republication de l'article rédigé en septembre 2006 et publié sur ce Blog !
EL NINO A NOS PORTES : VERS DES ANNEES DE
GRANDE SECHERESSE !
Maroc : La sécheresse s'installe en force dans le pays :
probablement jusqu'à 2010 ! Le cycle El Nino, facteur de perturbations graves pour l'agriculture et les matières
pemières, s'annonce particulièrement violent. Et avec l'apparition des signes précurseurs de ce phénomène météorologique, le Maroc devrait s'attendre à une année de grande
sécheresse.En effet, El Nino, cet événement d'ampleur mondiale qui frappe par sa soudaineté et son ampleur exceptionnel et qui s'impose au
large des côtes péruviennes dans le Pacifique Sud, est actuellement en cours de constitution. Et les signes avant-coureurs et annonciateurs de ce fait exceptionnel sont là pour corroborer les
indications des bulletins d'alerte des spécialistes de la météorologie. Ces signes se traduisent d'abord par une montée forte de la température de la surface marine du Pacifique Oriental qui
s'étale des côtes du Pérou jusqu'aux côtes australiennes. Et la montée de chaleur de cette étendue marine a une incidence directe sur la circulation des flux d'air frais de la statosphère : Elle
provoque une inversion de courants. De ce renversement découle un cycle de sécheresse qui risque de durer jusqu'à 4 années et couvrant l'Australie, l'Asie du Sud-Est, l'Indonésie, l'Inde,
l'Afrique du Sud, le Sud de l'Espagne, le
Maroc et l'Afique de l'Ouest. Parallélement à l'effet de sécheresse, ce phénomène entraîne des inondations
catastrophiques en Amérique du Sud, en Chine et dans sa phase ultime en Inde. Pour le Maroc, les épisodes El Nino ont souvent coincidé
avec les années de forte sécheresse*, parfois décalées d'une ou deux saisons .
Et nous insistons sur le fait de l'existence d'une relation de cause à effet entre El Nino et la sécheresse dans le Royaume Chérifien et ce, en dépit des réticences de
certains "experts " en la matière * signifiant dans le cadre de cette étude
des précipitations mal réparties et particulièrement faibles par rapport à la moyenne normale des saisons pluvieuses. Medisma