude". L'homme, qui gérait naguère le Libyan African Portfolio (LAP, fonds d'investissement pour l'Afrique), doté de 40 milliards de dollars, est également visé par des sanctions économiques aux Etats-Unis.  

Soupçons de financement de la campagne 2007 de Sarkozy

Le grand public a découvert son nom entre les deux tours de l'élection présidentielle. Le 28 avril, le site Mediapart publie un "document officiel libyen" qui démontrerait qu'en décembre 2006 le régime de Kadhafi avait décidé de financer la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, à hauteur de 50 millions d'euros. Cette note, adressée à Bachir Saleh, confirmerait "l'accord de principe" [de financement] sur la foi d'une réunion du 6 octobre 2006, à laquelle auraient participé, outre Saleh, Brice Hortefeux, alors ministre des Collectivités territoriales et proche de Nicolas Sarkozy, ainsi que Ziad Takieddine, intermédiaire du rapprochement entre les deux pays. Les personnes citées démentent aussitôt avoir assisté à cette réunion ou avoir eu connaissance de l'existence d'un tel document. Le 30 avril, Nicolas Sarkozy porte plainte pour "diffusion de fausse nouvelle". Le lendemain, nouveau coup de théâtre: Al-Baghdadi al-Mahmoudi, ex-Premier ministre de Kadhafi, détenu en Tunisie, confirme la thèse du financement politique... 

Dans le même temps, les plus hautes autorités françaises multiplient les déclarations, parfois contradictoires, sur les conditions de séjour de Saleh sur le territoire: "accueilli en France en accord avec Tripoli" ou bénéficiant d'une "autorisation de séjour provisoire au titre de la vie privée et familiale". François Fillon déclare qu'il n'y a "aucune trace de mandat d'arrêt international à son encontre" et qu'il bénéficie d'un "passeport diplomatique nigérien", synonyme d'immunité. 

 

Bachir Saleh bénéficiait d'un passeport diplomatique nigérien de complaisance établi à la demande des autorités françaises.  L'Evénement/DR

L'un des derniers fidèles de Kadhafi

C'est un titre fictif, et le document a été établi à la demande du gouvernement français 

Ce passeport de complaisance, dont nous publions en exclusivité un fac-similé, a été délivré le 27 décembre 2011. Il stipule que Bachir Saleh est "conseiller à la présidence du Niger". "C'est un titre fictif, et le document a été établi à la demande du gouvernement français", affirment à L'Express deux sources nigériennes très informées. De plus, Saleh était bien recherché par Interpol, sous le pseudonyme de Bachir al-Shrkawi - "celui qui vient de l'Est", en arabe.  

Une ascension vertigineuse

Il ne vient pas de l'Est, Bachir, mais du Sud: du Sahara libyen. Et son ascension jusqu'aux plus hautes sphères de la dictature de Kadhafi est vertigineuse. Il est né en 1946, à Traghan, une oasis du Fezzan, dans une famille descendant d'esclaves affranchis. Avec l'arrivée au pouvoir du "Guide" libyen, en 1969, il sort du rang. On le retrouve ambassadeur, en Centrafrique, en Tanzanie, en Algérie. C'est un polyglotte: il parle arabe, français, anglais, swahili, comprend les langues toubou et touareg. En 1998, il devient directeur de cabinet de Kadhafi, qui le surnomme le "Noir". Puis, en 2006, il prend également la tête du LAP. Officiellement, ce fonds alimente des projets de développement et vend l'image de Kadhafi, le "roi des rois d'Afrique" . Il sert surtout à financer les campagnes électorales des "amis", les régimes moribonds comme les mouvements rebelles. A la même période, Saleh crée à Genève une "filiale" du fond libyen - LAP Suisse - tout près de l'aéroport et à dix minutes de la villa de Prévessin-Moëns (Ain) où réside sa femme, franco-libanaise, récemment condamnée pour des faits d'esclavage moderne. Saleh reste administrateur du LAP jusqu'en mai 2010. La société a fermé ses bureaux genevois en juillet 2011, et l'argent s'est volatilisé. 

L'interlocuteur privilégié de Claude Guéant

Entre-temps, Bachir Saleh était devenu l'interlocuteur privilégié de Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée. D'après un autre document rendu public par Mediapart, Nicolas Sarkozy aurait même demandé à Kadhafi, en 2006, s'il pouvait "rencontrer M. Bachir" sur les "questions délicates".  

Jusqu'à la chute du régime, en août 2011, ce personnage restera l'un des derniers fidèles, ainsi que l'émissaire indispensable auprès du gouvernement français pour trouver une porte de sortie aux dignitaires libyens. Le 2 juillet 2011, "M. Bachir" évoque le sujet en tête à tête avec Nicolas Sarkozy. A-t-il d'autres arguments à faire valoir ce jour-là pour garantir son propre avenir? Mystère. Après l'effondrement du régime, Bachir Saleh parviendra à quitter la Libye dans des conditions rocambolesques. "Arrêté" par des miliciens, il est relâché deux jours plus tard et accompagné à la frontière tunisienne. Depuis Djerba, il s'envole pour Paris, sous protection française. 

A Paris, Bachir Saleh ne se cachait pas: le 1er mai, il discutait dans les salons de l'hôtel Ritz avec Dominique de Villepin et leur ami communAlexandre Djouhri, intermédiaire sur de gros contrats franco-libyens. Au même moment, selon nos informations, il envisageait d'acheter un appartement dans le quartier chic de l'Alma. Mais son agenda a été bousculé. Le 4 mai, Claude Guéant annonce que Bachir Saleh sera arrêté "dès qu'il sera découvert". A cette date, l'oiseau s'est déjà envolé. Il semble avoir trouvé refuge à Dakar (Sénégal), après un crochet par Bamako (Mali). Deux pays où il compte aussi de nombreux obligés. 

 Source : L’express.fr

 

Affaire Karachi: Thierry Gaubert annonce sa mise en examen

 

Le proche collaborateur de Nicolas Sarkozy est mis en examen pour blanchiment aggravé...

article_gaubert.jpgL'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour blanchiment aggravé dans le volet financier de l'affaire Karachi, a-t-il annoncé ce mardi. Interrogé à la sortie du bureau du juge par l'AFP et iTélé, il a qualifié cette décision d'«absurde», rapporte Le Figaro.

«Après m'avoir mis en examen pour recel d'abus de biens sociaux, pour des sommes prétendument de Ziad Takieddine, le juge Van Ruymbeke vient de me mettre en examen pour blanchiment pour des sommes que j'aurais soi disant dépensées», a-t-il déclaré à la sortie du bureau du juge.

Volet financier de Karachi

Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly en 1983 puis au ministère du Budget (1993-1995), Thierry Gaubert avait déjà été mis en examen en 2011 pour recel d'abus de biens sociaux et subornation de témoin, dans l'enquête sur le volet financier de Karachi.

«Ces poursuites, c'est une pure construction intellectuelle bâtie sur les seules déclarations de la mère de mes enfants avec qui je suis en procédure de divorce extrêmement conflictuelle», a ajouté Thierry Gaubert.

Devant les enquêteurs et les juges, Hélène Gaubert avait évoqué l'implication de son mari dans un possible financement illicite de la campagne d'Edouard Balladur de 1995, en parlant de voyages à Genève de son époux avec Ziad Takieddine, et de remises d'argent à Nicolas Bazire, directeur de campagne de l'ancien Premier ministre. Ziad Takieddine et Nicolas Bazire ont également été mis en examen par les juges.

Source : 20 minutes.fr

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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 16:25

 

breveon2540-1aef1.jpgAlors qu’une petite fille de 18 mois se trouvait dans un avion prêt à décoller pour le New Jersey, les services de sécurité l’ont obligé à descendre de l’appareil. En cause, son nom était inscrit sur une liste de personnes proches des milieux terroristes.

Si vous avez déjà voyagé avec la compagnie Jet Blue, vous avez peut-être assistez à des événements étranges récemment. En mars dernier, un pilote d’avion criait "Al Quaeda" et "Alerte à la bombe" en plein vol. Aujourd’hui, c’est toujours une affaire de terrorisme qui embarrasse à nouveau la compagnie. Accompagnée de ses parents, une petite fille de 18 mois nommée Riyanna a été interdite de vol en raison de son inscription sur "no-fly list" selon les autorités américaines. Cette liste répertorie des personnes interdites de vols soupçonnées d’être proches des milieux terroristes. La famille a donc du descendre de l’appareil et patienter une dizaine de minutes avant que la sécurité les autorise à remonter à bord. Les parents ont refusé d’embarquer à nouveau se sentant humiliés par un tel traitement. Le père a indiqué qu’il envisageait de porter plainte tandis que l’ l’agence de sécurité des transports a indiqué qu’il n’y aurait pas d’enquête.

Source : http://www.meltybuzz.fr/usa-soupconnee-de-terrorisme-a-18-mo...

 

USA : Soupçonnée de terrorisme à 18 mois !

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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 18:42

Cancer du poumon: grave, mais curable!

 

La cause principale du cancer du poumon est le tabac. Environ 85% des cancers du poumon sont provoqués par le tabac. Arrêter de fumer constitue donc la principale mesure pour éviter ce type de cancer.

Le cancer du poumon n'est plus l'apanage des hommes. Il est même en passe de devenir le premier cancer féminin, devant celui du sein. Sa fréquence a augmenté de 20 % en cinq ans.

Diagnostic précoce et prévention

cancer-poumon_0-copie-1.jpgDans un premier temps, le cancer du poumon  provoque peu, voire pas de symptômes. En cas d'apparition de symptômes, la tumeur s'est souvent déjà propagée. Il est donc important de poser très vite un diagnostic, car lorsqu'il est détecté à un stade précoce, le cancer du poumon peut être guéri. En présence de métastases, le traitement devient plus lourd : Une tumeur maligne peut se disséminer et ou former des  métastases. En leur présence, des symptômes et plaintes peuvent apparaître dans d'autres régions que les poumons, en fonction du site de la métastase:

  • Les métastases cérébrales peuvent donner lieu à des maux de tête et une confusion.
  • Les métastases osseuses peuvent provoquer des douleurs osseuses au niveau du dos, mais aussi des bras et des jambes.
  • En cas de métastases dans le foie, la peau peut prendre une coloration jaunâtre.

Mais dans ce cas de figure également, il existe un point positif : le traitement du cancer du poumon s'est considérablement amélioré au cours de ces dernières années, ce qui permet d'offrir aux patients une durée de vie prolongée, parfois une guérison et surtout une meilleure qualité de vie.

 

Rendre accessible aux patients une information de référence sur le cancer du poumon  afin d’en faire des acteurs du système de soins.

 

 

Vous avez appris que vous avez un cancer du poumon. La survenue de cette maladie provoque d’importants bouleversements. Elle s’accompagne aussi sans doute de nombreuses questions. En essayant d’y répondre concrètement, cet article a pour objectif de vous accompagner dans la période des traitements qui commence.

 

 

Le cancer du poumon ou cancer bronchique se développe le plus souvent à partir des cellules des bronches. On distingue deux grands types de cancers bronchiques :

-les cancers bronchiques non à petites cellules et les cancers bronchiques à petites cellules. Ils représentent respectivement environ 80 % et 20 % des cancers bronchiques.

 

Trois types de traitements sont utilisés dans la prise en charge des cancersbronchiques : la chirurgie, la radiothérapie et des traitements médicaux (chimiothérapie et thérapies ciblées).

 

Pour les cancers bronchiques non à petites cellules, la chirurgie constitue le traitement de référence lorsque le stade du cancer, c’est-à-dire son degré d’extension, et votre état de santé général le permettent.

 

Pour les cancers bronchiques à petites cellules, la chimiothérapie associée ou non, selon le stade, à une radiothérapie constitue le traitement de référence.

 

Les traitements peuvent engendrer des effets secondaires qui font également l’objet d’une prise en charge médicale. Des conseils pratiques peuvent aussi vous aider à les atténuer.

 

La prise en charge du cancer est globale et comprend tous les soins et soutiens dont vous pourriez avoir besoin dès le diagnostic, pendant et après les traitements : soutien psychologique, accompagnement social, prise en charge de la douleur, etc.

 

1. Un cancer du poumon, qu’est-ce que c’est ?

 

Un cancer du poumon, appelé aussi cancer bronchique, est une maladie des cellules des bronches ou, plus rarement, des cellules qui tapissent les alvéoles pulmonaires. Il se développe à partir d’une cellule* initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique.

 

 

5E_PB_-1-copie-3.JPG 

 

Les bronches prolongent la trachée, dans laquelle circule l’air inspiré et expiré par le nez et la bouche, et pénètrent dans les poumons en se ramifiant de plus en plus jusqu’à former les bronchioles. Les bronches se terminent par les alvéoles pulmonaires, petites cavités où ont lieu

les échanges gazeux entre l’air respiré et le sang.

Lors de l’inspiration, l’air arrive par la trachée et se répartit dans les bronches, puis les bronchioles et les alvéoles. L’oxygène contenu dans l’air inspiré traverse la paroi des alvéoles pour passer dans le sang. Le sang distribue ensuite l’oxygène à toutes les cellules de l’organisme.

Dans le même temps, en sens inverse, le gaz carbonique rejeté par toutes les cellules du corps est ramené par le sang jusqu’aux poumons.

Il traverse la paroi des alvéoles et passe dans les bronches. Il est rejeté par la trachée, puis le nez et la bouche. C’est l’expiration.

Entre les deux poumons, se situe la région du médiastin qui s’étend du sternum* à la colonne vertébrale. Lemédiastin contient le coeur, des gros vaisseaux sanguins*, la trachée et l’oesophage*. Il comprend également les ganglions lymphatiques médiastinaux. Ces ganglions font partie du système lymphatique dont le rôle est d’évacuer les déchets émis par l’organisme grâce à un liquide, la lymphe. Les ganglions médiastinaux peuvent être atteints par les cellules cancéreuses.

Au moment du diagnostic, les médecins étudient l’étendue du cancer afin de proposer le ou les traitements les mieux adaptés.

 

EXEMPLES DE QUESTIONS À POSER À VOTRE MÉDECIN

 

Où le cancer est-il situé exactement ?

Quelles sont ses caractéristiques ?

Connaît-on son étendue ?

 

2. Les traitements des cancers du poumon

 

LE CHOIX DE VOS TRAITEMENTS EN PRATIQUE

LES TRAITEMENTS POSSIBLES EN FONCTION DE L’ÉTENDUE DU CANCER

PARTICIPER À UN ESSAI CLINIQUE

LA PRISE EN CHARGE DE LA QUALITÉ DE VIE

Trois types de traitements sont utilisés pour traiter les cancers du poumon : la chirurgie, la radiothérapie et les traitementsmédicamenteux (chimiothérapie, thérapies ciblées*). Ces traitements peuvent être utilisés seuls ou associés les uns aux autres. Ils peuvent avoir pour objectifs, selon les cas :

_ de supprimer la tumeur* ou les métastases* ;

_ de réduire le risque de récidive* ;

_ de ralentir le développement de la tumeur ou des métastases ;

_ de traiter les symptômes engendrés par la maladie.

Compte tenu de votre situation particulière et en s’appuyant sur des outils d’aide à la décision appelés recommandations*, les médecins établissent une proposition de traitements. Ils peuvent aussi vous proposer de participer à un essai clinique*.

 

Les cancers bronchiques non à petites cellules

 

Le choix et l’ordre des traitements prescrits dans le cadre d’un cancer bronchique non à petites cellules dépendent notamment de l’étendue du cancer au moment du diagnostic. Pour définir l’étendue du cancer, les médecins prennent en compte entre autres :

_ la taille de la tumeur ;

_ l’envahissement ou non de structures voisines de la zone où est localisée la tumeur (par exemple la plèvre*, le médiastin*) ;

_ l’atteinte ou non des ganglions* lymphatiques par des cellules cancéreuses ;

_ la présence ou non de métastases à distance.

 

Ces critères permettent de déterminer ce qu’on appelle le stade du cancer, c’est-à-dire son degré d’extension. Il existe quatre stades différents, numérotés de I à IV. Les cancers de stades I et II sont dits précoces, ceux de stade III sont dits localement avancés et ceux de stade IV sont dits métastatiques.

 

Pour les cancers bronchiques non à petites cellules précoces (stades I et II), la chirurgie constitue le traitement de référence. Si la chirurgie n’est pas possible (compte tenu de l’emplacement de la tumeur ou de votre état de santé, par exemple), une radiothérapie pourra vous être proposée. Le recours à une radiothérapie, en complément du traitement chirurgical, est également discuté en cas d’atteinte de la paroi du poumon ou lorsque le chirurgien n’a pas pu enlever l’intégralité de la tumeur (on parle d’exérèse incomplète). Selon les cas, une chimiothérapie postopératoire peut être proposée.

 

Pour les cancers bronchiques non à petites cellules localement avancés (stade III), la faisabilité d’une chirurgie est toujours évaluée. Si une chirurgie est réalisée, elle peut être complétée par une radiothérapie. Si la chirurgie n’est pas réalisable, le traitement local reposera sur une radiothérapie. Dans tous les cas, une chimiothérapie est faite pour compléter le traitement local.

 

Pour les cancers bronchiques non à petites cellules présentant des métastases (stade IV), une chimiothérapie et/ou une thérapie ciblée constituent le traitement de référence.

 

Les cancers bronchiques à petites cellules

Le choix et l’ordre des traitements prescrits dans le cadre d’un cancer bronchique à petites cellules dépendent notamment de l’étendue du cancer au moment du diagnostic. Pour définir l’étendue du cancer, les médecins prennent en compte, entre autres :

_ l’étendue du cancer dans les poumons (la maladie touche un poumon ou les deux) ;

_ l’atteinte ou non des ganglions lymphatiques par des cellules cancéreuses ;

_ l’atteinte ou non de structures voisines (comme le péricarde, la plèvre) ;

_ la présence ou non de métastases en dehors du thorax.

 

Ces critères permettent de déterminer ce qu’on appelle le stade du cancer, c’est-à-dire son degré d’extension. On distingue les cancers bronchiques à petites cellules localisés et ceux qui sont disséminés ou métastatiques.

Pour les cancers bronchiques à petites cellules localisés, la chimiothérapie associée à une radiothérapie du thorax est le traitement de référence.

Si les traitements de chimiothérapie et/ou de radiothérapie ont été efficaces, il est recommandé de réaliser en complément une radiothérapie du cerveau, même en l’absence d’atteinte cérébrale : on parle d’irradiation cérébrale prophylactique. L’objectif est de prévenir d’éventuelles métastases cérébrales.

Pour les cancers bronchiques à petites cellules disséminés ou métastatiques, la chimiothérapie est le traitement de référence.

 

PARTICIPER À UN ESSAI CLINIQUE

Il peut vous être proposé de participer à un essai clinique. Les essais cliniques sont des études scientifiques menées avec des patients. Leur objectif est de rechercher de meilleures modalités de prise en charge du cancer, notamment en termes de traitement ou de qualité de vie.

 

QUESTIONS À POSER À VOTRE MÉDECIN

Quels sont les traitements préconisés dans ma situation ? Pourquoi ?

Quels sont les objectifs de chacun de ces traitements ?

Quels en sont les effets secondaires ?

Où et quand se déroulent les traitements ?

Avec quels médecins/équipes médicales ?

DANS QUELS CAS UN TRAITEMENT MÉDICAL EST-IL INDIQUÉ ?

 

Les traitements médicaux ne sont pas systématiques. Leur utilité et leur efficacité dépendent du type et de l’étendue du cancer.

 

Les cancers bronchiques non à petites cellules

Pour les cancers bronchiques de stade précoce, une chimiothérapie n’est pas systématique.

Pour les cancers bronchiques localement avancés, une chimiothérapie est recommandée en complément du traitement local (chirurgie et/ou radiothérapie).

 

Pour les cancers bronchiques métastatiques, une chimiothérapie associée ou non à une thérapie ciblée est le traitement de référence.

 

Les cancers bronchiques à petites cellules

Pour les formes localisées, la chimiothérapie associée à la radiothérapie est le traitement de référence.

Pour les formes disséminées et métastatiques, la chimiothérapie est le traitement de référence.

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Monsieur le PRESIDENT

  

 Monsieur le PRESIDENT

 

AU REVOIR !

 

Cette lettre citoyenne entend simplement vous rappeler les trop nombreux engagements que vous n’avez pas tenus.

Vous aviez promis en 2007 de maintenir le droit à la retraite à 60 ans : vous l’avez repoussé autoritairement à 62 ans, contre l’avis de la majorité des Français et au terme du plus long conflit social que la France ait connu depuis très longtemps. Nous n’oublierons pas !

Vous avez souhaité dans vos propositions que « la formation initiale des enseignants soit assurée » : votre réforme a supprimé l’année de stage et conduit des milliers de jeunes enseignants  non formés à exercer devant des élèves désemparés. Nous n’oublierons pas !

Vous avez voulu réformer en profondeur l’université et la recherche et  vous prétendez que cette réforme est le succès de votre quinquennat : les milliards promis ne sont jamais arrivés et  de nombreux établissement de l’Enseignement supérieur sont aujourd’hui en déficit tandis que les organismes de recherche sont démantelés. Nous n’oublierons pas !

Vous avez promis de « préserver l’excellence de notre système de santé » et d’«améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé ». Vous avez fait fermer des hôpitaux et des maternités, créé des déserts médicaux dans de nombreuses régions, supprimé des dizaines de milliers de postes de personnels de santé et détérioré gravement l’accès aux soins de millions de français. Nous n’oublierons pas !

Vous vous êtes engagé à « veiller rigoureusement à l’indépendance de la justice » : les nombreuses affaires en cours montrent crument l’exercice d’un pouvoir qui tend à privatiser la justice au service d’intérêts financiers, personnels ou politiques, et qui contrevient gravement au principe d’indépendance dont votre fonction vous fait pourtant le garant. Vos gouvernements successifs ont enfreint sous votre autorité l’Article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui dispose que la loi « doit être la même pour tous ».Nous n’oublierons pas !

Votre politique a ainsi ébranlé les trois socles de la République française : la Sécurité sociale, l’École et la Justice. Nous n’oublierons pas !

Au chapitre des Droits de l’Homme vous aviez promis à vos compatriotes de « franchir de nouvelles étapes dans la préservation et la conquête des libertés ». Les seules étapes que vous avez fait franchir à la société française constituent une inadmissible régression des Droits de l’Homme : votre politique sécuritaire et d’immigration, en flattant les idéologies d’extrême droite et en avivant les haines comme les peurs, a porté non seulement atteinte dans son application aux libertés démocratiques fondamentales, mais aussi aux principes intangibles des grands textes fondateurs de notre histoire, et que votre volonté politique a travaillé à déconstruire et à mettre en péril : La Déclaration de Droits de l’homme et du citoyen, la loi de 1905, les valeurs issues du Conseil National de la Résistance. Nous n’oublierons pas !

Sous votre présidence plusieurs ministres condamnés ou mis en cause dans des procédures ou des informations judiciaires, ont continué impunément à exercer leurs fonctions alors que dans toute démocratie digne de ce nom ils auraient dû se mettre en retrait. Vous avez ainsi contribué à l’abaissement moral de la politique en la soumettant, soit à une idéologie condamnable, soit aux intérêts d’une oligarchie financière et d’un clan. Nous n’oublierons pas !

Aveuglé par votre hyperprésidence et votre conduite autoritaire des affaires de l’Etat, vous avez dévalorisé le rôle du gouvernement et du Parlement. En refusant obstinément de vous mettre à l’écoute des citoyens, en méprisant les associations et les organisations syndicales, vous avez délité les liens sociaux et provoqué une crise démocratique et institutionnelle sans précédent dont vous portez l’entière responsabilité. Responsabilité encore aggravée par le choix de la provoquer en une période de grave crise économique et financière, crise que vous exploitez et que votre politique alimente en choisissant d’accabler les plus pauvres et en ne cessant d’enrichir la classe des Français les plus aisés. En cinq années d’exercice de votre pouvoir, vos gouvernements ont considérablement aggravé les inégalités sociales. Nous n’oublierons pas !

Enfin, vous avez adopté à de multiples reprises un comportement public et fait des choix politiques qui ont rabaissé la fonction présidentielle ainsi que l’image, la culture et les valeurs de la France en Europe et dans le monde. Nous n’oublierons pas !

Pour toutes ces raisons, en allant voter les 22 avril et 6 mai prochains, nous n’oublierons pas que vous avez brisé le contrat social et politique qui vous unissait à nous. Vous avez perdu toute crédibilité et nous vous faisons savoir que vous n’avez plus notre confiance. Adieux !

 Il est temps, Monsieur le Président, que vous redeveniez un citoyen et un justiciable ordinaire.

Source : Da-esterel.fr / Vendredi 4 mai 2012      

 

 

La zone euro au bord de l’implosion ?

  « Dans un article fondamental publié avant hier dans le Financial Times, Martin Wolf décrit la situation sans ambages : « La zone euro, telle qu’elle a été conçue, a échoué. » Paul Krugman renchérit à la suite de Wolf, utilisant la métaphore glaçante d’un cœur de centrale nucléaire : « Selon moi, le niveau d’eau a tellement baissé que les barres de combustible sont à sec. Nous sommes entrés dans une zone de fusion. »

Et la grande cata : Les banques françaises détiennent  56 mlds  d’euros de papier grec dans leurs comptes (Bloomberg) -06/06/11-

 

Irresponsabilité illimitée

La crise financière et économique a été provoquée par l’irresponsabilité des banquiers centraux qui ont imprimé de la fausse monnaie par centaines de milliards de dollars, d’euros et autres monnaies, comme par l’irresponsabilité des Etats qui ont organisé un endettement mortel pour les finances publiques. Tout cela pour créer et entretenir les bulles boursière et obligataire au delà de toute mesure, tout en relançant l’inflation, dont les uns et les autres espéraient naïvement qu’elles parviendraient à éviter les faillites bancaires en chaine d’établissements financiers bourrés d’actifs toxiques et le défaut des Etats, tous surendettés au maximum, comme à masquer la récession occidentale rampante. Il fallait bien que l’ajustement inévitable suite à ces dérives se produise un jour et soit sanglant. La question en suspend était jusqu’il y a quelques temps de savoir ce qui ferait s’effondrer cette intenable mécanique. C’est alors que sont intervenus les révoltes arabes (un événement plutôt positif pour les peuples de cette région asservis et paupérisés) puis le tsunami japonais sonnant ainsi la fin de la partie de poker menteur dans laquelle les irresponsables qui nous gouvernent s’étaient engagés. Si la déstabilisation de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient et le désastre au Japon n’était pas intervenus, un autre événement se serait nécessairement produit avec des effets similaires. Cela fait des mois que nous mettons en garde nos clients et correspondants contre le risque d’effondrement de la pyramide d’endettement occidentale et que nous sommes heureusement sortis de tous les marchés d’actions et d’obligations pour n’acheter que l’or et l’argent-métal principalement. Si les centrales nucléaires japonaises explosent, ce sera le krach boursier et obligataire qui affectera surtout le Japon bien sûr mais aussi les USA dont la monnaie de papier est proche de s’effondrer. Quant à l’or et à l’argent-métal, qui ont aussi baissé depuis deux jours suite aux ventes de ceux qui doivent reconstituer du cash pour couvrir leurs pertes sur les marchés financiers, ils peuvent certes aller plus bas mais ils se reprendront vite lorsqu’ils apparaitront finalement comme les seuls actifs dont la possession constitue une assurance anti-crise. Les niveaux de support à 1.360 USD l’once sur l’or et à 31 USD l’once sur l’argent-métal (qui sont encore éloignés) devraient tenir. Il est vraisemblable que la plupart des Etats sortiront du nucléaire pour revenir au pétrole, ce qui pourrait constituer une décision de bon sens compte tenu des risques que fait courir l’atome, mais entrainera à terme une hausse vertigineuse des cours du pétrole et donc la crise énergétique globale de nature à provoquer une dépression économique majeure. D’autant que, pendant que le monde a les yeux fixés sur le Japon, l’Arabie saoudite -avec évidemment l’accord des USA- a illégalement envahi Bahreïn et Israël a tout aussi illégalement étendu ses colonies en Palestine pendant que Kadhafi liquide les insurgés libyens, ce qui permet de penser que le risque d’une guerre régionale alimentée par l’hostilité entre chiites et sunnites se précise. Bref, tout se complique et s’aggrave.

Forum monétaire de Genève

Vers la Grande Dépression ?

La coordination des politiques européennes enfin réalisée, et c’est pour le pire Messieurs Dames !

 (...)

 L’annonce du plan européen « de stabilisation » à 750 milliards d’euros a été suivie à quelques jours de distance, mais dans un mouvement visiblement coordonné, par une rafale d’annonces de plans de rigueur nationaux - et les marchés ont bien eu tout ce qu’ils voulaient.

 Il se pourrait pourtant que cette victoire apparente ne résiste pas au moyen terme, et pour les mêmes raisons qui vouent le plan grec à l’échec, donc les investisseurs à la déconfiture finale, mais le tout à la puissance dix. Car la Grèce ne pèse jamais que 2,5% de PIB européen (et sa dette publique 3,8% du total de la zone euro).

Or, mettre non pas 2,5% du PIB européen en carafe mais quelque chose comme un bon tiers, si l’on fait déjà la liste des pays ayant annoncé de grands freinages (Portugal, Espagne, Italie, Irlande, France, bientôt Royaume-Uni), promet des effets de ralentissement d’une tout autre ampleur. On en a longtemps appelé à grands cris à la coordination des politiques européennes : la voilà enfin réalisée - mais pour le pire.

Et pour des ordres de grandeur jamais vus depuis que l’euro existe (et même bien avant). Car les ajustements budgétaires rendus impérieux par la pression des marchés financiers visent la demi-douzaine de points de PIB en moyenne, quand ça n’est pas davantage, par exemple en Grèce, en Irlande, en Espagne... ou au Royaume-Uni.

Certes, ce dernier n’appartient pas à la zone euro ; certes, le gouvernement Cameron n’a encore formellement rien annoncé. Mais les effets d’interaction passent par le commerce intra-européen et ne s’arrêtent pas aux frontières de la zone euro - et le Royaume-Uni ne pèse pas peu dans cette affaire.

C’est donc une gigantesque synergie négative qui est en train de se mettre en place à l’échelle européenne, chacun contribuant à créer pour les autres un effet dépressionnaire supplémentaire et tous s’entraînant mutuellement dans la pente.

Pas besoin d’être prophète pour annoncer que ce ralentissement organisé, d’une extension et d’une intensité inouïes dans l’histoire européenne, va avoir des conséquences récessionnistes comme on n’en a jamais vues. Comme toujours, il va falloir du temps pour qu’elles se matérialisent pleinement - le pire des effets peut être attendu à partir d’un horizon de deux ans, et entre-temps ce sera une longue et irrésistible descente....

Sources :  Frédéric Lordon - jeudi 20 

Les oligarques et les peuples

La violence des oligarques contre les peuples

 « Depuis le début de la grande crise, rien n’a été fait pour empêcher les financiers de spéculer », et pire encore, c’est aujourd’hui « avec l’argent versé par les Etats pour les renflouer que les mêmes spéculateurs s’en prennent aux Etats » constate Bertrand Renouvin, qui dénonce un « scandale majeur » : les peuples « vont payer la facture. Ils vont même payer toutes les factures : celle de la spéculation financière, celle du libre-échange, principale cause de la crise, celle du traité de Lisbonne, qui interdit l’aide de la Banque centrale européenne aux Etats, celle de la confusion croissante des organes de l’Union européenne. »

Face à la crise de la monnaie unique, les oligarques de tous les pays concernés, leurs experts et les chroniqueurs accrédités de la presse écrite et radiotélévisée ont tous tenu le même discours et lancé les mêmes mots d’ordre. L’abondance et la cohérence des messages impressionnent. Leur contenu est scandaleux.

Les oligarques dénoncent les grandes banques américaines et deux fonds de pension américains qui spéculent sur les emprunts d’Etat grecs et risquent de déstabiliser la zone euro. Mais c’est avouer que, depuis le début de la grande crise, rien n’a été fait pour empêcher les financiers de spéculer. L’an dernier, la rapacité des banquiers avait failli emporter tout le système. Cette année, c’est avec l’argent versé par les Etats pour les renflouer que les mêmes spéculateurs s’en prennent aux Etats : après la Grèce, ils visent le Portugal, l’Espagne, l’Italie... Pendant un an, les gloires du G 20 ont tenté d’abuser les peuples par de belles promesses sur la moralisation du capitalisme, ce qui n’empêche pas la banque suisse UBS de verser deux milliards d’euros de bonus pour 2009 alors qu’elle est déficitaire. Ils n’ont rien fait. Ni pour changer le système, ni même pour le réguler quelque peu. Et ce sont les peuples américain et européens qui vont, une fois de plus, payer les dégâts provoqués par le laxisme et la complaisance des maîtres. Premier scandale.

Saisis d’angoisse à l’idée que la zone euro pouvait éclater sous la pression des « marchés », les oligarques ont lancé leur contre-attaque verbale. Thème commun : l’Europe doit montrer sa solidarité, afin que « les marchés » soient rassurés. Terrible aveu : ce sont « les marchés » (les banques, les fonds de pension qui spéculent à mort) qui commandent aux Etats et aux divers organes de l’Union européenne : Eurogroupe, Banque centrale européenne, Commission européenne, Conseil européen. Pour Monsieur Sarkozy, pour Madame Merkel, pour Monsieur Barroso, pour Monsieur Van Rompuy, le problème est d’envoyer aux « marchés » un « signal fort » - suffisamment fort pour qu’ils se calment. Ce signal, c’est la mise au point de programmes d’austérité qui seront appliqués avec une froide brutalité aux peuples de la zone euro. D’où un deuxième scandale que personne, à ma connaissance, n’a jusqu’à présent dénoncé :

Le peuple grec a porté au pouvoir les socialistes. Leur chef, Georges Papandreou, avait présenté un programme de gouvernement qui comportait des mesures de réduction de la dette publique et du déficit budgétaire, c’est vrai : mais le chef du Pasok avait aussi promis que son gouvernement prendrait « des décisions difficiles, non pas contre les salariés et les retraités, mais contre les grands intérêts » [1] . En majorité, les Grecs ont voté pour ce programme de centre gauche. Ils auraient pu aussi bien choisir l’abstention puisque la volonté exprimée au suffrage universel n’a pas été prise une seconde en considération : c’est un programme ultralibéral, impitoyable pour les salariés et les retraités, qui va être mis en application. Ceci par décision arbitraire de Georges Papandreou, qui a devancé les désirs des eurocrates. Qu’on ne dise pas que le chef socialiste n’avait pas le choix : la sortie de l’euro, ou la menace d’une telle décision, lui aurait donné la possibilité de négocier avec Bruxelles une aide effective et immédiate.

Troisième scandale, mineur, provoqué par la propagande imbécile qui a précédé la réunion en urgence, le 11 février, du Conseil européen : confrontés à l’échec de la prétendue « monnaie unique », enfin reconnu dans maints articles, les oligarques de Paris et de Bruxelles, relayés par leurs commis de la grande presse, ont réclamé un « gouvernement économique » européen. Il s’agit d’une ânerie naguère proférée par Jacques Delors : gouverner est un acte politique qui ne peut pas conduire à séparer le domaine économique des enjeux sociaux, monétaires, culturels. Or un gouvernement européen impliquerait une constitution fédérale qui réduirait à peu de choses les souverainetés nationales. Le traité de Lisbonne ne permet pas cette « fédéralisation » (le mot a été employé ces jours derniers) ce qui signifie qu’il faudrait négocier, rédiger et faire adopter une « Constitution européenne ». Cela prendrait des années et il faudrait que les peuples soient consultés par référendum, sinon le déni de démocratie serait trop patent. Bien entendu, on ne fera rien, de peur de désaveux encore plus cinglant. Donc on disserte à vide, pour sauver la façade idéologique d’une construction européenne ébranlée dans ses fondements. Mais il fallait bien préparer les formidables décisions qui devaient résulter de la réunion bruxelloise du 11 février. Un envoyé spécial annonça même qu’un directoire était en train de se mettre en place ! Un directoire prêt à « voler au secours de la Grèce » selon l’expression cent fois entendue au cours de cette journée qui promettait d’être historique.

Il y eut en effet proclamation solennelle du résultat de plusieurs jours d’agitation : décision est prise de ne rien faire. Des « mesures déterminées et coordonnées » seront prises « si nécessaire » mais, contrairement à ce que l’on avait cru comprendre, il n’y a pas urgence parce que Madame Merkel s’est opposée à un soutien rapide de la Grèce pour des raisons juridiques et par principe si l’on en croit le « Guardian ». Le Premier ministre grec n’a demandé « aucun soutien financier » mais il s’est engagé à durcir son programme sous la surveillance de la Commission européenne. La mise en tutelle de l’Etat grec se fera par voie de « recommandations » de la Commission qui agira en liaison avec la BCE et « en s’appuyant sur l’expertise technique du FMI ». Cela signifie qu’on appliquera les techniques du FMI sans l’intervention directe du FMI : les fonctionnaires, les salariés, les retraités grecs vont être pressurés et la même opération punitive se prépare au Portugal et en Espagne.

Tel est le scandale  majeur : les peuples, je l’ai dit, vont payer la facture. Ils vont même payer toutes les factures : celle de la spéculation financière, celle du libre-échange, principale cause de la crise, celle du traité de Lisbonne, qui interdit l’aide de la Banque centrale européenne aux Etats, celle de la confusion croissante des organes de l’Union européenne.

Pas d’autre solution que la mobilisation populaire et le blocage, dans la rue, du train de mesures criminelles que des gouvernements qui ont violé leurs engagements démocratiques se préparent à imposer.

Bertrand Renouvin

12 février 2010

 

Les banques contre nous ?

Les banques ont parié contre nous tous

 Pendant la bulle financière, Goldman Sachs ainsi que d’autres établissements du secteur ont créé des produits financiers sophistiqués, adossés à des créances hypothécaires, les ont vendus à leurs clients, puis ces firmes ont parié à la baisse sur ces investissements. Ces pratiques, détaillées par Gretchen Morgenson et Louise Story dans un article publié par le Times, ont permis à Wall Street de s’enrichir grassement pendant que ses clients s’enfonçaient. Elles ont aussi amplifié la crise financière, en provoquant une diffusion des pertes quasi généralisée.Ces opérations font désormais l’objet de plusieurs enquêtes menées par le gouvernement et par le privé. Il pourrait s’avérer que tout ou partie de ces produits et ces pratiques n’étaient pas illégales, en partie parce que les produits dérivés, qui étaient au cœur de ces transactions, ont été largement déréglementés depuis l’an 2000.

Ces faits sont scandaleux à plus d’un titre. Malgré les promesses de mettre un frein aux excès, les lois réformant la finance ne seront pas soumises au Parlement avant plusieurs mois. La Chambre a voté un texte qui imposerait des contrôles sur les produits dérivés, mais on ignore encore s’il mettra fin à cette pratique. Le Sénat n’a pas encore rédigé de projet de loi. Et ni la Maison Blanche ni le Capitole n’ont traité de façon adéquate la grande question de savoir comment enrayer les opérations de négoce à haut risque que les banques réalisent à leur compte, et qui ont créé des conflits d’intérêt avec leurs clients et mis en danger l’économie dans son ensemble.

Pendant ce temps, Wall Street continue de défendre des pratiques qui nous apparaissent comme étant de la spéculation financière de bas étage. Si l’on en croit les explications fournies par les génies de la finance, prendre un pari contre un de ses clients ne serait que l’une des nombreuses techniques permettant de se prémunir prudemment contre des pertes.

L’article du Times souligne que le volume inhabituellement élevé des paris à la baisse pris par Goldman et d’autres ne relevaient pas fondamentalement de positions défensives. Selon les experts du secteur interrogés, ces paris mettaient les intérêts des entreprises « manifestement en contradiction avec les intérêts de leurs clients. » Goldman explique que ses clients savaient que la banque pouvait parier contre eux. Mais est-ce une excuse pour prendre ces positions ? Quels étaient les objectifs de ces pratiques, à part se remplir les poches ?

Les données dont on dispose n’ont pas permis de répondre à une autre question : Goldman, ainsi que d’autres entreprises, ont-elles créé des titres qui étaient voués à l’échec, afin d’augmenter leurs chances que les paris à la baisse pris contre leurs clients seraient un investissement rentable ? Certains de ces titres étaient tellement fragiles qu’ils ont perdu de l’argent quelques mois seulement après avoir été émis.

Pour être exhaustives, les enquêtes sur ces questions et d’autres, devraient remonter jusqu’au ministère du Trésor de l’administration Obama. L’un des émetteurs les plus déterminés de ces investissements discutables était une entreprise nommée Tricadia, dont la société mère a été supervisée par Lewis Sachs, qui est aujourd’hui conseiller principal auprès du Secrétaire au Trésor Timothy Geithner.

Ces pratiques déplaisantes et dangereuses, telles que celles d’entreprises qui parient contre leurs clients, doivent faire l’objet d’investigations approfondies. Elles ne prendront pas fin avant que le Congrès n’adopte d’ambitieuses réformes financières.

Editorial du New York Times, 28 décembre 2009

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