Encore un bouton dans la gorge de l’opinion publique française : Le plan
de stock-options, décidé lors du Conseil d'administration de la Société générale du 9 mars dernier et annoncé mercredi, avait provoqué un tollé général. Ce plan prévoyait que le président du
groupe, Daniel Bouton, se voie attribuer 70 000 stock-options, le directeur général, Frédéric Oudéa, 150 000 et les deux directeurs généraux délégués 50 000 chacun.
La polémique ne cessait d'enfler depuis : «Quand il y a un plan social ou des aides publiques, les bonus, les plans de stock-options, les rémunérations exceptionnelles ne sont pas admissibles», avait notamment réagi vendredi le président français, Nicolas Sarkozy, depuis Bruxelles, où il participait au Conseil européen.
La banque privée a en effet été recapitalisée par l'État dans le cadre du plan de sauvetage de l'automne dernier. Sur injonction de l'État, ses dirigeants s'étaient alors engagés à ne pas s'attribuer de bonus sur les résultats 2008.
Qu’importe leur engagement : A la place des bonus il y a pardi des « stocks d’options » pour s’empiffrer !
Mais le tollé général a fait reculer ces managers de la Société générale qui
s’engagent à ne pas exercer leurs stock-options tant que la banque sera aidée par l'État.
Insuffisant, leur réplique Christine Lagarde lors de l’émission ‘Grand rendez-vous’ sur Europe 1.
"Il serait grand temps que Société générale rime un peu plus avec intérêt général", a lâché la ministre de l'Economie et des Fiances. Elle leur a demandé d’aller plus loin et de renoncer carrément à l'attribution de ces options. "Cela me paraît en l'état actuel des choses un geste responsable. On a changé d'époque, il faut à l'évidence changer de comportement", a-t-elle jugé.