POUR UN CHAMBOULEMENT DE LA MEDIOCRITE

Quand je me demande pourquoi telle organisation a si bien réussi, je me dis tout simplement que la réponse réside dans la qualité du patron et de son équipe. Et les exemples ne manquent pas. Il a suffi d'un changement des hommes de commande à la tête d'une telle institution et l'instauration d'un management entrepreneurial approprié, pour qu'en une seule année l'organisation retrouve tout son aura. En effet, la réussite d'une organisation se confond souvent avec celle d'un homme et de son équipe.
Les hommes sont en effet importants, et particulièrement dans le secteur de l'enseignement où il n'y a guère d'usines, mais seulement des cerveaux.
Nombre d'institutions sont aujourd'hui montrées du doigt pour leur manque d'efficacité, leur extrême lourdeur, leur immobilisme, leur laxisme et où la logique sociale a pris le pas sur l'excellence scientifique. Ce qui aboutit souvent à conforter des situations acquises, plus qu'à privilégier la performance. De telles organisations, vivant désormais dans une tranquille béatitude plus ou moins égalitaire quoique fourmillant intérieurement de clans et de rivalités ouvertes, constituent des centres de médiocrité et de conservatisme fâcheux et manquant profondément de vision rationnelle. Pour de telles institutions, un changement profond des hommes et des structures s'impose avec acuité.
Quant aux clefs du succès, ils résident exclusivement dans le rôle crucial du nouveau dirigeant, dans la force d'une nouvelle équipe et dans le pragmatisme d'une gestion entrepreneuriale efficace à mettre en oeuvre. C'est ce que j'appelle le "management first".
MEDISMA